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Bienvenue dans mon univers littéraireUn univers peuplé d'autres passions...
November 08 Isadora Duncan au Musée Bourdelle par Nicole Salez,http://www.toutpourlesfemmes.com
Du 20 novembre 2009 au 15 mars 2010, se tient au musée Bourdelle , à Paris, " Isadora Duncan, une sculpture vivante", une ambitieuse exposition consacrée à la danseuse, une des sources majeures d’inspiration d’Antoine Bourdelle (1861-1927), comme l’atteste la multitude de dessins conservés au musée qui la représentent. Première exposition dédiée à cette grande figure de la danse, depuis une modeste présentation au musée en 1966, elle portera l’accent sur ses années passées en France et s’articulera en quatre chapitres : la vie tumultueuse et la carrière de cette femme prodigieusement libre et moderne, son art, son goût pour l’antique partagé par nombre de ses contemporains ; et enfin, les relations nouées par elle et Antoine Bourdelle. Cette exposition réunit pour la première fois depuis les années soixante, peintures, sculptures, dessins, photographies, ainsi que des documents divers. Musée BourdelleDans les jardins et les ateliers ou Antoine Bourdelle (1861-1929) a vécu et travaillé, le musée Bourdelle abrite un ensemble exceptionnel de plâtres, de bronzes et de marbres de celui qui fut le praticien de Rodin, le maître de Giacometti, de Germaine Richier et de Vieira da Silva. L’extension réalisée en 1992 par Christian de Portzamparc donne toute sa dimension à l’œuvre du sculpteur. Depuis 2004, le musée accueille la création contemporaine : "Luciano Fabro Musée Bourdelle Convivio" ; Claude Rutault "les toiles et l’archer" ; Didier Vermeiren "Solides Géométriques, Vues d’atelier " ; "Felice Varini au 18, rue Antoine Bourdelle" ; "Laurent Pariente" ; "Sarkis Inclinaison" ; Alain Séchas "Rêve brisé" ; Gloria Friedmann "Lune rousse".
November 06 Le Prix Mac Orlan 2009 décerné à Bernard GiraudeauRessembler ou ne pas ressembler au romancier ? Essentiel pour réussir...Rédigé par Cecile Mazin, le mercredi 04 novembre« Créé en 2005, le Prix Pierre Mac Orlan distingue chaque année des ouvrages de langue française – romans, récits ou recueils de nouvelles – qui s’inscrivent dans l’univers de Pierre Mac Orlan et qui font large place à l’aventure et l’imaginaire. » Bon, ça, c'est la théorie.En pratique, c'est un peu la même chose, mais avec une récompense qui a été rendue ce mercredi 4 novembre par un jury sous la haute présidence de Pierre Bergé. Ainsi, c'est Bernard Giraudeau qui a été récompensé avec Cher Amour, publié aux Éditions Métailié en mai 2009. Le petit Bernard recevra une dotation de 5000 € pour accompagner son prix. Et inutile de vous tracasser, le livre n'est manifestement pas disponible en version numérique. Combien d'ouvrages consomment les lecteurs de ActuaLitté ?Alors, dans quelle tranche vous situez-vous ?Rédigé par Nicolas Gary, le vendredi 06 novembre 2009Nous avions effectué un petit sondage la semaine passée pour évaluer un peu le potentiel de lecturabilité de nos visiteurs, histoire d'en savoir un peu plus sur vous, sur nous, sur notre relation... et sur celle que vous entretenez avec les livres.Bon, évidemment, nous sommes encore loin des sondages Ipsos en termes de réponses puisque 103 personnes ont pris part au vote. N'empêche que, pour la signification qu'on lui accorde, il est assez intéressant de remarquer qu'en moyenne, nos lecteurs dévorent quatre livres par mois, soit 33 % des répondants. Il y a ensuite les petits voraces, qui à 27 % consomment trois livres mensuellement et les (dé)raisonnables, qui à 26 % en bouquineront en engloutissant entre cinq et six ouvrages. Un petit groupe d'irréductibles reste à une consommation de un voire deux quand il a beaucoup plu, à 12 %. Chose étonnante, nous n'avons pas recueilli une seule réponse pour moins de un livre... Ups, j'ai oublié de répondre au questionnaire... Bon, je recommence tout juste à lire et j'en suis pauvrement à un à deux livres par mois... Oui, je sais, ce n'est pas très brillant !!! lol ! November 05 Michel Onfray invité de la Grande Librairie ce soir sur France 5 Comme Michel Onfray est l'un des invités de l'émission phare de la semaine sur France 5 et que François Busnel emploie régulièrement le mot "hédonisme" à son encontre, je ne résiste pas à mettre ici la définition de ce mot, issu de Wikipédia : "Hédonisme comme pensée philosophiqueLes plaisirs de l'existence, multiples, varient selon les individus
et selon leur éducation. Les penseurs hédonistes ont orienté leur vie
en fonction de leurs dispositions propres, mais on retrouve des thèmes
communs : l'amitié (thème cher à Épicure), la tendresse, la sexualité libre, les plaisirs de la table, la conversation, une vie constituée dans la recherche constante des plaisirs (cf. Le Gorgias de Platon), un corps en bonne santé. On peut aussi trouver la noblesse d'âme, le savoir et les sciences en général, la lecture, la pratique des arts et des exercices physiques, le bien social... Ainsi, il n'y a pas d'hédonisme sans discipline personnelle, sans ascèse, sans connaissance de soi, du monde et des autres. Les fondations directes d'une philosophie hédoniste sont la curiosité et le goût pour l'existence d'une part, et d'autre part l'autonomie de pensée (et non la croyance), le savoir et l'expérience du réel (au lieu de la foi). La pensée hédoniste a été fermement combattue par les régimes autoritaires (qu'ils soient religieux, philosophiques ou politiques). Beaucoup de philosophes hédonistes, ou ayant une conception qui s'en rapprochait, ont tenu des postures athées ou agnostiques (Épicure), matérialistes (Démocrite), voire anarchiste (Michel Onfray, revendiquant la société socialiste libertaire comme la modalité politique de l'hédonisme). D'après Michel Onfray, l'hédonisme se résume par cette maxime de Chamfort : « Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà, je crois, toute la morale »." Attention, France 5 consacre une grande partie de sa soirée jusqu'à 22h40 à Claude Levi-Strauss... donc, à ne pas rater ! November 04 Prix Médicis 2009L’écrivain canadien d’origine haïtienne Dany Laferrière a reçu mercredi 4 novembre le Prix Médicis pour L’énigme du retour (Grasset). Dany Laferrière a été récompensé au premier tour de scrutin par quatre voix contre une à Alain Blottière pour Le tombeau de Tommy. Le prix Médicis du roman étranger a été attribué à Dave Eggers pour Le grand quoi (Gallimard) et le Médicis Essais a récompensé Alain Ferry pour Mémoire d’un fou d’Emma (Seuil). (http://www.prix-litteraires.net) Prix décembre 2009 à La vérité sur Marie de JP ToussaintRédigé par Nicolas Gary, http://www.actualitte.comC'est avec un petit chèque de 30.000 € que Jean-Philippe Toussaint, publié chez Minuit repart aujourd'hui puisqu'il est désormais lauréat du prix Décembre, remis ce matin. Le prix récompense son roman La vérité sur Marie, qui nous avait particulièrement marqués. (BibliObs) « Les
personnages sont portés par des événements extérieurs, des impressions,
des pulsions, des attirances. Le monde réel ne les concerne pas. Et
quand ils voient des travailleurs entrer dans leur champ de vision, ici
des urgentistes essayant de ranimer l’amant en pâmoison, on dirait des martiens. » Malheureux au jeu du Goncourt, remporté par Marie N'Diaye, finalement, JP sera vengé par un prix Décembre, mais qui résonne avec les accents de la polémique déclenchée autour du Goncourt. Que ce soit chez Livres Hebdo, où l'on évoque la frustration de Bernard Pivot (« Cela s’est passé en deux minutes trente, c’est un peu rapide ») ou encore celle de Patrick Rambaud, qui nous gratifie d'un joli calembour, « Moi, je croyais que c’était le week-end de la Toussaint », reste que JP Toussaint n'a peut-être simplement pas fait le bon choix dans sa maison d'édition pour obtenir finalement le Goncourt. Bon, d'accord, nous étions plutôt orientés, comme Jorge Semprun, vers Delphine de Vigan, mais n'allez pas nous taxer de pro-Hachette pour autant. Non, les quelques réflexions que la situation inspire à Pierre Assouline sont bien plus impertinentes. Car si Marie N'Diaye est la première femme depuis 11 ans à obtenir ce maudit Goncourt - pour 10 € de dotation, ne l'oublions pas... - il faut rappeler avec Passou qu'elle officiait voilà quelque temps encore chez Minuit, l'éditeur justement de Toussaint, avant de passer chez Gallimard. La petite histoire de l'éditeur qui fait la sortie des lycées pour faire signer un contrat d'édition laisse rêveur, mais voilà : femme peut-être, mais publiée chez Gallimard avant tout. (profitez du lien, on y découvre avec plaisir le menu des Académiciens Goncourt...) Finalement, que M. Toussaint s'enorgueillissent d'être resté chez Minuit, l'éditeur qui laisse des petites étoiles dans les yeux et sur ses couvertures, et que l'on abandonne les prix entendus : « Minuit sonne toujours autrement qu'une autre heure. » (Xavier Forneret) Une citation... d'ouverture !Reste devant la porte si tu veux qu'on te l'ouvre. Rien n'est fermé jamais, sinon à tes propres yeux. [ Farid Al-Din 'Attar ] Extrait de Langage des oiseaux November 03 Bande dessinée au musée de la Première Guerre mondialeOn peut difficilement faire
l’impasse sur la belle initiative de l’Historial de Péronne qui
consacre son année culturelle 2009 à la bande dessinée. On
avait eu le droit à une magnifique exposition sur l’œuvre de Tardi (14
mai – 23 août) et cette fin d’année s’avère tout aussi prolifique,
puisque depuis le 18 septembre se tiennent deux nouvelles expositions à
couper le souffle.
Mobilisation Générale ! 14-18 dans la bande dessinée Les quelques cent quarante planches originales exposées permettent une mise en perspective du travail des dessinateurs autour de la Grande Guerre. Des patriotiques Pieds Nickelés et Bécassine aux travaux d’inspiration pacifiste de Tardi se dessinent l’évolution des regards sur la Première Guerre mondiale. Le neuvième art permet au visiteur de comprendre les grandes inflexions du traitement graphique de la Guerre, en même temps qu’il les illustre. L'exposition est donc ouverte au plus grand nombre. Accessible au jeune public et aux néophytes, elle intéressera sans conteste les amateurs les plus calés en BD. Boucq illustre le Feu de BarbusseLauréat du prix Albert Uderzo en 2006, Boucq s’est investi dans l’illustration d’un des romans les précieux sur cette période. Henri Barbusse a d’ailleurs reçu le prix Goncourt en 1916 pour ce livre – sous-titré Journal d’une escouade – qui décrit l’univers quotidien des Poilus dans le bourbier de cette guerre de tranchée. Sont réunies vingt-trois planches originales qui composent un livre audacieux édité par Inevit. Dynamique dans son approche de la Grande Guerre, mettant à disposition des publics des objets historiques sans cesse renouvelés, l’Historial fait figure d’exemple en la matière. Privilégiant un regard historique et anthropologique plutôt que mémorielle, les expositions proposées sont axées sur une mise en contexte des productions présentées. En plaçant l’homme au cœur de ses préoccupations, l’Historial conçoit des expositions à la fois ludiques et intéressantes. Les amateurs d’histoire et de bande dessinées seront comblés par ces expositions originales. Et l’entrée est libre ! Alors pas de raison de s'en priver. Musée de la Première Guerre mondiale, Château de Péronne, BP 20063, 80201 Péronne cedex. Ouverture tous les jours, dimanches et jours fériés inclus, de 10h à 18h. À noter que le musée est fermé de la mi-décembre à la mi-janvier. Rédigé par Nicolas Ramirez - http://www.actualitte.comLe Prix Renaudot Poche 2009 pour Hubert Haddad On avait appris qu'en parallèle du Renaudot sortirait également le
Renaudot de poche, petite récompense supplémentaire dans ce vaste monde
de prix littéraire. C'est ainsi Hubert Haddad, avec Palestine qui aura été élu pour cette première édition 2009. Rédigé par Clément S. - http://www.actualitte.comClaude Lévi-Strauss, dernier géant de la pensée française, est mort à 100 ans![]() (AFP) – Il y a 5 heures PARIS — L'anthropologue Claude Lévi-Strauss, considéré comme le dernier géant de la pensée française, est décédé vendredi à l'âge de 100 ans et ses obsèques se sont déroulées lundi à Lignerolles (Côte d'Or), a indiqué à l'AFP une source proche de la famille. "M. Lévi-Strauss est décédé vendredi. La famille tenait à des obsèques dans l'intimité. Elle a décidé de décaler l'annonce du décès, car elle craignait d'être débordée par la médiatisation du décès et des obsèques", a-t-on précisé de même source. Philippe Descola, qui lui a succédé à la tête du laboratoire d'anthropologie sociale au Collège de France, a confirmé que "Claude Lévi-Strauss a été enterré à Lignerolles, dans le Morvan, où il possédait une propriété". "Il y a deux ans, il s'était cassé le col du fémur, il était depuis très fatigué, il est mort de grand âge", a précisé M. Descola, qui a indiqué avoir été tenu informé par la famille de l'anthropologue. Né à Bruxelles en 1908, Claude Lévi-Strauss a changé notre perception du monde en jetant les bases de l'anthropologie moderne et influencé des générations de chercheurs. Son autobiographie intellectuelle, "Tristes tropiques", paru en 1955, est considérée comme l'un des grands livres du XXe siècle. Dans un communiqué, le président Nicolas Sarkozy a salué en Claude Lévi-Strauss "l'un des plus grands ethnologues de tous les temps", créateur "de l'anthropologie moderne" et "humaniste infatigable". Pour le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, il "nous a enseigné une nouvelle grammaire du regard et nous a appris à +regarder, écouter, voir+ autrement". Professeur au Collège de France de 1959 à 1982, Claude Lévi-Strauss est le premier anthropologue élu à l'Académie française en mai 1973, au fauteuil d'Henri de Montherlant. L'Académie française a indiqué qu'elle lui rendra jeudi un hommage privé, lors de sa séance hebdomadaire. Claude Lévi-Strauss avait fêté ses 100 ans le 28 novembre 2008. Il a proposé une appréhension nouvelle des mécanismes socio-culturels, en appliquant l'analyse structurale aux sciences humaines. "Claude Levi-Strauss mettait l'accent sur le fait qu'il ne fallait pas chercher des ressemblances entre des sociétés, mais comprendre en quoi les sociétés sont différentes des unes des autres. C'est toujours très nouveau. Ca va à l'encontre des habitude de pensées", a souligné Philippe Descola. Né dans une famille de Juifs alsaciens, agrégé de philosophie, Claude Lévi-Strauss a enseigné pendant deux ans en France (Mont-de-Marsan et Laon) avant de rejoindre en 1935 l'université de Sao-Paulo. Au Brésil, il a conduit des missions ethnographiques au Mato Grosso et en Amazonie. De retour en France en 1939, il est mobilisé puis, l'année suivante, révoqué par Vichy en raison de ses origines juives. Réfugié dès 1941 aux Etats-Unis, il enseigne à New York puis devient conseiller culturel en 1946 près l'ambassade de France. Il est nommé en 1949 sous-directeur du Musée de l'Homme à Paris. A partir de 1950, il occupe la chaire des religions comparées des peuples sans écriture à l'Ecoles des Hautes Etudes et, en 1959, celle d'anthropologie sociale au Collège de France. Commandeur de la Légion d'honneur, Claude Lévi-Strauss a publié notamment "Les Structures élémentaires de la parenté" (1949), "Anthropologie structurale" (1958), "la Pensée sauvage" (1962), "Mythologiques" (4 volumes de 1964 à 1971). En juin 2006, il avait reçu un hommage appuyé de Jacques Chirac lors de l'inauguration du musée parisien du Quai Branly dédié aux arts premiers. Claude Lévi-Strauss se rendait encore aux séances hebdomadaires de l'Académie française après cette date. Mais plusieurs chutes l'avaient ensuite contraint à fortement limiter ses déplacements. Son 100è anniversaire avait donné lieu en novembre 2008 à de nombreux hommages. Nicolas Sarkozy lui avait rendu visite à son domicile pour "lui dire la reconnaissance de toute la Nation". L'Elysée avait alors indiqué que Claude Lévi-Strauss avait "dialogué avec le président de la République". L'anthropologue n'avait pas fait d'apparition publique depuis cette date. Copyright © 2009 AFPNovember 02 "Orgueil et préjugés et zombies"![]() de Jane Austen et Seth Grahame-SmithRésumé du livre'Orgueil et préjugés et zombies', c'est la rencontre délirante entre le roman culte de Jane Austen et... des milliers de morts-vivants. Le résultat : un livre qui pour les trois-quarts est du pur Jane Austen, le récit des intrigues matrimoniales qui animent le petit village anglais de Meryton, et notamment la famille Bennet, laquelle a cinq filles à marier ; le quart restant, ce sont les zombies, qui attaquent inlassablement les habitants de ce paisible village. Car, dans cette version azimutée d''Orgueil et préjugés', une terrible calamité s'est abattue sur l'Angleterre : les morts se sont réveillés et en veulent terriblement aux vivants. Non contentes de trouver un mari, les demoiselles Bennet doivent se défendre contre les zombies, autrement dit les 'innommables' ; entre deux tasses de thé chez le châtelain voisin, elles sortent leurs dagues et massacrent allègrement les suppôts de Satan. ![]() par Thomas FlamerionJane Austen, ressuscitée d’entre les morts. Plus qu’une simple private joke, ce remaniement du best-seller de la romancière anglaise désacralise un bon vieux chef-d’oeuvre en chevauchant librement son excellente structure. Car sans les talents de plume de la dame, il n’est point d’intérêt à la copie non conforme. Mais Seth Grahame-Smith déploie plus que de l’audace en envoyant une armée de morts-vivants attaquer le village de Meryton. Il investit le champ lexical et la trame narrative de l’original. Pire, en greffant tel un chirurgien quelques membres faisandés à la sainte famille Bennet, il relègue la chronique sociale et l’ironie sourde au second plan et pousse l’écrivain "régence'" sur un terrain qu’elle avait soigneusement évité : le gothique. Les puristes peuvent s’insurger. C’est bien Jane Austen qu’on assassine. Mais le crime de lèse-majesté ne choque plus personne. Au contraire. Aux Etats-Unis un genre est né, qui se moque de la déférence et puise dans les classiques pour en faire des produits de consommation courants. Hollywood, pour lequel Grahame-Smith écrit régulièrement, rejoue ses vieux scénarios sans vergogne. La littérature ne passera sans doute pas à côté de la mode remake. Mais quand l’opportunisme se double d’irrévérence et d’ingéniosité, le coupable est pardonné, et son forfait adoubé. Et si Seth Grahame-Smith pèche par orgueil, il balaie les préjugés d’un sanglant revers de zombies. Mortel. Les Goncourt sensibles à la puissance des femmes “Je vous salue, Marie !” C’est par cette formule qui n’est
pas de lui, lancée sur le mode vibrant, que Robert Sabatier a accueilli
Marie NDiaye cernée par les caméras à son entrée dans la salle à manger
du premier étage au restaurant Drouant, place Gaillon à Paris, sur le
coup de 13h30. Par un cruel paradoxe (Ils la saluent, Marie ; Patrick “ce n’était pas mon choix” Rambaud ; Jorge Semprun ou la solitude du juré de fond ; “Merci beaucoup, Mme la présidente”, photos Passou)
http://passouline.blog.lemonde.fr November 01 Sur les traces d’Arthur RimbaudVéro, je relaie ici ton info sur cette très belle initiative liant tourisme, découverte de ta région et littérature ! Offre spéciale « Le Dormeur du Val Hôtel + La Bohème
Le prix comprend : - une nuit en chambre Strophe avec petit-déjeuner à l’hôtel Le dormeur du val**** Renseignements et réservations Le théâtre public à la redécouverte des pièces de Tennessee Williams LE MONDE | 31.10.09 Tennessee Williams est de retour, et, avec lui, le grand théâtre américain de l'après- seconde guerre mondiale monte sur les scènes françaises. Cinq productions, pas moins, sont proposées cette saison. La première est celle du collectif new-yorkais du Wooster Group, invité par le Festival d'automne avec Vieux carré, présenté à Strasbourg (du 6 au 14 novembre) avant sa venue à Paris (du 19 au 23). Suivront deux pièces qui commenceront le même soir, vendredi 13 novembre : La Ménagerie de verre, mise en scène par Jacques Nichet au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers, et Soudain l'été dernier, monté par René Loyon à la Tempête. En décembre, les Grenoblois pourront voir La Nuit de l'iguane, créée en mars à Bobigny, dans la mise en scène de Georges Lavaudant (Le Monde du 19 mars). Et enfin L'Odéon-Théâtre de l'Europe annonce pour février 2010 Un tramway nommé Désir, sous la direction de Krzysztof Warlikowski, avec Isabelle Huppert qui jouera Blanche Dubois. A part Vieux carré, toutes ces pièces sont archiconnues, ne serait-ce qu'à travers le cinéma. Elles ont franchi l'Atlantique dès les années 1950, et depuis, elles sont régulièrement jouées. La nouveauté vient de leur profusion, au même moment, et du fait qu'elles sont toutes présentées dans le théâtre public. En partie à tort, Tennessee Williams (1911-1983) conserve en France l'image d'un auteur dramatique réservé à des productions du théâtre privé, avec des stars : c'est Jeanne Moreau jouant La Chatte sur un toit brûlant (1956), Arletty dans La Descente d'Orphée (1959), Edwige Feuillère dans Doux Oiseau de la jeunesse (1971), rôle repris par Claudia Cardinale en 2005. Ou encore Mélanie Thierry dans Baby Doll, à L'Atelier, en février. Cette image est précisément celle qui a conduit Georges Lavaudant à s'intéresser à "l'oiseau", comme l'appelait son ami Gore Vidal. Il avait envie d'aller sur des territoires où il n'était jamais allé : "Laisser Tchekhov et Shakespeare, m'intéresser au théâtre américain, et, dans ce théâtre-là, oublier O'Neill et Arthur Miller pour regarder du côté de Tennessee Williams, que je voyais comme un auteur boulevardier." Georges Lavaudant est ainsi arrivé à La Nuit de l'iguane, un bon cas d'école. La pièce est en effet grevée de toutes les charges qui pèsent sur le théâtre de Tennessee Williams. En 1964, John Huston en a fait un film, avec Richard Burton et Ava Gardner, qui s'inscrit dans la mythologie cinématographique du XXe siècle, comme toutes les grandes pièces de "Ten" portées à l'écran par Elia Kazan (Un tramway nommé Désir, 1951), Joseph L. Mankiewicz (Soudain l'été dernier, 1959) ou Richard Brooks (La Chatte sur un toit brûlant, 1958), et incarnées par Marlon Brando, Vivien Leigh, Paul Newman, Elizabeth Taylor, Katharine Hepburn, Anna Magnani... Même si Tennessee Williams a renié ces films, parce qu'il trouvait que les scénarios dénaturaient ses pièces, l'empreinte reste si forte qu'elle fait écran à la perception de l'oeuvre. La deuxième charge tient au recours, omniprésent et volontairement obsessionnel, à la trilogie psychanalytique de base (certains diraient "de bazar") - inconscient, refoulé, culpabilité -, qui constitue le moteur de l'action et pétrit les personnages. Depuis Tennessee Williams, le théâtre s'est peu à peu débarrassé de la psychologie, dont la tentation paraît aujourd'hui "vieux jeu". Il en va de même pour le style, devenu plus économe de mots, ou en tout cas moins bavard. Pour Georges Lavaudant, ce sont précisément ces limites qui rendent intéressante une plongée dans l'oeuvre de Tennessee Williams aujourd'hui : "Il y a un bonheur du premier degré et un désir de parole touchants. C'est du bon théâtre populaire, avec deux ou trois questions, dont la première parle à tous : comment gérer sa vie ?" Jacques Nichet ne partage pas ce point de vue. Comme Georges Lavaudant, il est venu tardivement à Tennessee Williams, dont il n'aurait jamais pensé qu'il le monterait un jour. Il a eu envie de relire La Ménagerie de verre à cause de la crise économique. "Une autre crise transperce la pièce, celle de 1929 et de ses suites. On y voit une famille monoparentale, avec une mère héroïque qui tente de donner un avenir à ses enfants. La Ménagerie de verre parle de nos peurs. Je la considère comme un texte social, à rapprocher du théâtre d'Horvath. Et je ne la trouve pas verbeuse. Les personnages n'ont que les mots à leur disposition. Ils parlent pour convaincre, se donner des souvenirs et des illusions, se sauver." La Ménagerie de verre est la pièce la plus autobiographique de Tennessee Williams. Elle date de 1954, soit vingt ans avant Vieux carré, autre pièce autobiographique, à laquelle les New-Yorkais du Wooster Group ont choisi de s'intéresser. Tennessee Williams est loin de ses heures de gloire quand il l'écrit. Il sort de dix années de dépression, vit d'alcool et de drogues en tout genre, écrit des pièces qui ne sont pas jouées, parce que les temps ont changé et qu'elles ne sont pas bonnes. Dans Vieux carré, il se souvient de ses années de jeunesse à La Nouvelle-Orléans, de ses débuts d'écrivain inconnu et de sa découverte de l'homosexualité, dans une Amérique infiniment moins libérale, en la matière, qu'elle ne l'est au moment où il revient sur le passé. C'est ce contexte qui a intéressé le Wooster Group : le mouvement de libération gay et son influence sur les artistes. Tennessee Williams s'est tenu à l'écart de ce mouvement. Il était sans doute trop usé. Et sa messe était dite. On pourrait la résumer en une phrase lâchée par un personnage de Vieux carré : "On doit tous se laisser un peu respirer, dans ce putain de monde." Brigitte Salino Vieux carré, TNS, Strasbourg. Tél. : 03-88-23-88-00. Du 6 au 14 novembre. www.tns.fr. La Ménagerie de verre, Théâtre de la Commune, Aubervilliers. Tél. : 01-48-33-16-16. Du 13 novembre au 6 décembre. www.theatredelacommune.com Soudain l'été dernier, Théâtre de la Tempête, Paris 12e. Tél. : 01-43-28-36-36. Du 13 novembre au 13 décembre. www.la-tempete.fr La Nuit de l'iguane, MC2, Grenoble. Tél. : 04-76-00-79-00. Du 8 au 12 décembre. www.mc2grenoble.fr Un tramway nommé désir, Odéon, Paris 6e. Tél. : 01-44-85-40-40. Du 4 février au 3 avril 2010. www.theatre-odeon.fr Le Goncourt sous une bonne étoile Pourtant, celui d’entre eux qui a d’ores et déjà remporté la Drouant’s cup
est irréprochable et pour cause : cela fait huit ans que Jerôme Lindon
n’est plus de ce monde. Sa haute silhouette et son allure austère n’en
planent pas moins sur le plus attendu des grands prix d’automne. Le
fait est que, des quatre auteurs sélectionnés sur la dernière liste du
Goncourt (Marie Ndiaye, Jean-Philippe Toussaint, Laurent Mauvignier,
Delphine de Vigan), les trois premiers doivent quelque chose de l’ordre
de la reconnaissance à celui qui incarna longtemps les éditions de
Minuit. Même si Marie Ndiaye vogue désormais sous pavillon Nrf crème à
liseré rouge, elle a été découverte par cet éditeur exigeant qui ne
transigeait pas sur son absolu de la littérature au point de ne jamais
modifier son cap en un demi-siècle de barre. Quant au riche avenir,
son premier roman à 17 ans, était paru en 1985 sous l’étoile ornant la
couverture de Minuit, ainsi que plusieurs autres à la suite. Elle
l’avait envoyé à trois éditeurs. Celui-ci était le plus rapide car,
n’ayant pas de co Ndiaye,
Toussaint, Mauvignier ont en commun de s’être reconnus dans une maison
d’édition animée par un grand lecteur qui avait repéré Jean Echenoz
avant de les repérer, et avant encore Samuel Beckett. S’il y a une
école du regard à chercher, c’est là et pas ailleurs. Dans celui qu’on
pose sur vous quand vous osez, en tremblant d’incertitude, espérer vous
poser entre des maîtres dans l’oeuvre desquels vous vous reconnaissez.
Il ne s’agit pas d’une ligne éditoriale, plutôt d’une famille d’esprit,
à défaut d’une bande. Lorsqu’il croyait au destin d’un manuscrit
aussitôt lu, Jérôme Lindon était quelqu’un de vif, curieux, pressé. Un
intéressant mélange de douceur (voix, gestes) et de détermination
(jugements littéraires). Il tenait qu’un écrivain se devait de
consacrer la totalité de ses travaux et de ses jours à l’écriture, ce
qui excluait l’ivresse des voyages, le vertige médiatique, le mariage
et les enfants, la corruption par le cinéma, mais ces contraintes ne
figuraient pas dans le contrat à la signature. Sans Jérôme Lindon, ces
romanciers auraient tout de même écrit et publié. Peut-être pas tout à
fait la même chose ni de la même manière. Aujourd’hui, sa fille, Irène Lindon tient bon la barre à Minuit. Les
Goncourt se réunissent donc en conclave ce lundi 2 novembre, lendemain
de la Toussaint, pour proclamer leur choix. Un signe ? Mardi dernier,
Toussaint a obtenu 7 voix et Marie Ndiaye autant. Leurs deux noms sont
ceux qui sont apparus en tête de la sélection de chacun des neuf
présents. Cela s’annonce donc serré, même s’il ne faut jurer de rien
avec un tel jury, les outsiders conservant toutes leurs chances s’il s’avérait impossible de départager les Jean-Philippe Toussaint, ateur de La vérité sur Marie, a
les mêmes atouts, mais c’est un homme, ce qui ne pardonne pas en temps
de parité. Notez qu’il est Belge, ce qui réouvre les portes vers la
francophonie. Lui n’est pas handicapé par son éditeur, au contraire,
même si des jurés ont pu grogner à l’idée que soit récompensé un
éditeur qui, de longue date, ne daigne pas spontanément leur envoyer
ses livres ès-qualités. Alors ? On n’en sait rien. Michel Tournier est
sans aucun doute le plus fantasque, celui dont le vote est, jusqu’au
dernier moment pour ses camarades de jeux, le plus inattendu et l Le secrétaire général de l’Académie Goncourt sonnera peut-être les douze coups de Minuit ce lundi à 12h45 chez Drouant. Le président Chirac, habitué des comices agricoles, appelait cela « avoir son tour de bête ». Il parlait des candidats aux élections mais aurait tout aussi bien pu dire qu’après Pol, c’était au tour de Minuit. Jacques Chirac est un expert à plus d’un titre : à la fin de cette semaine, à la foire du livre de Brive, il sera sans aucun doute l’auteur le plus plébiscité. Payé pour savoir que la gloire est un effort constant, on serait étonné qu’il ne plaçât pas ce mot de Renard (Jules) relevé dans Leçons d’écriture et de lecture (142 pages, 12 euros), anthologie des moments les plus littéraires de son inépuisable Journal dans lequel les éditions du Sonneur ont eu la bonne idée d’aller fouiller : « En littérature, il n’y a que des bœufs ». (”La Une de Libération le lendemain de la mort de Jérôme Lindon” ; “Marie Ndiaye et son éditeur chez Gallimard, Jean-Marie Laclavetine, sous le soleil de Bordeaux” photo Passou ; “Jean-Philippe Toussaint” photo D.R. ; “Laurent Mauvignier” photo d’Olivier Roller ; “Delphine de Vigan”, photo J.C. Lattès)http://passouline.blog.lemonde.fr Sondage : La lecture et vous, combien de livres par mois ? Il paraît qu'en France, on ne lit pas. Ou plus. Ou du moins, selon nos
sources d'informations prises chez les éditeurs, pas assez. Mais dans
tous les cas, les livres auraient moins de succès. La faute à une
surproduction, à des auteurs excellents que l'on méconnaît ? Ou bien ?
Ou presque ? Nous avons décidé de vous consulter pour savoir ce que vous en pensiez, vous. A priori, si vous nous consultez régulièrement, c'est que les livres et vous vivez une histoire d'amour qui n'a rien d'une passade. Mais alors : combien ? (Même si ce n'est pas la taille qui compte...) Dites-nous tout ! Alors, ami lecteur, chaque mois, combien de livres dévores-tu ? Quelques pages, à peine... et encore, je compte celles de Figaro madame... Un seul. Deux si j'ai le temps. (et qu'il y a eu une grosse attente pour les transports) Quelle question : j'en lis trois en même temps tous les mois À moins de quatre, je me sens en manque. Mon libraire, c'est mon dealer préféré. Dans la vie, y'a ceux qui prétendent lire, et ceux qui lisent. Moi, je lis. Vraiment. Cinq, voire six avec un livre dans chaque main... Obtention des résultats ... Rédigé par Nicolas Gary, le jeudi 29 octobre 2009 - http://www.actualitte.com/actualite Ma vie ratée d'Amélie Nothomb : internet change la donne ? Frédéric Huet s'est fait connaître avec une série de quatre vidéos présentant son livre Ma vie ratée d'Amélie Nothomb. Se mettant en scène en parodiant la romancière, il a largement joué du marketing viral permis par YouTube. Nous l'avons contacté pour qu'il nous explique un peu plus en détail son "plan de communication" autour du livre, mais surtout pour aborder avec lui la nécessaire - ou pas ? - implication des auteurs dans la promotion de leur ouvrage. Et au passage, glisser quelques mots sur Amélie Nothomb, l'égérie romancière, autant que les méthodes commerciales de l'éditeur. Une interview à découvrir sans attendre. Rédigé par Clément S., le mardi 27 octobre 2009 - http://www.actualitte.com/actualite October 31 Le Goût âpre des kakis, prix du meilleur livre étranger La rédaction du Courrier International a attribué son prix du meilleur
livre étranger. La lauréate de cette deuxième édition du prix est
l'Iranienne Zoyâ Pirzâd pour son recueil de nouvelles Le Goût âpre des kakis (Chez Zulma). Ce prix récompense « un essai, un récit ou un roman [étranger] traduit en français et témoignant de la condition humaine dans une région du monde ». Ce prix a été décerné pour la première fois l'année dernière à un auteur chinois, Yu Hua pour son roman Brothers (paru chez Actes Sud). On pourra retrouver des extraits du prix du meilleur livre étranger 2009 dans l'édition du 22 octobre du Courrier International. Rédigé par Mario, le dimanche 25 octobre 2009 - http://www.actualitte.com/actualite Blessure d'amour-propre de Martin Veyron, prix de la BD Point 2009 Pour sa 7e édition, le prix de la BD Point 2009 vient de couronner Blessure d'amour-propre, de Martin Veyron, publié chez Dargaud. « Une
fois n'est pas coutume, le prix du Point salue l'oeuvre d'un garnement
de 60 ans qui vient de signer l'album le plus vivifiant et le plus
moderne de l'année écoulée », précise l'hebdomadaire. Avec 200.000 exemplaires vendus de L'amour propre, Martin Veyron s'est illustré dans plusieurs titres qui passent nos moeurs au crible d'un humour grinçant. L'album publié par Albin Michel, Caca rente était à ce titre une petite perle. « Poursuivi par une journaliste d'Arte frigide, harcelé par des huissiers et créanciers, condamné par la maladie à choisir entre impuissance et incontinence, Martin présente les traits d'un Alceste des Temps modernes, dévoilant la vanité et l'inanité de son époque. » Des thématiques qui reviennent, des femmes, de l'argent, du sexe, Le Point a été convaincu par ce titre « admirable trompe-l'oeil ». http://www.actualitte.com/actualite Prix Intégrance-Handi-livres : des mots sur la vie
Paris, 15 octobre 2009. La
salle est comble. En tête d'affiche : Robert Hossein. Une nouvelle
superproduction de l'insatiable metteur en scène ? En y regardant de
plus près, ce qui se joue ici est bien différent. Ils sont venus, ils
sont tous là, pour assister à la remise des trophées du « Prix
Handi-livres ». Patrick Gohet, encore délégué interministériel aux
personnes handicapées pour quelques jours, Ryadh Sallem, président de
Défistival, Rachel Boulenger-Dumas, initiatrice du Festival Orphée...
Tous spécialistes du handicap, membres du jury de cette cinquième
édition. Une quinzaine de personnalités qui, jusqu'au dernier moment,
débattent et délibèrent pour choisir ses lauréats. Robert Hossein, qui a depuis le début de cette aventure accepté la présidence du jury, fait son entrée. La cérémonie peut commencer. Jean Barucq, président de la Mutuelle Intégrance, prend la parole. Honneur très légitime puisque c'est cette mutuelle, spécialiste de l'assurance et de la prévoyance des personnes handicapées depuis trente ans, qui a créé ce prix en 2005. Handi-livres a pour vocation de promouvoir et d'encourager les auteurs qui, soit traitent du handicap dans leurs écrits, soit sont handicapés eux-mêmes. Pour cette édition 2009, 26 ouvrages ont été sélectionnés dans cinq catégories : roman, biographie, guide, livre lu et jeunesse. Malgré sa création récente, ce prix a été rapidement et favorablement accueilli par les grandes maisons d'édition mais il offre aussi un véritable soutien aux auteurs en situation de handicap qui souhaitent publier leur prose puisque dans la sélection figurent certains ouvrages publiés à compte d'auteur, c'est-à-dire à la charge de ce dernier. Grâce à la reconnaissance offerte par un tel prix, ils peuvent ensuite espérer être édités dans de meilleures conditions et à plus grande échelle. Au fil des proclamations, on appelle les lauréats mais le podium
reste vide. L'envie d'y être, explique un éditeur dans une lettre, mais
manque de moyens pour se déplacer ! Le secteur de l'édition souffre de
la crise. Alors que dire de ces « petites maisons » qui prennent le
risque d'aborder un thème pas particulièrement vendeur ! Déclaration en live Les lauréats du prix Handi-livres 2009, à lire de toute urgence : - Roman : « La grande éclaire », de Virginie Langlois, éditions Acte sud. ![]() Merci Véro pour cette info différente et oh combien importante ! |
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