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日志


8月19日

Virgin ré-invente le satisfait ou remboursé avec les livres

Le livre devient-il un bien de consommation comme les autres ?

Les enseignes Virgin Megastore lance une opération d'envergure dans le monde la librairie, pour la rentrée littéraire. En effet, le livre Le Coeur en dehors (aux éditions Grasset) de Samuel Benchetrit bénéficiera d'une offre « satisfait ou remboursé ».

Ce livre a été sélectionné par les libraires de Virgin, qui semblent sûrs de leur coup, puisque s'il ne plaît pas aux lecteurs, ceux-ci pourront retourner dans leur Virgin, le rendre et se faire rembourser. Ils devront bien sûr se munir du ticket de caisse et du livre en bon état.

Le communiqué de presse ne précise pas s'ils devront expliquer en quoi le livre ne leur a pas plu et s'il y aura un débat avec un des libraires responsables de la sélection, chose assez regrettable, qui aurait permis de ne pas considérer le livre comme une simple boîte de petits pois avariée. Dans une période où le livre a plus que jamais besoin d'être replacé comme un bien culturel et non comme un simple bien de consommation, l'opération manque de marquer un point.

On avait cependant déjà vu une offre de la sorte avec l'opération « vous serez conquis ou remboursé » proposée par l'éditeur 10/18 en avril dernier. Avec quelques différences tout de même, le client (peut-on encore parler de lecteur ? ) gardait le livre mais devait expliquer dans un texte de cinq lignes, ce qui lui avait déplu. Si on avait eu un mauvais esprit, on aurait pu dire qu'il s'agissait d'un sondage pour améliorer le produit.

L'opération « satisfait ou remboursé » pour le livre de Samuel Benchetrit s'étendra du 18 août au 30 septembre (pour les achats) et si vous n'êtes pas satisfait vous aurez jusqu'à 31 octobre pour ramener le livre dans votre Virgin Megastore.

Rédigé par Mario, le mardi 18 août 2009 à 15h53
Merci Véro pour cette info (en passant, merci de faire tout le boulot pour moi, lol !) et, comme toi, je trouve ça lamentable de considérer le livre comme une boîte de petits pois !!! Voilà qu'à présent c'est toi qui trouve le moyen de m'énerver avec tes infos ! mdr ! Je vois qu'il y a de la vengeance dans l'air !!!
Bisous l'amie !
8月18日

Cabu, Wolinski ou Cagnat contre l'Argent roi, expo au SCAM

Depuis le 8 juin dernier, et encore jusqu'au 25 octobre, si vous vous promenez du côté du parc Monceau, prenez le  temps de rentrer dans le bel hôtel de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimedia).

L'entrée est libre pour une manifestation sympatoche, qui comprend une nocturne le jeudi jusqu'à 21h (ouverture de 10h à 18h le reste de la semaine). L'argent roi, de son humble titre, regroupe une centaine de dessins originaux réalisés par Cabu, Cagnat, Chenez, Lefred-Thouron, Pessin, Petillon, Sergueï, Wiaz, Willhem et Wolinski.

crédit : © Cabu

Le concept est simple : 100 dessins, 10 dessinateurs, 10 regards sur l'argent, 10 regards sur le monde, 10 portraits, 1 photographe en sus. « S’empressant d’en rire pour ne pas en pleurer, la Scam invite tous les non initiés du capitalisme (Grand Public, journalistes, politiques, artistes…) à découvrir l’exposition militante L’Argent Roi. »
 
Et tout le monde en prend pour son grade : banquiers, pauvres, nantis SDF, etc.

« Pour mieux comprendre ce monde, la Scam expose donc 100 dessins de 10 auteurs et propose plusieurs films et débats. Quels sont les liens entre les mondes politique, financier, économique… et médiatique ? »

Une belle initiative qu'il serait dommage de louper.

Pour plus de renseignements, visitez le site de la SCAM

L'argent roi
Du lundi au vendredi, de 10h à 18h et nocturne le jeudi jusqu'à 21h.
SCAM
5 rue Velasquez
75008 Paris

Rédigé par Nicolas Ramirez, le mardi 18 août 2009 à 11h54
Merci Véro ! Non, je n'avais pas consacré de billet à cette expo... Voilà c'est fait grâce à toi ! Et c'est une expo qui me tente bien, tu t'en doutes !

Solliès accueille son festival de BD, 21e édition

Bilal, Marlier, Margerin, mais surtout Lepage...

Pour sa 21e édition, le festival de BD de Solliès se tiendra du 28 au 30 août avec plus de quarante auteurs, sous le haut commandement d'un invité d'honneur plaisant, Emmanuel Lepage. Parmi les autres dessinateurs que l'on pourra rencontrer durant ces trois jours entièrement gratuits, on comptera sur Bilal, Spiegelman, Margerin, Gigbrat ou encore Tony Sandoval.

Mais à tout seigneur tout honneur, Lepage sera exposé à travers une commémoration de sa carrière, de même que Bilal verra une trentaine de ses dessins tirés de Animal'z présentés au public. Enfin, on verra le créateur de Martine, Marcel Marlier (plus de 100 millions d'exemplaires vendus), via 40 planches de recherches sur son univers.


L'occasion pour les festivaliers d'en apprendre un peu plus sur elle et ses compagnons, et pour ceux qui hésitent encore, toutes les informations sont disponibles à cette adresse. Notons que le vendredi soir, les récompenses Soleils d'or seront remises, sur la place des Forbin, mettant en valeur six catégories :

Grand Prix
Meilleur album de l’année
Meilleur graphiste
Meilleur coloriste
Meilleur scénariste
Meilleur album jeunesse

Chaque année, près de 25.000 personnes se rendent au festival.

Rédigé par Nicolas Ramirez, le lundi 17 août 2009 à 12h24
Merci Véro, ma meilleure documentaliste et néanmoins amie, pour cette info !!!

Une citation... introspective !

On se met en peine de savoir
comment est fait le monde,
et l'on ne s'inquiète pas de savoir
comment on est fait soi-même.


[ Démonax ]

Salon du livre insulaire d'Ouessant

Dates : du 19 Août 2009 au 23 Août 2009
Créé en 1999 sur l'île d'Ouessant (Finistère), le Salon du livre insulaire est un lieu de convergences et de rencontres : écrivains, lecteurs, éditeurs et libraires s'y retrouvent chaque année pour (re) découvrir les grands classiques de la littérature insulaire comme les parutions les plus récentes ; conférences, lectures et séances de dédicace permettent d'établir un contact de qualité avec les écrivains et ces 'passeurs' que sont les éditeurs et les libraires. Cette 11e édition se déroulera du 19 au 23 août 2009.
Village de Toulalan, 29242 Ouessant - Renseignements : 06.81.85.41.71
(Evene.fr)

8月17日

Booknode

Véro, comme promis, je mets ici un descriptif (pris sur le site de twitter) des différentes fonctions de cette bibliothèque en ligne interactive. En faisant cette recherche j'ai découvert que tu étais très présente sur ce site et que tu devais lire bien plus que moi... Merci encore de nous avoir fait découvrir cette bibliothèque et espérons qu'elle intéressera de nombreux nouveaux internautes !

"Désormais, notez vos livres sur différents critères! Et booknode utilisera très bientôt ces infos pour vous conseiller vos prochains livres!
Une nouvelle section sur booknode, le Top Auteurs, à visiter depuis le lien dans le menu ! ou ici : http://booknode.com/all_aut...
Les listings de livres par thèmes sont maintenant classés selon les préférences des Booknautes, rendez vous dans la section thèmes !
Il est finalement possible d'ajouter des photos à vos auteurs préférés ! et en bonus, la possibilité de leur ajouter des citations :)
Le Safari est le 1800ème thème sur Booknode http://booknode.com/safari_...
Booknode bien sur, mais n'oubliez pas aussi de lire des livres!
"Loup Solitaire 1 : Les Maîtres des Ténèbres" de Joe Dever est le 16 000 ème livre sur Booknode http://bit.ly/13ZI4k
Découvrez la nouvelle page d'accueil Booknode et toutes ses nouvelles possibilités! http://booknode.com
Vous avez maintenant la possibilité d'ajouter des biographies d'auteur, ainsi que des commentaires personnels sur vos écrivains préférés !
Découvrez les meilleures ventes de livres en France sur Booknode http://booknode.com/index.p...
On peut désormais devenir fan de Booknode sur facebook grace à sa page à lui http://www.facebook.com/pag...
Le module pour ajouter des livres s'est affiné, est devenu dynamique :  RDV sur http://booknode.com
La Calligraphie est le 1500ème thème sur Booknode http://booknode.com/calligr...
"L'ordinateur" de Christian Grenier est le 15 000 ème livre sur Booknode http://booknode.com/l_ordin...
François Piquion est le 3000ème auteur sur Booknode http://bit.ly/9Cm9o
On a dépassé les 500 membres depuis le 9 juillet.
On peut chatter depuis aujourd'hui en cliquant sur le bouton Chat du menu en haut.
Les nouveaux utilisateurs apparaissent en home page depuis hier."
  • © 2009 Twitter
Vous pouvez retrouver aussi ces rubriques directement sur le site de booknode : http://booknode.com/all_themes.php

Festival "Un livre à la mer"

Collioure du 21 au 23 août 2009

La cinquième édition du festival "Un livre à la mer" se tient à Collioure (Pyrénées-Orientales) du 21 au 23 août 2009. A cette occasion, un hommage sera rendu à André Malraux par Jorge Semprun, Marie-Christine Barrault et Christine Clerc, notamment.

« Qu’en est-il de la condition humaine au XXI éme siècle ? »

« La seule vertu d’un vaincu est d’être vaincu », par ces quelques mots extraits des « Conquérants » André Malraux pose en toute lucidité l’ambiguïté de la nature humaine et la complexité de la condition humaine… Pour sa cinquième édition le festival un livre à la mer – Collioure 2009 rend hommage les 21, 22 et 23 Août à l’auteur de « L’Espoir », roman où Malraux célèbre la cause des Républicains combattant le Fascisme et les troupes de Franco. Malraux, écrivain aux convictions affirmés et politiquement engagé, homme passionné par l’expression artistique fut aussi un aventurier.

Temps Forts

A l’occasion de la cinquième édition du festival un livre à la mer- Collioure 2009 le poète espagnol Antonio Machado (né en 1875 à Séville, et mort le 22 février 1939 à Collioure) et l’écrivain Patrick O’Brian (né en 1914 à Londres et décédé le 2 janvier 2000 à Collioure), feront partie des personnalités qui vous permettront de découvrir ou redécouvrir les multiples aspects de la personnalité d’André Malraux. Par ailleurs, voici les temps forts de la manifestation.

Vendredi 21 Aout
- Antoni Cistero « Campo de Esperanza »Projection du film d’André Malraux « sierra de teruel », adaptation de « L’espoir »
- Prune Berge- Santelli- éditions Gallimard Présente - La légende du siècle - Malraux s’entretient avec Claude Santelli

Samedi 22 Aout
- Jorge Semprun, Débat « La Conditions humaine au XXI éme siécle ? »
- Cours d’honneur du château royal de Collioure : André Malraux lu par Marie-Christine Barrault Marie-Christine Barrault vous invite à une lecture musicale accompagnée par la pianiste Anne Domec et la flutiste Claire Sala

Dimanche 23 Aout
- Une histoire de la N.R.F - Ed. Gallimard Alban Cerisier
- “De Gaulle – Malraux une histoire d’amour” Ed.Nil - Christine Clerc


- Festival "Un livre à la mer"
- Collioure (Pyrénées-Orientales)
- du 21 au 23 août 2009
- Site : www.unlivrealamer.com - Courriel : unlivrealamer@wanadoo.fr

- Office de Tourisme de Collioure
- Place du 18 juin 66190 Collioure / Tel : 04 68 82 15 47/ Fax : 04 68 82 46 29


8月13日

Un site internet destiné aux amoureux des livres

Véro, comme tu me l'as suggéré, je mets ici le lien que tu m'as recommandé, destiné aux amoureux des livres :
http://booknode.com/
Je n'ai pas encore eu le temps de l'explorer mais je le ferai dans les prochains jours et referai un billet plus complet.
Merci de ta collaboration constante à mes blogs et de tes clins d'oeils par ailleurs... lol

Une citation... pour réussir

Pour réussir dans le monde,
retenez bien ces trois maximes :

voir, c'est savoir ; vouloir, c'est pouvoir ;
oser, c'est avoir.


[ Alfred de Musset ]
Extrait de Barberine

L'été en poche

Parce que l'été n'est pas forcément la saison de la littérature au rabais, vite lue, vite oubliée, la rédaction d'Evene vous propose une sélection de coups de coeur au format poche. Pour (re)découvrir quelques-uns des chefs-d'oeuvre de ces dernières années.

Avec ses longues siestes ensoleillées et ses soirées languissantes, l'été offre de longues heures de lecture. Mais las des parutions calibrées qui ne sont pas toujours à la hauteur de cette boulimie de livres, Evene a sorti de véritable trésors de sa bibliothèque. L'occasion de se plonger dans l'oeuvre moins connue d'un auteur devenu incontournable, dans les succès d'hier et les classiques de demain. De la fourmillante Asie à la brûlante Amérique du Sud, du Middle West à l'Afrique, suivez le guide lunettes en poche et offrez-vous une échappée livresque en compagnie des plus grands écrivains.


Sélection :

'Chronique japonaise' de Nicolas Bouvier - Payot


Voyageur au long cours, Nicolas Bouvier retrace l'histoire du Japon, des fondations de la civilisation aux mutations sociales et architecturales de ces dernières années. Dans de courts récits fourmillant d'anecdotes et de légendes, l'écrivain suisse livre souvenirs et impressions avec une profonde tendresse. Il brosse le tableau vivant, vibrant, de ce grand archipel du bout du monde et de ses habitants. Au point que l'on rêve de lui emboîter le pas...







'Allah n'est pas obligé' d'Ahmadou Kourouma - Points


Parti à la recherche de sa tante à travers le Liberia et la Sierra Leone, le jeune Birahima se trouve pris dans des conflits ethniques qui le dépassent. Devenu enfant-soldat, il passe d'un camp à l'autre et plonge dans le chaos. La langue est orale, le verbe cru. Ahmadou Kourouma se glisse dans la peau de son héros et nous projette au coeur de l'horreur. Un texte fort, déroutant, qui témoigne de ces jeunesses sacrifiées sur l'autel de guerres fratricides.

Lire la critique de 'Allah n'est pas obligé'




'Douce France' de Karine Tuil - Le Livre de Poche


Arrêtée sur une méprise avec des immigrés clandestins, la jeune héroïne de 'Douce France' découvre une réalité ignorée qui la confronte aux arcanes du système judiciaire et la renvoie à ses propres origines. Plaidoyer pour la tolérance, cette réflexion autour de l'identité dont le titre dit assez l'ironie, doit son réalisme à l'enquête menée par son auteur. Avant le 'Welcome' de Philippe Lioret, le sixième roman de Karine Tuil, dénonçait le scandale des centres de rétention.

Lire l'interview de Karine Tuil




'Journal d'un tueur sentimental' de Luis Sepulveda - Points


'Journal d'un tueur sentimental' ou quand le célèbre auteur du 'Vieux qui lisait des romans d'amour' s'attaque avec bonheur au genre policier. Dans une courte et réjouissante nouvelle qui prend à rebours tous les poncifs, Luis Sepulveda égraine six jours de la vie d'un tueur à gages fatigué par le décalage horaire et affaibli par une désillusion amoureuse. Introspection et cynisme au pays des dézingueurs, James Bond n'a qu'à bien se tenir !

Lire l'interview de Luis Sepulveda




'Les Corrections' de Jonathan Franzen - Points


Alfred et Enid, les parents, Gary le fils aîné, Chip, le vilain petit canard et Denise la dernière née sont heureux de vous présenter le portait d'une famille américaine. Dérangeant et cruel, Jonathan Franzen dissèque les rancoeurs et les lâchetés des Lamberts avec la minutie de l'anthropologue. Sous l'oeil d'un lecteur voué à se faire juge, il révèle alors l'inextricable réseau des relations filiales, miroir d'une société moderne désunie.






'Shutter Island' de Dennis Lehane - Rivages


Un suspense de plus en plus oppressant, des limites entre rêve et réalité qui vont s'estompant : 'Shutter Island' ravira les amateurs de polar psychologique. Au sein d'un hôpital psychiatrique pour grands criminels, le danger ne vient pas forcément des malades. Prisonniers aux abois, conspiration du corps médical, expériences douteuses : on s'enfonce progressivement dans une horreur ciselée au millimètre où resurgissent à point nommé nos vieilles phobies urbaines. Captivant jusqu'à la dernière page.






'Mémoire de mes putains tristes' de Gabriel Garcia Marquez - Le Livre de Poche


Le dernier roman de Gabriel Garcia Marquez, 82 ans sémillants, évoque la vieillesse, âge mélancolique certes mais jamais avare d'impondérables aussi réjouissants qu'inattendus. Pour le héros, octogénaire, la surprise se présente sous les traits de l'amour, ceux d'une jeune fille vierge et émouvante. Dans le style vif et lucide de l'auteur colombien, 'Mémoire de mes putains tristes' rappelle que la sagesse réside aussi dans l'épicurisme forcené.






'Tout ce que j'aimais' de Siri Hustvedt - Babel


De sa plume fluide et magnifiquement introspective, Siri Hustvedt tisse une toile foisonnante où se résolvent peu à peu dans le présent, les tragédies passées. Sur fond de réflexion intellectuelle et artistique dans le New York des années 1970, l'écrivain américaine évoque les rouages de l'amitié et des amours. Des trajectoires de vie bouleversées, qui, jalonnées de deuil ou de folie restent à jamais liées par le fil inébranlable de la complicité.






'A Suspicious River' de Laura Kasischke - Points


Leila, 24 ans, s'ennuie ferme dans sa vie d'épouse et de réceptionniste d'un motel minable du Middle West. Alors pour bousculer son quotidien et affronter ses démons, elle vend ses charmes tristes aux clients de passage. Sur une trame sombre et en apparence graveleuse, Laura Kasischke signe un premier roman déroutant, où se mêlent déjà ses passions pour la poésie et le naturalisme et son regard acéré sur la middle class américaine.

Lire l'interview de Laura Kasischke






'Le Chant de Salomon' de Toni Morrison - 10/18


Laitier n'a pas de nom. A peine un surnom et un patronyme erroné. Alors il part en quête de son identité et de ses racines dans le sud des Etats-Unis. Sur un thème qui lui est cher et dans une prose nourrie de couleurs et de sons qui flirte avec la poésie, Toni Morrison scande l'histoire des descendants d'esclaves au rythme des légendes chrétiennes et de l'oralité africaine. Un roman sublime, qui marie le sens du style au devoir de mémoire et de transmission.






'La Ballade de l'impossible' d'Haruki Murakami - 10/18


Entre amours adolescentes et difficile passage à l'âge adulte, Haruki Murakami signe un roman éthéré et sensuel, qui glisse d'un Tokyo fourmillant aux plaines sauvages et désertes de la péninsule. Sur les traces d'un étudiant fou de Fitzgerald et plus particulièrement de 'Gatsby le magnifique', l'intrigue mêle harmonieusement douceur et drame. Nimbée d'une lumière de fin d'été, une note de nostalgique émane de ces pages imprégnées de poésie.

Lire la critique de 'La Ballade de l'impossible'






'Bruit de fond' de Don DeLillo - Babel


Avec un humour désenchanté et la subtilité qu'on lui connaît, Don DeLillo se livre à la satire sociale dans ce roman d'anticipation publié deux ans avant l'accident nucléaire de Tchernobyl. L'écrivain raconte la peur qui gronde dans le plus insignifiant des quotidiens. Jusqu'à ce qu'un nuage toxique échappé d'un train vienne bousculer le fragile équilibre qui régit cette communauté du Middle West et le couple d'enseignants que l'on y croise.






'Le Passé' d'Alan Pauls - Points


Un "monument", une "révélation", un sommet de la littérature. Les qualificatifs n'ont pas manqué pour saluer, en 2006, la sortie française de 'Le Passé', ouvrage dantesque autour d'un couple moderne qui expérimentera toutes les turpitudes d'une histoire d'amour tragique. Francophile passionné et touche-à-tout génial de l'écriture, Alan Pauls offre un roman aussi poignant qu'exigeant, qui dessine avec grâce les contours d'une fresque d'aujourd'hui.

Lire l'interview d'Alan Pauls






'La Route' de Cormac McCarthy - Points


Lendemain d'Apocalypse sur la terre des hommes. Un père et son fils poussant leurs derniers biens dans un caddie défoncé sont jetés sur les routes d'un exode sans horizon. Eloignant la science-fiction par le recours à un implacable réalisme, Cormac McCarthy décrit un monde livré au chaos et ramené à ses pires penchants. Une réflexion humaniste aux innombrables implications philosophiques comme une métaphore effrayante de nos sociétés modernes et à venir.

Lire l'article Cent ans sous les semelles




'Alabama Song' de Gilles Leroy - Folio


Dans ce roman biographique, Gilles Leroy campe le portrait de Zelda Fitzgerald. Entre douceur et folie, calme et tempête, la démence s'invite, d'abords discrète puis démesurée, révélant la dualité du personnage. Dans un style insolent et efficace, à l'image de cette femme fatale et perdue, c'est toute la futilité de la gloire et de la réussite que l'auteur dépeint ; la chute vertigineuse d'une vie portée au zénith qui voit ses ailes se briser.

Lire l'interview de Gilles Leroy


La rédaction d'Evene.fr - Juin 2009

8月11日

Mort de Thierry Jonquet, auteur phare du nouveau polar français

LEMONDE.FR avec AFP | 10.08.09
L'écrivain Thierry Jonquet, auteur d'une vingtaine de romans, notamment pour la Série noire, et de nombreuses nouvelles, est mort, dimanche, à l'hôpital de La Salpêtrière à Paris à l'âge de 55 ans, ont annoncé, lundi 10 août, les éditions du Seuil.

Né en 1954 à Paris, Thierry Jonquet avait publié son premier roman, Mémoire en cage, en 1982 dans la collection Sanguine chez Albin Michel. Engagé politiquement à Lutte ouvrière puis à la Ligue communiste révolutionnaire, il travaille d'abord en milieu hospitalier, notamment en gériatrie et dans un établissement psychiatrique, où il est confronté à la mort et à la folie, qui deviendront les thèmes récurrents de ses romans.

Avec Mygale (1984), M. Jonquet rejoint la Série noire chez Gallimard, dont il devient rapidement l'un des auteurs phares. Il est alors l'une des figures du nouveau polar français, avec des romans très noirs, ancrés dans le réel, où se mêlent satire politique et critique sociale. Jonquet publie alors occasionnellement sous le pseudonyme de Ramon Mercader (l'assassin de Trotsky).

LES CODES DU "ROMAN NOIR" RÉVISÉS

"J'écris des romans noirs. Des intrigues où la haine, le désespoir se taillent la part du lion et n'en finissent plus de broyer de pauvres personnages auxquels je n'accorde aucune chance de salut", écrivait-il en 1998 dans Rouge c'est la vie, récit de son engagement militant. Il est notamment l'auteur de La Bête et la belle, paru en 1985 sous le numéro 2000 de la Série noire, de La Vie de ma mère (1994), dans lequel il évoque le parcours d'un élève en difficulté, des Orpailleurs (1993), de Moloch (1998) ou de Jours tranquilles à Belleville (2004).

Thierry Jonquet avait peu à peu brisé les codes du "roman noir" traditionnel pour décrire la détresse sociale, comme dans Ad vitam æternam (2002) ou Mon vieux (2004), destins croisés d'un écrivain et d'un SDF poussés au crime. Il est également l'auteur d'une dizaine de romans pour la jeunesse, publiés notamment dans des collections polars pour enfants, avec la série des Lapoigne (Nathan) ou Les Fantômes de Belleville. Son dernier livre, Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte, paru au Seuil en 2006, lui avait valu la médaille d'honneur de la Licra.

Féminin trop singulier

LE MONDE | 05.08.09
Quoi de plus respectable qu'un dictionnaire ? Soupçonner de misogynie ce garant du bon usage de la langue, n'est-ce pas pousser le bouchon un peu loin ? Françoise Leclère s'y est pourtant autorisée. Cette écrivaine toulousaine s'est plongée dans Le Petit Robert - édition 2005 -, et ce qu'elle y a découvert a dépassé ce qu'elle imaginait. Elle en a tiré un petit livre aussi drôle que passionnant, Le Miso mis à nu. Où notre célèbre "Bob", comme elle l'appelle affectueusement, se révèle, sous des airs de ne pas y toucher, sexiste en diable.

Dans cet inventaire prétendu neutre se cache en effet un dénigrement subtil, mais quasi permanent, du féminin. A tout seigneur tout honneur, le mot "mâle" est défini par : "1. Individu appartenant au sexe doué du pouvoir de fécondation ; 2. Fam. ou péj. Homme caractérisé par la puissance sexuelle." Tandis qu'à "femelle" correspond : "1. Animal du sexe qui reproduit l'espèce en produisant des ovules fécondés par le mâle ; 2. Pop. et péj. Femme." Le mâle est un individu quand la femelle est un animal ; il est doué du pouvoir de fécondation quand elle se contente de reproduire l'espèce. Le Miso mis à nu multiplie ainsi les exemples, qui, tous, révèlent le "sexisme intériorisé" du langage.

"J'ai travaillé sur Le Robert, mais on peut faire le même constat avec tous les dictionnaires de la langue française", précise Françoise Leclère, en rappelant que le lexicologue Alain Rey, figure emblématique du Robert, fut le premier à qualifier le dictionnaire de "prescripteur idéologique". Elle préfère dire du langage qu'il est un "androlecte". Un mot sur lequel "Bob" reste coi, qui signifie que le langage, prétendu neutre, est envisagé du point de vue du masculin. "Lorsqu'une fille est dite de joie, de quelle joie parle-t-on ? Ou plus exactement de qui cause-t-elle la joie ?", illustre-t-elle.

Linguiste de formation, Claire Michard aboutit aux mêmes conclusions, mais par une autre approche. Avec sa consoeur Claudine Ribéry, elle a étudié des textes d'anthropologues - tous hommes - antérieurs à 1970. Leur étude, Sexisme et sciences humaines : pratique linguistique du rapport de sexage (Presses universitaires de Lille 1982), démontre avec précision le biais de leurs propos, pourtant reconnus comme scientifiques - donc sans parti pris.

"Dans ces textes comme dans tant d'autres, l'ordre de coordination des termes signifiant les notions de femme et d'homme est quasi systématiquement en faveur de l'homme", constate-t-elle, en ajoutant, perfide, qu'on dit plus spontanément "Paul et le chien" que "le chien et Paul". Autre constante : lorsqu'il s'agit de désigner un ensemble d'individus, la référence au groupe des femmes est toujours indirecte, c'est-à-dire relative au groupe des hommes, lui-même représentant absolu de l'ensemble désigné. Quitte à aboutir à une contradiction logique, comme dans cette incroyable phrase de Claude Lévi-Strauss : "Le village entier partit le lendemain dans une trentaine de pirogues, nous laissant seuls avec les femmes et les enfants dans les maisons abandonnées." Conclusion de Claire Michard : l'homme est pleinement déterminé par son humanité, la femme par son sexe.

Quelle mesure imaginer pour lutter contre cette dissymétrie sémantique, qui biaise systématiquement la représentation sociale des femmes ? Qui fait du couturier un créateur et de la couturière une petite main, du grand homme quelqu'un d'admirable et de la grande femme une personne de haute taille ? Féminiser les noms de métiers, à tout le moins. La bataille aura duré un siècle. Et déclenché, par trois fois, d'homériques controverses.

"Avocate ?" Jouxtant l'actualité de l'affaire Dreyfus, ce titre incongru, en 1897, fit régulièrement la "une" des journaux. Une femme, nommée Jeanne Chauvin, avait cette année-là été la première à demander d'accéder à cette fonction. "A l'époque, pour devenir avocat, il fallait juste avoir une licence en droit et prêter serment. Et la loi ne précisait pas que ce métier était réservé aux hommes", rappelle Claudie Baudino, politologue à l'Université libre de Bruxelles. Jeanne Chauvin avait sa licence. Mais le serment lui fut refusé au motif que, dans certains cas, les avocats peuvent suppléer les juges. Or, pour être juge, il fallait être un citoyen doté de ses droits politiques. Ce que les Françaises n'étaient pas encore.

"Il faudra une loi, votée en 1900, pour autoriser les femmes à accéder à cette profession... c'est-à-dire pour autoriser ce qui n'était pas interdit !", poursuit-elle. Se plongeant dans les archives, elle découvre plus étonnant encore. "Lorsque les journalistes de l'époque nommaient une femme au singulier - en l'occurrence Jeanne Chauvin -, ils la citaient comme "la demanderesse", "la future avocate", "la plaideuse". Mais après le vote de la loi autorisant les femmes à devenir avocates, ils en parlèrent à nouveau au masculin, en disant les "femmes avocats" !"

Pour la politologue, cette observation est le point de départ d'une hypothèse qu'elle validera par la suite : "Lorsqu'on ne peut plus, au nom de la démocratie, refuser aux femmes l'accès à certaines professions, la langue devient le dernier rempart contre l'égalité." Un rempart qui permet, par le biais de l'usage du masculin générique dit "neutre", de refuser aux femmes le statut et la visibilité sociale que donne le titre de médecin, avocat ou professeur.

En 1984, l'histoire se répète. La loi Roudy sur l'égalité professionnelle entre hommes et femmes a été votée un an plus tôt, et pose la question des appellations dans les offres d'emploi. L'usage tolère alors la féminisation des noms de métiers, mais seulement jusqu'à un certain niveau hiérarchique. On parle ainsi - et depuis longtemps - d'"une directrice" d'école, mais d'"un directeur" de cabinet ministériel, même lorsque celui-ci est une femme. De même évoque-t-on "la" secrétaire médicale, tandis qu'Hélène Carrère d'Encausse, de l'Académie française, se fait appeler "Madame le secrétaire perpétuel"...

"Le scénario est toujours le même, souligne Claudie Baudino. Les femmes amorcent la revendication de leur désignation ; une mesure politique en souligne la légitimité ; la polémique éclate, la presse traitant la question de la féminisation des noms de métier de façon anecdotique." En 1984, le débat atteint une virulence extraordinaire, et provoque un déchaînement médiatique sans précédent. L'Académie française invoque l'impossibilité grammaticale, et n'hésite pas à sortir le grand jeu, mettant en avant des sommités tels Claude Lévi-Strauss et Georges Dumézil pour défendre sa cause. Preuve que l'enjeu est d'importance.

Le 14 juin, sa déclaration est sans appel : faire une équivalence entre le genre grammatical et le sexe de la personne désignée repose, affirme-t-elle, sur un contresens. Pour étayer sa thèse, l'Académie s'appuie sur les objets non animés du lexique (la table, le fauteuil, noms pour lesquels le genre est en effet arbitraire). Elle "oublie" les objets animés (le boulanger, la boulangère), pour lesquels on observe, au contraire, une cohérence fréquente entre le genre et le sexe. Mais qu'importe : le but est atteint, et la question momentanément enterrée. Fin du deuxième acte.

Le troisième débute en 1998, avec la loi sur la parité dans la vie publique. Faut-il dire "Madame le ministre", "Madame la ministre" ? D'elles-mêmes, les femmes du gouvernement de Lionel Jospin (8 sur 26 membres nommés en 1997, soit 30 %) tendent à féminiser leur titre. A nouveau, les académiciens s'insurgent, et saisissent Jacques Chirac, président de la République. Matignon répond en chargeant deux groupes d'experts de réfléchir à la question. Lesquels, cette fois, feront avancer le débat : il n'y a pas, disent-ils, d'obstacle grammatical ou linguistique à la féminisation des noms. Si obstacle il y a, il est juridique et politique. Femme, j'écris ton nom..., guide "d'aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions", est publié en 1999 à La Documentation française. L'usage du féminin y est officiellement accepté. Il reste toutefois limité à la désignation individuelle et privée, l'usage du masculin étant, "dans une logique républicaine", conservé pour les énoncés génériques ("les salariés", et non "les salariés et les salariées").

Interroger la place du masculin et du féminin dans la langue, c'est mesurer "l'indifférence de notre système politique à la différence des sexes", souligne Claudie Baudino, pour qui la promotion du féminin dans les textes de portée générale permettrait "une refondation de la démocratie au nom de la dualité de l'humanité". Plaidant pour "une réappropriation citoyenne de la langue", elle raconte la délicieuse histoire de cet homme reçu au concours de sage-femme en 1982, pour lequel il fallut bien trouver un nom.

Sage-homme ? Impossible : dans "sage-femme", le mot "femme" désigne la parturiente. Accoucheur ? Pas question : l'accoucheur est un médecin. L'Académie française, encore elle, se réunit donc pour délibérer, et proposa... "maïeuticien" (en grec : celui qui fait accoucher), en référence à Socrate. Que croyez-vous qu'il advint ? Dans les maternités, quelques années plus tard, on entendait parler du "mailloticien", celui qui emmaillote les bébés ! L'usage a fini par s'insurger contre ce méli-mélo, et on évoque aujourd'hui le ou la sage-femme... Le monde à l'envers !

Catherine Vincent

Shakespeare and Co ou les dormeurs du livre

LEMONDE.FR | 11.08.09
La librairie Shakespeare and Company à Paris.
Source : LeMonde.fr

"Ce n'est pas une auberge de jeunesse. On vient ici pour une expérience." C'est ainsi que David Delannet décrit l'aventure "Shakespeare and Company", librairie anglophone dans laquelle il travaille depuis deux ans maintenant. Depuis les fenêtres du premier étage de ce petit immeuble au bord de la Seine, les cerisiers sur les trottoirs caressent à peine les pieds de la cathédrale Notre-Dame.

La librairie – une véritable institution – est connue pour accueillir gratuitement sous son toit voyageurs désargentés et jeunes écrivains. Des "tumbleweeds", en référence aux boules de paille qui errent sur le sol poussiéreux dans les films de western. Ils viennent du monde entier y dormir quelques jours, voire quelques mois, en compagnie de Sylvia Whitman, de son père George, et de la chienne Colette. En échange, ils leur doivent deux heures de travail dans le magasin et la lecture d'un livre par jour.

C'est ce que semblent chercher ces jeunes, occupés à remettre en ordre les rayonnages de la boutique : une expérience unique, tout en gardant des repères. Kate Andrews, Louis Eastwood, Daniel Adams et Art O'Connor ne s'aventurent d'ailleurs pas plus loin dans les rues de Paris qu'au café ou chez le boulanger du coin, et ne parlent pas ou peu français. "Je préfère bien connaître ce petit coin de Paris et en faire ma maison, car c'est réconfortant", explique Kate Andrews, 21 ans, arrivée d'Australie en avril.

Des touristes? "Non. Ils font plutôt un micro-apprentissage de la vie, dans un joli cadre", conclut David Delannet.

Hélène Franchineau

Si vous passez à Paris, pénétrez dans cet espace unique et chargé de toute l'histoire anglo-saxonne du XXe siècle, situé face aux tours de Notre-Dame. S'il y a une librairie où mettre ses pas dans Paris, je vous l'assure, c'est bien la Shakespeare and Co, au 12 rue de l'Odéon ! Vous y retrouverez l'âme de Sylvia Beach qui créa la librairie et y accueillit pendant deux décennies les écrivains américains expatriés : Gertrude Stein, Ezra Pound, Ernest Hemingway, Francis Scott Fitzgerald et l'Irlandais James Joyce, mais aussi des écrivains et intellectuels français : André Gide, Paul Valéry, Jean Paulhan, Louis Aragon, André Breton, Jean-Paul Sartre, Jacques Lacan... Autant de raisons de vous imprégner de l'ambiance et de l'émotion toute particulières qui s'en dégage !

8月9日

Joyeux Anniversaire mon blog !

4 ans déjà... Quand j'ai créé ce blog je ne pensais pas qu'il me suivrait si longtemps... et que le temps passerait si vite ! Bien que moins présente ces derniers temps, je vais continuer de suivre autant que faire se peut l'actualité culturelle et d'être présente pour vous mes ami(e)s qui passez me voir de temps en temps.
Alors, à très vite,
Bises
8月8日

Citation de Pierre Bergé

"L'Art est libertaire, l'Art est anarchiste..."

Pierre Bergé
(ce soir sur LCP)