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8月29日 Alice Ferney: «Y a-t-il quelque chose que l'on maîtrise moins que le désir ?»Le nouveau roman d’Alice Ferney, «Paradis conjugal», fait du bruit. Pourtant, l’auteure aurait préféré qu’il soit publié plus tard, en dehors du brouhaha de la rentrée littéraire, car «ce n’est pas un livre, mais une expérience». Celle de mettre en mots un film, «Chaînes conjugales» de Joseph Mankiewicz, devant lequel scotche chaque soir le personnage de l’ouvrage, Elsa Platte, délaissée par son mari, en proie au doute. Alice Ferney tricote avec brio la déprime de son héroïne avec le destin des femmes mises en scène par Mankiewicz en 1948. Trois épouses qui passent la journée ensemble, loin de leur domicile, et apprennent par une lettre que l’une de leur amie, Addie Ross, est partie avec le mari de l’une d’entre elles. Le nom de l’élu n’est pas précisé. Qui va rentrer le soir dans une maison vide? La trame du film est magnétique, celle de Ferney aussi. Pourquoi avoir choisi le film «Chaînes conjugales» pour en faire la matière de votre roman? Je voulais mettre un film en mots. Cela fait des années que je veux comprendre ce qui tient du cinéma et ce qui retourne du roman. Le film montre un personnage qui est le même pour tous les spectateurs. Ce n’est pas le cas dans un livre, où chaque lecteur s’imagine le personnage à sa façon. Au départ, je voulais écrire à partir de «Citizen Kane». Puis j’ai eu peur de l’image qu’a ce film auprès des cinéphiles. Fagociter Orson Welles, c’était trop culotté. En découvrant «Chaînes conjugales», j’ai été envoûtée. Et ironie de l’expérience, Joseph Mankiewicz se définissait lui-même comme un «écrivain». «On va au cinéma quand on n’aime pas la vie», écrivez-vous… C’est une phrase de François Truffaut qui m’a fait réfléchir. Je ne sais pas si elle est vraie, mais aller au cinéma fait oublier momentanément les problèmes que l'on peut avoir. Lorsqu’on vient de finir un film, on se trouve dans un état d’acuité émotive très agréable. Une acuité qui donne l’énergie de la clairvoyance. Pourquoi votre personnage, Elsa, qui voit le lien avec son mari se déliter, ne cherche pas à le rattraper? Parce qu’elle est déprimée. C’est d'ailleurs pour cette raison qu’elle s’appelle Elsa Platte, un clin d’œil à Sylvia Plath (une écrivaine américaine qui s'est suicidée, ndlr). Je voulais évoquer ces moments, dans les couples, où l’un des deux n’est pas en forme. Est-ce que l’autre l’accepte? Ou est-ce que cela casse le lien amoureux? Le désir n’est pas vécu de la même façon par les hommes et les femmes. Face à l’appétit sexuel des premiers, les secondes traversent parfois des moments de sommeil du désir qui troublent le couple. Y a-t-il quelque chose que l’on maîtrise moins que le désir? Dans la presse, les critiques font l’éloge de «Paradis conjugal». Si bien qu’on vous dit déjà prix Fémina. Comment réagissez-vous à cela? Lorsque je termine d'écrire un livre, je trouve le résultat forcément moins bon que je ne rêvais mon projet. Et quand une critique est mauvaise, je me dis «il (ou elle) a raison, j’écris comme un veau». Quant au prix, j'ai l'habitude de ne pas en avoir! Si «Paradis conjugal» était récompensé, il serait vite pensé que j'ai quitté Actes Sud pour Albin Michel dans cette perspective... Rien n'est plus faux. Pourquoi avez-vous changé d’éditeur? C’est Richard Ducousset, éditeur chez Albin Michel, qui m’a offert le DVD de «Chaînes conjugales». A partir du moment où il m’apportait cette matière première de mon livre, je ne pouvais pas ne pas le publier chez lui. Humainement, ça n’aurait pas été sympa. Mais l’édition poche sera publiée chez Actes Sud, dans la collection Babel. Pourquoi avez-vous un pseudo? Mon mari avait détesté mon premier livre: je ne me voyais donc pas le publier sous son nom. De plus, je ne voulais pas mélanger ma vie de professeure et celle de romancière. C’est très pratique d’avoir un pseudo, vous savez ! Recueilli par Alice Antheaume - 20Minutes.fr, éditions du 29/08/2008 - 16h02 Rentrée littéraire ? Non, sortie !Comme chaque année, on parle de rentrée littéraire. La littérature entre un beau jour du mois d’août c’est ainsi. Ainsi est faite l’édition française, pas d’autre explication, aucune autre justification. 600 romans doivent se mettre en rang dans les vitrines et donner envie de lire. C’est le but? Mais cette année... nous nageons, nous pataugeons dans comment dire... il faut choisir ses mots, il faut faire très attention, on ne peut plus dire n’importe quoi. Nous barbotons dans la confidence féminine, oui voilà! La formule est correcte parce qu’elle est vraie. Des noms? Angot et Millet. Que disent ces femmes? Ces women(s) des temps futurs. Ces écrivaines font-elles l’effort de parler du monde, des autres, de ces gens qui les entourent et qui vivent ailleurs ... mais non. Ces femmes parlent d’elles, rien que d’elles et cela est suffisant. Elles sont essentielles. Elles nous racontent leurs histoires de cul, leur jalousie, leur égarement amoureux et tous les hebdomadaires en parlent. Le Monde - le site - nous donne même le privilège d’entendre Catherine Millet lire sa prose et c’est triste. Elle lit un rapport de gendarmerie. Je ne parle pas de l’ouvrage de Christine Angot, je ne peux pas! Je deviendrai vulgaire. Elles vendront, bien sûr qu’elles vendront leur savonnette... mais il faut dire, il faut répéter, la littérature ce n’est pas cela. Tiens le journal Le Monde a une très bonne idée. A partir du mois de septembre, chaque semaine, il édite la Comédie humaine de Balzac. La véritable rentrée littéraire pourra alors commencer. 8月24日 65e Mostra de Venise 2008La 65e édition de la Mostra Internationale d’Arte Cinématographique de Venise se déroulera du 27 août 2008 au 6 septembre 2008 , au Lido de Venise. _________ ____________ ___________________ ___________________ Les premiers films en compétition - La comédie musicale Sell Out ! , du malaisien Yeo Joon Han Pas de cinéma anglophone ! ___________________ Hors compétition - L’Apprenti sur un jeune fermier, du français Samuel Collardey 8月21日 Rentrée littéraire : moins de romans mais plus de passionPar Hubert Artus | Rue89 | 20/08/2008
Au menu des librairies cet automne, 676 romans (contre 727 l’an dernier). Hubert Artus fait l’état des lieux et des affaires. Beaucoup de pays ont une rentrée, seule la France a une rentrée littéraire. Un plaisir de lecteurs et de journalistes, un haro sur les prix et sur les bourses. Comme nous l‘avions fait l’an dernier, nous attaquons la saison littéraire par la présentation des forces, des surprises, des tendances et des enjeux de cette rentrée 2008. Transferts et coups attendus
Cette année, comme la précédente, a été marquée par les transferts : Christine Angot passe de Flammarion au Seuil, et descend, à nouveau, plusieurs crans littéraires d’un coup : « Le Marché des amants », conte de femmes et d’amants où elle raconte son idylle avec Doc Gynéco, est une arnaque trop visible. Même pas risible.
En 2000, c’est au Seuil que Catherine Millet avait offert sa vie sexuelle. Elle arrive chez Flammarion pour un roman longtemps sous embargo : « Jour de souffrance ». Alice Ferney avait voulu, à ses débuts, être éditée par Albin Michel. Après six romans chez Actes Sud, la voici chez Albin pour décortiquer le sentiment amoureux (« Paradis conjugal »). Après Gallimard et Albin pour des livres écrits avec son frère, Olivier Poivre d’Arvor revient chez Grasset : « Le Voyage du fils » s’inspire de l’histoire de la défenestration, l’an dernier, d’une Chinoise en situation irrégulière, pour échapper à la rafle. Nous avons beaucoup aimé. Comme nous avons intensément aimé le nouveau virage romanesque de Régis Jauffret : « Lacrimosa » (Gallimard) voit un homme parler avec son amante… décédée. Jauffret est un des tout meilleurs romanciers français vivants. Autres têtes de gondole annoncées : Elie Wiesel (Grasset), l’annuelle Amélie Nothomb (Albin Michel), Jean-Paul Dubois pour les revigorants « Accommodements raisonnables » (L’Olivier), Yasmina Khadra et son étude de la double culture franco-algérienne (« Ce que le jour doit à la nuit » Julliard), Olivier Rolin (Seuil), François Valléjo (Viviane Hamy), Laurent Gaudé (Actes Sud), Faïza Guène (« Les Gens du Balto », Hachette). Etrangers à suivre
Par ce que leur nom pèse en gage de qualité, et par la qualité de leur opus 2008, les romans des grands auteurs étrangers sont de très somptueux romans, et certains devraient vous retourner l’esprit. Parmi nos plus gros coups de cœur :
Autres auteurs confirmés à ne pas rater : le prix Niobel 2007 Doris Lessing (l’autobiographique « Alfred et Emily », Flammarion), David Lodge (Rivages), Alice Munro (L’Olivier), le Yankee Richard Russo (La Table Ronde), Joyce Carol Oates (Philippe Rey), Brian Evenson (« La confrérie des mutilés », Cherche-Midi). Signalons aussi la méga-enquête de l’écrivain américain William T. Vollmann, qui est allé poser à des dizaines de démunis cette question : « Pourquoi êtes-vous pauvres ? » pour mesurer toute les dimensions de la pauvreté (Actes Sud). La place de la France
Comme l’an dernier, l’Histoire est un personnage phare de la rentrée. « Un traître » de Dominique Jamet (Flammarion) poursuit le travail de l’auteur sur la France de la Collaboration, et sur son propre père, qui fut collabo. La question de la collaboration, il en est question dans le premier roman d’Olivia Elkaïm, qui organise une chorale de trois générations autour d’un réseau de résistants pour les « Les Graffitis de Chambord » (Grasset). Quand Michel Le Bris, big boss des Etonnants Voyageurs redonne vie aux pionniers du cinéma animalier, il redonne à voir le regard colonialiste que l’Occident avait sur « l’autre monde » début XXe : « La Beauté du monde » est un de nos coups de cœur. Tout comme les complémentaires « Zone » de Mathias Enard (Actes Sud) et « Le Premier principe, le second principe » de Serge Bramly (Lattès). Le premier est notre roman français préféré, dans cette rentrée, nous vous en parlions dès le 14 juillet. Mais les deux sont deux grandes entreprises littéraires pour donner corps à l’Histoire de l’ombre, qui fait l’Histoire. On en reparle très bientôt ici. Le cabinet de lecture a également beaucoup aimé :
Les révélations
C’est à la qualité des premiers romans d’une rentrée qu’on jauge ladite rentrée. Cette année, on est très bien servi. Et pour les premières expériences françaises, Gallimard et Grasset (nous évoquions Olivia Elkaïm plus haut) font très fort. « L’Inachevée » de Sarah Chiche (Grasset) débute par un sirupeux « Et puis, très tranquillement, j’ai choisi de vivre » qui lui sert d’élan pour désincarner la violence d’une mère pour sa fille, et mieux faire naître l’amour -des hommes- et la force -de vivre et d’écrire. Un roman pas dupe, strident et rassurant. Grand coup de cœur. Comme « Une éducation libertine » de Jean-Baptiste Del Amo (Gallimard), roman historique (la France bourgeoise du siècle des Lumières) et très osé récit d’apprentissage (homosexualité, prostitution masculine, libertinage) porté par une écriture sexuée. Une écriture sexuée, version plus luxuriante, sera à l’œuvre chez Frédéric Ciriez dans « Des néons sous la mer » (Verticales), qui présente un sous-marin devenu un bordel. Avec « La Meilleure part des hommes », Tristan Garcia radiographie les années 80 parisiennes et l’arrivée du sida (on y remarquera deux personnages très inspirés de Didier Lestrade et Guillaume Dustan) pour mieux pointer nos trahisons d’aujourd’hui. Pas de trahison pour Tristan Jordis : ce qui devait être un reportage dans le quartier de la porte de la Chapelle, à Paris, est devenu un brillant roman, dont le titre dit tout (« Crack », Le Seuil). Deux très forts romans étrangers chez Stock. Tous deux autobiographiques. A partir du départ forcé de la famille du narrateur pour l’Allemagne, « Le Soldat et le gramophone » du jeune Sasa Stanisic (mère bosniaque et père serbe) organise un patchwork de récits (légendes, marxisme, football) pour « tout transformer en histoire ». Quitte à être cruel et montrer les limites de la fiction. Chez Nami Mun, Américaine d’origine sud-coréenne, c’est l’adolescence de la narratrice qui est recomposée. « La Cosmopolite » sent la rue et la zone, mais surtout l’émotion et le courage. Autres saines découvertes de ce cabinet : Rawi Hage (« De Niro’s Game », Denoël), Aude Walkee (« Saloon », Denoël), « Les Liens du sang » de la Sud-africaine Ceridwen Dovey (Eds Héloïse d’Ormesson), « Décomposition » de J. Eric Miller (Le Masque) Les livres « recensés » dans ce panorama constituent une liste non exhaustive des lectures dont le Cabinet vous rendra compte dans les semaines à venir. Suite à ce panorama, nous commencerons la rentrée en allant voir… des libraires.
Nous sommes allés à Marseille, suivre un livre de sa livraison jusqu’à sa mise en rayon, et avons découvert les critères d’attribution des places. Ensuite, les premiers dont il sera ici question sont Jean-baptiste del Amo, Mathias Enard, Richard Ford, Olivier Poivre d’Arvor, Régis Jauffret, Sasa Stanisic, Sarah Chiche, Eric Bénier-Bürckel et Rodrigo Fresan. 8月12日 Calendrier des expositions à la Maison Européenne de la PhotographieMaison Européenne de la Photographie du 18 juin 2008 au 14 septembre 2008
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Annie Leibovitz - A Photographer's Life, 1990-2005 18 juin - 14 septembre William Klein - Dressage 18 juin - 14 septembre 2008 18 juin - 14 septembre 2008 Sophie Elbaz - L'envers de sol 18 juin - 14 septembre 2008 Site Internet : » www.mep-fr.org "Secrets d'histoire", à Compiègne, jeudi 14 août sur France 2Jeudi 14 août 2008 Napoléon et les femmes Nous serons en Corse, mais aussi au château de la Malmaison, de Compiègne, et de Fontainebleau, pour comprendre les relations compliquées de l’Empereur avec Joséphine puis avec Marie-Louise, qui toutes les deux ont connu la face cachée et parfois tortueuse, du vainqueur d’Austerlitz. Un portrait sans retouche : deux heures d’épopée et de découverte dans les alcôves de l’Empire… Stéphane Bern retracera l’itinéraire de la très élégante Joséphine de Beauharnais, sa passion pour les arts, la cuisine, la mode, qui, aujourd’hui encore, inspire de nombreux artistes. C’est avec et par Joséphine, première femme de l’Empereur, que le style « Napoléon 1er » prendra tout son essor. On découvrira également quels ont été les rapports de Napoléon avec les femmes, avec sa mère dans sa prime enfance jusqu’à son idylle avec Marie Walewska, sans oublier son mariage avec Marie-Louise d’Autriche, qui lui donnera le fils tant attendu, « L’aiglon ». Napoléon, l’homme aux cent victoires et aux cent femmes était-il misogyne ou tout simplement un être autoritaire qui considérait les femmes comme des conquêtes ? La vie entière de Napoléon est jalonnée de ses relations souvent passionnées et parfois ombrageuses avec les femmes. Stéphane Bern, en poussant les portes des lieux qui ont abrité les amours de l’Empereur, nous donne une version inédite du parcours unique de cet homme qui a profondément marqué l’histoire de France et de l’Europe. http://programmes.france2.fr 8月9日 Joyeux Anniversaire à ce blog... trois ans déjà !Et oui, trois ans déjà que j'ai ouvert ce blog, trois ans que j'essaie de l'alimenter au gré des infos culturelles et de mes disponibilités...
Merci à toutes et tous qui passez de temps en temps (comme moi, lol !) visiter cet univers !
Longue vie à ce blog et en route pour une quatrième année !
Bises 8月5日 Pour le Festival d'Aix, l'opéra comme si vous y êtiez sur Rue89[...] Rue89 Marseille et l’INA ont mis en marche la machine à remonter le temps. L’occasion de redécouvrir en images et en sons quelques épisodes glorieux du Festival d’Aix. Avec notamment deux opéras présentés ici dans leur intégralité: "L’Enlèvement au sérail" (1954) et "Don Giovanni" (1952). Mieux qu’à la radio…
1. "Cosi fan tutte" (extraits, 1977) Reportage sur la représentation de "Cosi fan Tutte", de Mozart, avec notamment une interview de Gabriel Bacquier (baryton) dans sa loge. La version de 1977 pour faire -un peu- oublier celle de 2008…
2. "Zaïde" (première répétition, 2008) Première répétition de l’opéra de Mozart mis en scène par Peter Sellars, sous la direction musicale de Louis Langrée, et présenté cette année au Festival d’Aix. Le ténor Russell Thomas tient le rôle du Sultan Soliman.
3. "Don Giovanni" (intégral, 1952) Dans le cadre de la 5e édition du festival, le 8 juillet 1952, retransmission depuis la cour de l’Archevêché du "Don Juan" de Wolfgang Amadeus Mozart. Hans Rosbaud dirige l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire et l’Ensemble vocal de Paris est placé sous la direction de André Jouve. Durée: 2h50.
4. "L’Enlèvement au Sérail" (intégral, 1954) Le 16 juillet 1954 est retransmis en différé à la RTF l’opéra en trois actes de Wolfgang Amadeus Mozart, avec l’Orchestre de la Société des Concerts du conservatoire, dirigé par Hans Rosbaud, et le Choeur du Conservatoire de Paris placé sous la direction d’Elisabeth Brasseur. Durée: 1h53. Pour visionner les videos, clicker sur le lien suivant :
http://www.rue89.com/marseille/pour-le-festival-daix-lopera-comme-si-vous-y-etiez-sur-rue89 8月4日 Alexandre Soljenitsyne, l'écrivain qui a osé décrire les camps soviétiquesAvec sa longue barbe qui le faisait ressembler aux grands intellectuels du 19e siècle, dont Karl Marx, l’écrivain Alexandre Soljenitsyne a consacré sa vie à lutter contre le totalitarisme communiste. Il était avant tout un patriote habité par une force prophétique et d’une détermination incomparable. Il était ainsi certain d'être élu par le destin qui lui avait permis de vaincre un cancer. Avant de pourfendre le système, Soljenitsyne a pourtant été un jeune «Rouge». Né le 11 décembre 1918 dans le Caucase, il adhère aux idéaux révolutionnaires du régime naissant et fait des études de mathématiques. Artilleur, il se bat courageusement contre les troupes allemandes qui attaquent l'URSS en 1941. Mais il met en doute dans une lettre à un ami les compétences guerrières de Staline. Ce courrier va bouleverser son existence: il est condamné à huit ans de camp en 1945. L’histoire d’un détenu ordinaire L'expérience va le marquer dans sa chair mais surtout dans son âme. Libéré en 1953, quelques semaines avant la mort de Staline, il est exilé en Asie centrale et commence à écrire. Le nouveau maître de l'URSS, Nikita Khrouchtchev, donne son feu vert à la publication, dans la revue littéraire non-conformiste Novy Mir, d' «Une Journée d'Ivan Denissovitch». L’histoire d’un détenu ordinaire du Goulag paraît le 18 novembre 1962. Ce récit est une onde de choc. Il fait écho aux souvenirs des millions de gens ayant séjourné dans les camps. Soljenitsyne met des mots sur l’ineffable. Mais le Goulag a encore de belles années devant lui. Un prix Nobel de Littérature et de plus en plus de contraintes Soljenitsyne continue à écrire, mais ses livres, «Le Pavillon des Cancéreux», puis «Le Premier Cercle» ne sortent qu'en «samizdat», ces éditions clandestines traquées par le régime, et à l'étranger, où ils connaissent un grand succès. Monument intellectuel, sa stature le protège encore. Mais lorsqu'il reçoit le Prix Nobel de Littérature en 1970, il renonce à aller à Stockholm, craignant ne pouvoir rentrer dans l'URSS de Léonid Brejnev. Expulsé d’URSS en 1974 Alors que les pressions du KGB s’intensifient, que son premier mariage se consume, Soljenitsyne termine l'oeuvre de sa vie, «l'Archipel du Goulag», une grande fresque historico-littéraire sur les camps. Elle sera publiée à Paris en 1974. Le Kremlin éructe, expulse le citoyen Soljenitsyne vers l'Occident. Il vit d'abord en Suisse, puis s'établit aux Etats-Unis, dans le Vermont. Il est reçu dans l'émission Apostrophes de Bernard Pivot en avril 1975. Le camp d’en face découvre alors que l'homme qui avait fait trembler Moscou est un conservateur orthodoxe et slavophile, souvent très critique à l'égard de sa société de consommation. Le difficile retour d’exil En 1994, il retourne triomphalement dans la nouvelle Russie, mais il a du mal à trouver sa place dans ce nouveau monde. Il exprime des vues partagées par ses compatriotes, demandant la peine de mort pour les terroristes ou approuvant l'intervention de l'armée en Tchétchénie, mais reste nostalgique. Malgré un rapprochement avec Poutine sur la fin de sa vie, il ne reconnaît plus sa Russie éternelle. «Un être humain ressemble à une plante. Lorsqu'on l'arrache d'un lieu et qu'on le rejette au loin, cela dérange des centaines de racines minuscules et de centres nerveux», avait-il déclaré en arrivant en Occident en 1974, à l’aube de vingt années d’exil. 20Minutes.fr, éditions du 04/08/2008 - 17h03 8月3日 Tout plein d'expos pour ceux qui bougentLes petits lous (et loutes ! mdr !) j'ai actualisé mes liens relatifs aux expos à l'étranger, en province et en Ile de France. Vous avez de quoi faire pour peu que le beau temps ne soit pas de la partie, et même s'il fait un soleil radieux car il y a des expos incontournables et, pour n'en citer qu'une, celle sur Turner à New York !
Bonnes visites ! 8月2日 Joyeux Anniversaire Muriel Robin !Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de Muriel Robin. Pour l'occasion voici le sketch "Le Noir"
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