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日志


7月30日

Rencontres du Livre de Nancy

LEXPRESS Livres 11/07/2008

Françoise Rossinot, animatrice des Rencontres du Livre et épouse du maire de Nancy, va donner du retentissement à la 30e édition du Livre sur la place (du 18 au 21 septembre prochain), le premier Salon de la rentrée littéraire. Françoise Rossinot invite les amateurs de littérature à élire le meilleur ouvrage de langue française des trente dernières années. Libre à eux de désigner l'un des 30 livres présélectionnés par Lire, la ville de Nancy, L'Est républicain et les libraires associés, ou de faire un autre choix. Parmi les auteurs en lice: Marguerite Duras, Julien Green, Nathalie Sarraute, Amélie Nothomb ou Léonora Miano. Du 10 juillet au 10 septembre, le lecteur électeur vote à l'aide d'un bulletin papier disponible à Nancy, ou en ligne : www.lelivresurlaplace.nancy.fr
7月29日

Michel Serrault, un an déjà !

Né à Brunoy le 24 janvier 1928
Décédé à Honfleur le 29 juillet 2007

Pour penser à lui en souriant, voici quelques unes de ses citations :

«Le rire doit être construit, basé sur la réalité de la vie, sur des faits communs. La folie, oui, mais avec un cadre.»
[ Michel Serrault ] - Extrait du journal Le Figaro Magazine - 31 mars 2001

«Si l'acteur ne bouscule pas la réalité pour aller plus loin dans les émotions ou dans le rire, ce n'est plus un artiste.»
[ Michel Serrault ] - Extrait du journal Le Figaro Magazine - 31 mars 2001

«Si je ne suis pas devenu prêtre, c'est à cause des voeux de chasteté.»
[ Michel Serrault ] - Extrait de la revue Bonne Soirée - 24 Février 1993

«Je n'ai plus peur de la mort depuis que j'ai appris que je ne serai pas le premier à passer par là.»
[ Michel Serrault ]

«Aurais-je un jour la possibilité d'exercer un métier qui ne me ferait pas perdre le goût de m'amuser ?»
[ Michel Serrault ] - Vous avez dit Serrault ?


«Un acteur est quelqu'un qui doit inventer, se laisser porter par son invention. Il est essentiel de donner un plus, de ne pas se contenter d'être un serviteur aveugle et ignare.»
[ Michel Serrault ] - Extrait du journal Le Figaro Magazine - 31 mars 2001

g900

Des e-books disponibles gratuitement sur internet

Je vous livre le lien vers un site d'étudiants qui propose de télécharger des e-books de littérature française :
Une belle occasion de relire les classiques !

Festival de Deauville

Carole Bouquet présidera la 34e édition

NOUVELOBS.COM | 21.07.2008 | 18:11

Le jury de la 34ème édition du festival américain de Deauville sera présidé par la comédienne française Carole Bouquet. Le festival se déroulera du 5 au 14 septembre.

La comédienne Carole Bouquet (AP)

La comédienne Carole Bouquet (AP)

Les organisateurs de la 34e édition du Festival du cinéma américain de Deauville ont révélé, lundi 21 juillet, le nom de la prochaine vedette qui présidera le jury : la comédienne Carole Bouquet.
Révélée en 1977 par "Cet obscur objet du désir" de Luis Bunuel, l'actrice a reçu le César de la meilleure actrice en 1990 pour "Trop belle pour toi" de Bertrand Blier avec qui elle avait déjà tourné "Buffet froid" (1979). Elle s'est également illustrée dans des téléfilms ("Le Rouge et le Noir", "Ruy Blas") et au théâtre. Elle a notamment incarné Phèdre en 2002, dans une mise en scène de Jacques Weber et plus récemment Bérénice, de Lambert Wilson.

La composition du jury

Carole Bouquet sera entourée de réalisateurs-comédiens français comme Edouard Baer, Pierre Jolivet et Cédric Kahn, mais aussi des réalisateurs israélien Ronit Elkabetz et belge Bouli Lanners, de la comédienne portugaise Leonor Silvera, du décorateur et directeur artistique américain Dean Tavouleris et du réalisateur roumain Cristian Mungiu.
Le jury décernera le 14 septembre le Grand prix et le Prix du jury.

Onze films en compétition

Onze films sont en compétition pour cette 34e édition comme "Afterschool" d'Antonio Campos, "American Son" de Neil Abramson, "Ballast" de Lance Hammer ou encore "Sunshine Cleaning" de Christine Jeffs.
Au cours du festival, des hommages seront rendus au réalisateur, producteur et comédien Spike Lee, à la comédienne Parker Posey, au comédien et réalisateur Ed Harris ainsi qu'au réalisateur Mitchell Leisen.
En 2007, le Grand prix avait été décerné au thriller "The Dead Girl" de Karen Moncrieff, une intrigue glauque relatant la découverte du corps d'une jeune fille dans un champ et des bouleversements que celle-ci engendre. Le Prix du jury était revenu à "Never Forever" de la réalisatrice sud-coréenne Gina Kim, qui retrace les difficultés d'un couple dans l'impossibilité d'avoir des enfants.
7月28日

Une citation... à lire !

Un livre a toujours deux auteurs :
celui qui l'écrit et celui qui le lit.

[ Jacques Salomé ]
Extrait de Si je m’écoutais, je m’entendrais

Avec Chahine, le cinéma arabe perd une grande voix engagée

Une grande voix du monde arabe s’est éteinte dimanche. Le cinéaste égyptien Youssef Chahine est mort à l’age de 82 ans, un mois après être tombé dans le coma à la suite d’une hémorragie cérébrale, et après une longue hospitalisation à Paris.

C’est une voix qui manquera, à la fois pour son talent de narration cinématographique et pour les positions courageuses qu’il défendait et qui lui ont valu de faire face à la censure, aux pressions du pouvoir (il effectuera même un séjour en prison en 1984 pour avoir défié la censure) comme des intégristes de tous poils.

Il dénonçait à la fois la bêtise, la corruption, les tares sociales et l’inefficacité du régime égyptien, mais aussi la montée de l’intolérance religieuse, la pression des intégristes et leur poids croissant dans la société égyptienne et arabe en général. L’un de ses films les plus connus, « Le Destin », sorti en 1997, est une dénonciation de l’intégrisme dont il estimait que la misère et la corruption faisaient le lit.

Youssef Chahine défendait un humanisme en régression dans le monde arabo-musulman face à la montée d’une intolérance qui l’inquiétait et l’attristait.

Elevé dans la religion catholique, issu d’un père libanais et d’une mère égyptienne, et marié à une Française, Youssef Chahine a grandi à Alexandrie, alors une ville cosmopolite et ouverte, à laquelle il consacrera d’ailleurs une partie de son oeuvre, et où il sera inhumé. C’est aux Etats-Unis qu’il se forme aux techniques du cinéma, sans perdre pour autant ses racines profondément égyptiennes.

En 1997, il reçut un hommage du festival de Cannes pour l’ensemble de son oeuvre.(Voir la vidéo)


 

Youssef Chahine défendra ses valeurs jusqu’au bout, comme le montre la bande annonce (ci-dessous) de son tout dernier film, « Le Chaos », sorti en 2006, et coréalisé avec Khaled Youssef. Un film qui porte le fer dans les plaies de l’Egypte actuelle, la corruption, le népotisme. A plus de 80 ans, Youssef Chahine s’y montrait sans complaisance. (Voir la vidéo)


 

Youssef Chahine était aussi un amoureux des comédies musicales, qui ont été la marque de fabrique du cinéma égyptien. On ne résiste pas à la tentation de vous offrir cette conférence de presse commune avec … Dalida, la chanteuse née au Caire, autre incarnation de cette Egypte cosmopolite chère au réalisateur, qui la fit jouer dans un de ses films (Voir la vidéo):


 

Parmi les derniers travaux importants de sa longue carrière cinématographique (voir ici sa filmographie complète), figure cette participaition au film collectif de reflexion sur le 11 septembre (Voir la vidéo):


 

Avec la mort, il y a près d’un an, de l’écrivain égyptien Naguib Mahfouz, à l’age de 94 ans, la disparition de Youssef Chahine marque la fin d’une génération d’intellectuels et d’artistes égyptiens marquée par les combats politiques, culturels et sociaux du XX° siècle, et qui ont assisté, impuissants, à la montée d’intégrismes qui sont la négation de toutes leurs valeurs. Qu’il s’agisse de Mahfouz ou de Chahine, ils laissent heureusement une oeuvre considérable, dont l’influence se fera sentir encore longtemps.

Rectifié le 27/07/2008: correction de l’âge de Chahine, 82 ans et pas 84. Merci à l’internaute qui nous l’a signalé.

Par Pierre Haski | Rue89 | 27/07/2008 | 12H45
7月22日

"Passions d'Opéra", sur Arte

Mercredi 23 juillet 2008 sur Arte, 21h00
Soixante ans d'art lyrique à Aix-en-Provence
Passions d'opéra


Réalisé par : Philippe Béziat

Le Festival d'Aix-en-Provence fête en 2008 ses 60 ans d'existence. Sept personnalités qui ont permis l'essor de ce grand rendez-vous lyrique - dont l'actuel directeur du festival, Bernard Foccroulle, le compositeur Pascal Dusapin ou le metteur en scène Peter Sellars - évoquent sa création et ses temps forts mémorables. A partir de documents d'archives inédits, c'est un véritable pan de l'histoire de l'art lyrique que dévoile ce document. L'occasion de mieux cerner le rôle joué, au fil des ans, par le festival d'Aix-en-Provence dans le renouvellement des canons artistiques qui régissent l'opéra.

http://www.programme.tv/passions-d-opera-1257983.php

7月20日

Et vous, qu'allez vous lire pendant l'été ?

Classiques, polars, BD, essais... Piochez dans les choix de lecture de Rue89 : et vous, qu'allez vous lire cet été ? (Par Rue89 | 19/07/2008)

Voyager

Musique - Pascal Riché, Rédacteur en chef (Mon Oeil!)
Le temps où nous chantions de Richard Powers

Je suis tombé dans "Le temps où nous chantions", poussé par traîtrise par Hubert Artus, qui m'a mis ce gros poche dans les mains. C'est une rhapsodie américaine comme on les aime, l'histoire d'une famille dont le père est allemand et juif, la mère noire et le ciment musical. Dès les premières pages, on est entouré de musique: classique, jazz, gospel, blues. Les enfants sortent de ce cocon de notes pour découvrir le chaos cacophonique de l'Amérique des années 60, sur fond de tensions raciales. Ces cinq vies, celle des parents et celles des enfants, sont des mélodies qui s'entrelacent pour former un oeuvre d'une grande force et d'une grande humanité. (Poche: ed 10/18, 1045 pages)

 

Pages américaines - Benjamin Legrand, scénariste (Le Bronx)
Sur la route de Corman Mac Carthy

 Je ne serai pas sur la plage. Du tout. Choix des livres? Comment proposer "Sur la Route" de Corman Mac Carthy sans que les vacanciers ne se flinguent? Ou "The Religion", de Tim Willocks, que je suis en train de traduire, qui n’est donc pas encore sorti et qui est un livre extraordinaire? A part ça, eh bien mon conseil serait de lire ou relire tout Corman Mac Carthy et tout Russel Banks... Vu l’intelligence et la masse de pages, on peut même tenir plusieurs étés.

Mort et montagne - David Servenay, journaliste

Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer

 Pour aller à la plage cet été, autant passer par la montagne. Histoire de respirer un grand bol d'air et d'idées. Comme souvent dans les livres qui s'attardent sur les cîmes, il est question de vie et de mort. Attention, les trois ouvrages suivants flirtent plutôt avec l'abîme. D'abord, l'une des plus belles enquêtes journalistiques qu'il m'ait été donné de lire ces dix dernières années. L'auteur, Jon Krakauer, est aussi un journaliste spécialisé montagne. En 1996, il accompagne une expédition sur l'Everest, année où les cordées se bousculent pour parvenir sur le toit du monde. En 24 heures, 8 personnes vont mourir dans leur tentative de parvenir au sommet. Krakauer était là, il raconte pas à pas, dans le souffle des agonisants, en ayant pris soin de reconstituer, après une longue enquête, la version des uns et des autres. C'est aussi palpitant qu'effrayant. Une plongée dans l'âme des hommes, en général pour le pire. Si vous ouvrez ce livre, vous ne le refermerez pas. (Ed. Guérin (indisponible précise leur site) ou Presses de la cité, 310p., 18€).

Et aussi: "Un homme des cimes", de Jean-Michel Asselin; "Berhault", de Michel Bricola et Dominique Potard.

Réfléchir

Poids lourds - Docteur Panel, sondologue (Docteur Panel)
La stratégie du Choc de Naomi Klein

Mon livre de l'été -mais attention : il pèse une tonne, il est à microfilmer ou à scanner et à emporter sous forme de e-book si on veut voyager léger. Il est assez déprimant sur la nature humaine, mais on sort de l'été plus instruit qu'on y entre. Et puis ça donne de furieuses envies de faire de la politique. Histoire de dire qu'on peut ne pas se laisser aller à l'abattoir sans donner sur le chemin quelques coups de sabots bien placés. Peut-être quelques vocations se révéleront-elles à la rentrée? Vu la somme il dure bien tout l'été. Prévoir en complément quelques BD, romans ou magazines bien "feelgood" et futiles pour alterner les zones du cerveau sollicitées.
(Ed. Actes Sud, 669p., 25€).

 

Pensées - Françoise Benhamou, professeur d'économie (En pleine culture)
Le gouvernement de soi et des autres de Foucault

 'Les gens indispensables ne meurent jamais' d'Amir Gutfreund pour le titre, pour l'espoir un peu quand même. Et aussi, profiter de la récente publication (janvier 2008) du cours de Michel Foucault au collège de France prononcé en 1983 (Le gouvernement de soi et des autres) pour lire son cours de 1976 ("Il faut défendre la société", même éditeur) qui a été le premier publié, il y a onze ans. (Ed. Seuil, 382p., 27€).

 

Et aussi: "Les raisins de la colère", de John Steinbeck.
Vichy, Weimar - Jean-Yves Camus, chercheur
 
Un paradoxe français de Simon Epstein

"Un paradoxe français, antiracistes dans la Collaboration; antisémites dans la Résistance": un important ouvrage de l'historien israélien qui poursuit sa réflexion sur le glissement progressif d'une partie du milieu dreyfusard et d'une partie de la gauche vers l'appui à la Révolution nationale et aux lois antisémites de Vichy. (Ed. Albin Michel, 622p., 28€).

 

Et aussi: "Réprouvés", de Ernst Von Salomon.

Rire

Humour, bébés et administration - Laurent Mauriac, directeur général de Rue89
D'un point de vue strictement administratif de Francis Mizio

Je vais lire ce dernier livre de Francis Mizio, amoureux du Poulpe et blogueur à Rue89 (Le système gesticulatoire). Cet ouvrage est drôlissime, m'a-t-on assuré de très bonne source. (Ed. Baleine - La Martinière, 270p., 13€) Je vais aussi relire Un bébé toute seule (Ed. Flammarion, 189p., 18€) de Guillemette Faure et Mes vacances ratées avec Nicolas Sarkozy (Ed. Ramsay, 113p., 12€) de Guillemette Faure. Ils appartiennent à des registres différents. Leurs deux auteurs, qui ont en commun de porter le même nom, doivent être très dissemblables. (Au moins une Guillemette est journaliste et blogueuse à Rue89)

Et aussi: "N'oublie pas de vivre", de Goethe; "La tradition des exercices spirituels", de Pierre Hadot.

Intégrale - Pierre Grundmann, journaliste
 
Terms of endearment de Larry McMurtry

Terms of endearment, Larry McMurtry (en anglais). Pour retrouver la quinquagénaire Aurora et sa troupe d'amoureux excentriques, dans un Texas qui ne ressemble pas à celui de Bush. Comme toutes les sagas de McMurtry, "Desert Rose", "Last Pictures Show", du mélo au second degré, on se laisse manipuler avec plaisir et on rit. (Certains romans ont été traduits).(Ed. Orion, 416p., 9,38€).

 

Et aussi: "Les Confessions", de Jean-Jacques Rousseau.

Classiques

Polar - Chloé Leprince, journaliste
Le Dalhia noir de James Ellroy

 Je vais tenter Ellroy en commençant -comme tout le monde- par "Le Dalhia noir" parce qu'un garçon m'a dit un jour qu'une fille désirable qui aimait Ellroy, ça ne peut pas vraiment exister. Evidemment, je me demande dans quel camp je dois me placer...

Moulins - Nestor Roméro, professeur (Restez assis les enfants!)
 
El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha de Cervantes

Je lirai "El ingenioso hidalgo don Quijote de la Mancha" pour la première phrase, ''En un lugar de la Mancha, de cuyo nombre no quiero acordarme...'', intraduisible, et la dernière, ''... y han de caer del todo, sin duda alguna. Vale.'', intraduisible, et, entre deux, les histoires contées par le manchot sublime, celle, par exemple, de ces moulins qui font tant rire les enfants du monde entier, don Quijote n'en a cure, ce n'est pas lui le fou, non, ce sont bien des géants ignobles qui tentent sans fin, agitant leurs bras décharnés, de soumettre le monde. Et rien d'autre, el Quijote suffit.

Fantastico-initiatique - Augustin Scalbert, journaliste
 
Manuscrit trouvé à Saragosse de Potocki

 "Manuscrit trouvé à Saragosse", de Jean Potocki, un roman picaresque, onirique, historique, fantastique, érotique et initiatique écrit au tout début du XIXe siècle dans une langue française très belle, quoiqu'un peu touffue, par un aristocrate polonais, et rempli de duels, d'aventures, de pendus, de femmes lascives et de mises en abyme. Par une nouvelle mise en abyme, le manuscrit original du "Manuscrit" a été perdu puis retrouvé.

Marie-Antide, cadre (Parisantbul)
 
Le mythe de Sisyphe de Camus

Je profite de ne plus passer mon temps à courir le monde pour retrouver mon "amant" littéraire à savoir Camus "Le mythe de Sisyphe" et "l'Homme révolté". Une infidélité en vue toutefois avec Romain Gary Les racines du ciel le tout ponctué d'albums toujours hilarants d'Aggripine.

Familles

Chine, Afrique et banlieues - Pierre Haski, président de Rue89 (Chinatown)
Le village de l'Allemand de Boualem Sansal

 Un exercice d'écriture courageux, liant les banlieues françaises, les islamistes du Maghreb et la Shoah. Qui prend le lecteur et ne le lache plus, à travers l'histoire de deux frères algériens en France, qui découvrent le parcours de leur père et plongent dans la tragédie de l'histoire, de toutes les histoires.
(Ed. Gallimard, 263p., 17€).

 

Et aussi: "Brothers", de Yu Hua; "Les belles choses que porte le ciel", de Diwan Mengestu.
Grand Est - Ophélie Neiman, journaliste
Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel

 Dans "Les âmes grises", déjà, j'avais été remuée par la description glaciale et ferreuse qu'il montrait de la Lorraine. Cette fois-ci, c'est cette autre région que je connais bien, l'Alsace, qu'il dessine comme toile de fond d'un drame d'après guerre. Dans ces descriptions, beaucoup d'odeurs qui me touchent. Et puis, au premier plan, la méfiance viscérale du groupe face à l'Autre. Un livre qui s'annonce bien. (Ed. Stock, 400p., 21,50€).

 

Et aussi: "Élégie pour un Américain", de Siri Hustvedt.
Dérives - Soph, dessinatrice (Soph's strip)
Double vie de Tim Parks

 Je ne connaissais pas l’auteur (anglais), mais le roman est captivant, passé le temps de l’adaptation déconcertante au début à une certaine polyphonie, le lecteur est happé par l’histoire complexe des protagonistes, ou tout dérape quand le calme et le bonheur auraient enfin dû s’installer... Ai passé les 200 premières pages, je ne lâche plus ce livre... Ma meilleure surprise de lecture depuis "Ambiguïtés" de Perlman (Ed. Actes Sud, 516p., 10,50€).

 

Et aussi: "Calvin et Hobbes", de Bill Watterson.
Lettres anglaises - Elodie Cuzin, journaliste (Ibère Espace)
De la beauté de Zadie Smith

Parce que des années après avoir lu son premier livre, "Sourires de loup", je pense encore de temps en temps à certains de ses personnages, comme d’anciens voisins perdus de vue. (Ed. Gallimard, 545p., 23,50€).

Et aussi: "Cosas que hacen BUM", de Kiko Amat

20080719Bouquinsmosaique
Bon, dans cette sélection, je choisis le pavé de Naomi Klein, même si ça doit encore me faire cogiter !!!
7月17日

Ho baby tiger, I kiss you, wouah wouah...

 
Vidéo mise en ligne par noriko75

Une citation... au hasard !

Le hasard sait toujours trouver
ceux qui savent s'en servir.


[ Romain Rolland ]
Extrait de Jean-Christophe

7月15日

Le Polar américain - Action Christine Paris

Lieu : Action Christine - Paris
Dates : du 16 Juillet 2008 au 19 Août 2008

Cinéma Action Christine, 4 rue Christine, 75006 Paris - Renseignements : 01.43.25.85.78

Mercredi 16 juillet
'Scarface' d'Howard Hawks
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Jeudi 17 juillet
'Les Passagers de la nuit' de Delmer Daves
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Vendredi 18 juillet
'Quand la ville dort' de John Huston
14h, 16h30, 19h, 21h30

Samedi 19 juillet
'Assurance sur la mort' de Billy Wilder
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Dimanche 20 juillet
'Le Facteur sonne toujours deux fois' de Tay Garnett
14h,16h30,19h, 21h30

Lundi 21 juillet
'En quatrième vitesse' de Robert Aldrich
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Mardi 22 juillet
'L'Enfer est à lui' de Raoul Walsh
14h, 16h30, 19h, 21h30

Mercredi 23 juillet
'Deux mains dans la nuit' de Robert Siodmak
18h, 20h, 22h

Jeudi 24 juillet
'Les Amants de la nuit' de Nicholas Ray
18h, 20h, 22h

Vendredi 25 juillet
'Le Bord de la rivière' d'Allan Dwan
18h, 20h, 22h

Samedi 26 juillet
'Pendez-moi haut et court' de Jacques Tourneur
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Dimanche 27 juillet
'Le Grand sommeil' d'Howard Hawks
14h, 16h30, 19h, 21h30

Lundi 28 juillet
'Le Baiser du tueur' de Stanley Kubrick
18h, 20h, 22h

Mardi 29 juillet
'L'Enfer de la corruption' de Abraham Polonsky
18h, 20h, 22h

Mercredi 30 juillet
'La Nuit du chasseur' de Charles Laughton
18h, 20h, 22h

Jeudi 31 juillet
'Le Port de l'angoisse' de Howard Hawks
18h, 20h, 22h

Vendredi 1er août
'Le Grand état' d'Anthony Mann
18h, 20h, 22h

Samedi 2 août
'Mark Dixon, détective' d'Otto Preminger
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Dimanche 3 août
'La Dame de Shangai' d'Orson Welles
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Lundi 4 août
'La Rue de la mort' d'Anthony Mann
18h, 20h, 22h

Mardi 5 août
'L'Ennemi public' de William A.Wellman
18h, 20h, 22h

Mercredi 6 août
'Ultime razzia' de Stanley Kubrick
18h, 20h, 22h

Jeudi 7 août
'Ça commence à Vera Cruz' de Don Siegel
18h, 20h, 22h

Vendredi 8 août
'Du plomb pour l'inspecteur' de Richard Quine
18h, 20h, 22h

Samedi 9 août
'Les Tueurs' de Robert Siodmak
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Dimanche 10 août
'Traquenard' de Nicholas Ray
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Lundi 11 août
'Né pour tuer' de Robert Wise
18h, 20h, 22h

Mardi 12 août
'L'Enigme du Chicago Express' de Richard Fleischer
18h, 20h, 22h

Mercredi 13 août
'Le Carrefour de la mort' de Henry Hathaway
18h, 20h, 22h

Jeudi 14 août
'Règlements de comptes' de Fritz Lang
18h, 20h, 22h

Vendredi 15 août
'Laura' d'Otto Preminger
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Samedi 16 août
'The Naked Kiss' de Samuel Fuller
14h, 16h, 18h, 20h, 22h

Dimanche 17 août
'Le Privé' de Robert Altman
14h, 16h30, 19h, 21h30

Lundi 18 août
'La Septième victime' de Mark Robson
18h, 20h, 22h

Mardi 19 août
'High Sierra' de Raoul Walsh
18h, 20h, 22h

http://www.evene.fr/culture

«Pour le livre, contre la dérégulation» - Mobilisation pour la loi Lang

Par BibliObs.com

Dans ses pages Débats du mercredi 2 juillet, «Le Monde» publie une tribune intitulée «Pour le livre, contre la dérégulation», signée par des éditeurs, des écrivains, des libraires - et même un libraire en ligne: Chapitre.com -, des traducteurs, tous unis pour déclarer: «la loi Lang du 10 août 1981 n'est ni obsolète ni corporatiste. Si elle mérite un débat, c'est pour la rendre plus vivante et plus forte encore». La liste est longue, qui va d'Alain Finkielkraut à François Bégaudeau, en passant par Jean Echenoz, Annie Ernaux, Antoine Gallimard, Teresa Cremisi, Erik Orsenna, Michel Onfray, Anna Gavalda, Jérôme Garcin, Bernard Pivot, Patrick Poivre d'Arvor, Françoise Nyssen, Olivier Nora, Michel Serres...

Cette affirmation de leur attachement à la loi sur le prix unique du livre (loi Lang) intervient après que deux députés UMP ont proposé un amendement à cette loi dans le cadre du projet de modernisation de l'économie. Cet amendement a finalement été retiré, mais les professionnels ont senti le vent du boulet: pour eux, et malgré les dénégations de la ministre de la Culture Christine Albanel, la loi sur le prix unique semble bien dans le collimateur de la majorité.

L'amendement laissait entendre qu'en réduisant à six mois au lieu de deux ans le délai durant lequel on ne pouvait pratiquer de rabais sur le prix d'un livre, on éviterait qu'un certain nombre de livres ne finissent au pilon (un petit coup d'écologie) et on permettrait aux plus démunis d'acheter des livres (un petit coup de pouvoir d'achat).

Les signataires estiment quant à eux que la déréglementation profiterait aux grandes surfaces, aux clubs et aux sites de vente en ligne, au détriment des libraires indépendants. Pour eux, la loi Lang permet d'éviter que ne règne, tout simplement, la «loi de la jungle».

Rushdie décroche le Booker des Bookers

En 1981 sortait Les Enfants de minuit, le chef-d'œuvre de Salman Rusdhie. Cette grande fresque raconte, dans un style proche du réalisme de Gabriel García Márquez, l'histoire de l'Inde à travers le personnage de Saleem Sinai. Comme son créateur, Sinai est né en 1947, au moment où l'Inde accédait à l'indépendance. Le livre eut un tel retentissement qu'il finit par symboliser toute une génération. Il marquait une étape importante pour la littérature indienne en anglais. Tous les ouvrages parus ensuite ne cessèrent de s'en réclamer ou au contraire de vouloir s'en démarquer.

Les jurés du Booker Prize, la plus prestigieuse récompense littéraire britannique, ne s'y étaient pas trompé en distinguant Les Enfants de minuit l'année de sa sortie. Vingt-sept ans plus tard, le 10 juillet 2008, le roman vient d'obtenir le Booker des Bookers, un prix spécial décerné par les lecteurs pour honorer le meilleur livre parmi tous ceux qui ont reçu ce prix. Accompagné par son frère Zafar, à qui était dédié Les Enfants de minuit, Milan Rushdie, le plus jeune fils du grand écrivain, a reçu la récompense au nom de son père.

L’album des écrivains : Max Pol Fouchet parle de Simone de Beauvoir

Chaque jeudi, en partenariat avec l’Institut National de l’Audiovisuel, LibéLabo propose un document filmé. Cette semaine: Max Pol Fouchet parle de Simone de Beauvoir.

Max Pol Fouchet critique “Mémoires d’une jeune fille rangée” de Simone de Beauvoir, qui “regarde les vingt premières années d’un oeil clinique”. (Lectures pour tous,14/01/1959).

Durée: 9m32s. Attention: la vidéo peut être un peu longue à démarrer.

Clicker sur ce lien : http://www.libelabo.fr/2008/07/10/lalbum-des-ecrivains-max-pol-fouchet/

© Ina, en partenariat avec Liberation

Max Pol FOUCHET à propos du livre "Mémoires d'une jeune fille rangée" de Simone DE BEAUVOIR

Émission Lectures pour tous

Année 14/01/1959

Durée 00h09m32s

7月11日

le Cinéma en plein air à La Villette devient payant

La grande nouveauté de la nouvelle édition du Cinéma en plein air au parc de La Villette, dans le 19e arrondissement de Paris, sera... son prix. Pour la première fois depuis dix-huit ans, les spectateurs devront s'acquitter de la somme de 2 euros à leur entrée sur la pelouse du Triangle. http://www.lemonde.fr/culture/article/2008/07/10/a-paris-le-cinema-en-plein-air-a-la-villette-devient-payant_1068784_3246.html#ens_id=1068790
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7月10日

Cinéma en plein air, La Villette

Pour tout savoir des séances de cinéma organisées cet été à La Villette :
7月8日

Lire au jardin…

Lire au jardin…

Depuis 5 ans en juillet et août, des dizaines de bibliothécaires de la Ville de Paris, en partenariat avec des associations et des acteurs de la vie locale, viennent à la rencontre des riverains dans les squares et les jardins publics, avec des histoires plein leur cabas…

Facilement visibles grâces à leurs installations temporaires, composées de parasols et tapis, les bibliothécaires et animateurs font découvrir à tous, petits et grands, histoires, contes et albums, à écouter, lire ou feuilleter en toute tranquilité.

Avec 18 bibliothèques participantes, cette initiative poursuit cette année encore son objectif de promotion de la lecture, notamment auprès d’enfants qui restent parfois à Paris pendant les vacances.

Une opération menée main dans la main avec les associations
Ces actions hors les murs sont désormais ancrées dans le tissu social et associatif des quartiers. A l’initiative d’actions de lutte contre l’illettrisme, les bibliothèques participent à la restauration du lien social, à la réappropriation des espaces publics par les habitants du quartier…

Depuis 2006, de nouveaux partenaires, renforcent les actions hors les murs menées par les bibliothèques avec l’association LIRE à Paris : Lire et faire lire, ATD Quart monde, les Petits débrouillards, centres d’animations, ludothèques et associations locales multiples (Espace 19, PROMES, le Petit Ney, Archipelia, les Communards, Friche-moi-la paix…).

En 2007, ces rendez-vous autour de la lecture ont attiré près de 3 000 participants. (http://www.paris.fr)
 
Soyez les bienvenus dans les lieux suivants :

 

 Arrondissement

 Lieu

  Dates

 Jours

 3e

 Square du Temple

 juillet - août

mardi : 10h30 - 12h30

vendredi : 16h - 18h 

 12e

 Jardin de la Baleine

 juillet - août

 mercredi & vendredi : 17h - 18h30

 12e

 Square rue de Cîteaux

 juillet - août

 jeudi : 16h - 18h

 15e

Parc Citroën 

 juillet - août

 mercredi : 15h30 - 16h30

jeudi : 10h30 - 11h30

 17e

 Square des Batignolles

 juillet

 mercredi : 16h - 18h

 17e

 Parc Clichy Batignolles

 juillet - août

 jeudi : 16h - 18h

 18e

 Square Léon

 juillet - août

mardi : 16h - 18h 

 18e

 Square Marcel Sembat

 juillet - août

 jeudi : 16h - 18h

 18e

 Square de la Moscova

 juillet - août

mardi : 16h - 18h 

 18e

 Square Rachmaninov

 juillet - août

 du mardi au samedi : 17h – 18h

 18e

 Jardin d'Eole

juin

mercredi : 16h - 18h

 de juillet à septembre

 mardi & jeudi : 16h - 18h

 19e

 Square du petit bois

 juillet - août

 jeudi : 16h15 - 18h15

 19e

 Cité Michelet

 juillet - août

 mardi & jeudi : 16h - 18h

 20e

 Square Casque d'or

 juillet - août

mercredi : 16h - 18h30 

 20e

 Parc de Belleville

juillet - août 

mardi : 16h - 18h 

 20e

 Square des Saint-Simoniens (Ménilmontant)

 15 juillet - 14 août

 du mardi au vendredi : 16h30 - 17h30

 20e

 Square de la Salamandre

 d’avril à octobre

 jeudi : 16h30 - 18h30

Il publie «Complots Capitaux». Entretien avec Olivier Delcroix

Par camille tenneson

Marilyn s’est-elle réellement suicidée? Que s’est-il vraiment passé le 11-Septembre? Les Américains ont-ils été les premiers à marcher sur la Lune? Bernard Werber, Philippe Ségur, Benoît Peeters, Michel de Pracontal et une douzaine d’autres ont entrepris de réécrire l’Histoire en livrant leurs théories personnelles mais plausibles, fantasques et (forcément) paranoïaques, sur les épisodes les plus mythiques des dernières décennies. Olivier Delcroix, journaliste au «Figaro Littéraire», a piloté l'ouvrage. Il répond à nos questions

BibliObs. - Comment avez-vous eu l'idée de ce recueil?

Olivier Delcroix. - Pour être honnête c'est lié au 11-Septembre. Les conspirations étaient déjà partout dans l'air et sur internet, et ça n'a fait que progresser. Nous vivons aujourd'hui dans un monde surmédiatisé où les informations sont véhiculées à la vitesse de la lumière. Du coup, on ne sait plus ce qui est vrai ou faux: on nous cache tout, on ne nous dit rien, et tout le monde imagine des complots dans un contexte de paranoïa généralisée.

Madame Michu a des théories sur la mort de Cloclo, de Kennedy, sur tout. Parce qu'elle regarde le 20-Heures et qu'elle va sur internet. Mais ce n'est pas passionnant. Donc je me suis tourné vers des gens qui savent raconter des histoires. Avant tout, je voulais qu'on raconte des belles histoires, comme pour faire un pied de nez à toutes ces théories angoissantes.

BibliObs. - Votre expérience de journaliste a-t-elle influencé votre projet?

O.Delcroix. - Oui, mon expérience a joué, l'information est un matériau que j'utilise. En tant que journaliste, je suis aux premières loges pour apprendre à la manier. Mais pour cette anthologie, je voulais en faire un usage romancé. Quand j'ai débuté, il n'y avait ni portable ni internet. Depuis, tout s'est accéléré: les rumeurs, la pipolisation de l'information, la fabrication de mythologies éclairs, comme Diana, par exemple, qui est devenue en dix ans une icône pop. L'information échappe, et la seule manière de prendre du recul par rapport à l'incertain, c'est d'en faire un roman. L'idée était donc de rassembler des auteurs autour de grandes conspirations d'aujourd'hui, pour qu'ils injectent du romanesque dans la réalité.

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BibliObs. - Comment avez-vous choisi ces auteurs?

O.Delcroix. - Par affinité, par envie et par enthousiasme collectif. Je suis allé les démarcher. Ce sont de belles rencontres. Un tiers d'entre eux sont des scénaristes de bande dessinée (comme Rodolphe, Benoît Peeters, François Rivière), un tiers sont des romanciers de science-fiction (Johan Heliot, Bernard Werber...), un tiers des auteurs de polars (Philippe Coin-Olivier...).

BibliObs. - Avez-vous laissé les auteurs choisir librement les complots? Devaient-ils respecter des consignes particulières?

O.Delcroix. - J'avais une idée très précise et je leur ai imposé beaucoup de contraintes. Mais tous ont joué le jeu. J'avais déjà sélectionné un certain nombre de complots capitaux: je voulais un dosage précis entre des mythologies classiques, qui circulent depuis des décennies sur le net, d'autres conspirations plus récentes, et des affaires politiques. J'ai ensuite demandé aux auteurs de choisir selon leurs affinités. Je leur ai suggéré les complots sur lesquels ils pourraient travailler, c'était souvent du sur-mesure. Par exemple, je discutais avec les frères Guérif. Je savais que Benjamin (Guérif) avait un tempérament littéraire. On parlait de Star Wars, et leurs yeux s'éclairaient: je leur ai proposé d'écrire une nouvelle dessus.

Un des éléments clefs fixés à tous les auteurs était de respecter les faits. Je vous défie de trouver une date fausse! Chacun devait posséder son sujet sur le bout des doigts. Ils ont dû faire un gros travail de recherche. J'ai fait réécrire un certains nombre de nouvelles parce qu'elles étaient trop flottantes.

BibliObs.- Avez-vous également exercé un contrôle sur la part d'imaginaire des nouvelles?

O.Delcroix.- Non, en terme d'imaginaire il n'y a rien de plus sacré qu'un romancier. Je voulais qu'on me surprenne. Je leur ai fait entièrement confiance et j'ai totalement respecté la direction qu'ils voulaient donner à ces complots. Les thèmes et les faits étaient seulement un canevas sur lequel ils pouvaient appliquer leurs grilles romanesques.

BibliObs.- Pourquoi se limiter uniquement à l'histoire de personnalités et d'événements contemporains?

O.Delcroix.- Pour un premier tome, je voulais me limiter à des complots contemporains et principalement américains, parce qu'ils font partie d'une «théologie urbaine» liée à internet. C'est aussi une question de goût. Personnellement, je suis plus intéressé par ces complots et la façon dont on peut leur donner des solutions. Mais le deuxième tome sera plus axé sur des questions historiques, depuis la trahison de Jésus par Judas, par exemple. Ce qui ne changera pas, c'est que la franchise «Complots capitaux» restera un terrain de jeux!

Propos recueillis par Camille Tenneson-http://bibliobs.nouvelobs.com

En vidéo... Que lire cet été ?

Par BibliObs.com

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Faut-il acheter le dernier Fred Vargas ou emporter les «Thibault» de Roger Martin du Gard? Après s'être demandé dans la dernière émission si l'on peut parler de livres à la télévision, l'éditeur Eric Naulleau et le libraire Emmanuel Delhomme donnent leurs conseils de lecture pour l'été (de Sandra Veronesi à Vargas Llosa), dénoncent au passage quelques fausses valeurs à fuir, et s'opposent sur l'intérêt du dernier Anna Gavalda... Pour lancer la vidéo, vous pouvez cliquer ici.

Et vous, au fait, que recommandez-vous pour cet été?