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日志


6月30日

Un dimanche après-midi à Triel sur Seine (78)

Hier après-midi fut un après-midi à la campagne ou presque puisque passé à Tiel sur Seine, lieu de résidence de Véronique Sanson. Nous y sommes allées à trois, trois fans de notre Véro nationale. J'ai profité de ce "pélerinage" pour déposer un courrier dans sa boîte aux lettres, accompagné de la maquette d'un groupe de jazz que j'ai découvert et apprécié lors de la fête de la musique. Depuis, je suis suspendue à mon téléphone en attendant que Véro m'appelle ! mdr ! Bon, on peut toujours rêver.  Nous avons fini la journée dans le jardin, à l'ombre, non pas dans le sien malheureusement, lol !, mais dans le mien. En résumé, un bel après-midi d'été !
Merci Françoise pour ton co-pilotage ainsi que pour le magnifique bouquet.
Nous avons pris quelques photos de Triel et de sa maison que j'ai plaisir à vous faire partager !
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Simone Weil à la biblitohèque de Compiègne

Simone Weil était de passage à la bibliothèque Saint Corneille de Compiègne le 25 juin pour présenter et dédicacer sa biographie intitulée "Une vie", éditée chez Stock. Je n'ai malheureusement pas eu l'info suffisamment tôt pour vous prévenir. En revanche, je vous livre ici quelques photos prises par mon amie bibliothécaires lors de cette soirée. Merci Marina pour ces photos.
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6月27日

Chats sportifs

Pour les amateurs de chats ou tout simplement pour pleurer de rire, je vous recommande cette vidéo : http://fr.youtube.com/watch?v=MeRgRMq-RbY

Fête du cinéma

Profitez de la fête du cinéma qui a lieu dimanche, lundi et mardi prochains !

Pour plus d’infos : http://www.feteducinema.com/

6月26日

"Miroir, mon beau miroir" sur France 2

Vendredi 27 juin, France 2 diffusera une fiction inédite, intitulée "Miroir, mon beau miroir", à 20h50.

D'après le roman "Un bel âge mourir" de Barbara Abel, cette fiction, réalisée par Serge Meynard, réunit Marie-France Pisier, Emilie Dequenne et Malik Zidi.

Résumé :

D’un côté, Marie-Line, splendide femme qui repousse les atteintes de l’âge. De l’autre, Marion, la fille de son mari, Paul. Entre les deux, une maison et surtout Ludo, le fils de Marion. Après la mort suspecte de Paul, Marie Le petit Ludo devient alors la victime innocente d’un duel sans merci entre les deux femmes. Un duel à mort… Contrairement à ce que tous les parents du monde affirment à leurs enfants, les monstres existent bel et bien…

http://jeanmarcmorandini.tele7.fr/article-16544.html183dafb394b0bf56bd34433483311837_29

A ne pas rater pour Marie-France Pisier, cette magnifique actrice au timbre de voix si particulier et unique !

6月25日

60 ans après, intellectuels et écrivains racontent leur "Deuxième Sexe"

LE MONDE | 25.06.08 | 15h30 
A l'occasion du centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir, le film Je veux tout de la vie - La liberté selon Simone de Beauvoir, de Pascale Fautrier et Pierre Séguin, donne la parole à des intellectuels qui expliquent ce que leur a apporté la lecture des oeuvres de la philosophe, et en particulier de son livre Le Deuxième Sexe.

Chaque section du documentaire commence par une lecture d'extraits de cet essai, paru en 1949, devenu le livre de chevet de femmes du monde entier qui s'interrogent sur l'histoire et le devenir de la moitié de l'humanité. "Ce qui m'a fascinée, explique l'historienne Michelle Perrot, c'est cette femme qui affronte sa liberté, ouvre une voie nouvelle, à la fois par ses écrits et par sa manière de vivre."

Des extraits de films d'actualité des années 1950 et 1960 rappellent le destin imposé alors aux femmes - discriminations juridiques, priorité donnée à la formation aux tâches ménagères... Plusieurs interviewées se souviennent de la révolution qu'a représenté l'arrivée de la pilule contraceptive. Simone Veil, qui a défendu la loi autorisant l'interruption volontaire de grossesse, confie comment elle a imposé à son mari sa volonté d'exercer un métier. "Au retour de déportation, je ne savais pas si j'avais été reçue au bac, car j'avais été arrêtée au lendemain de l'épreuve. Je me suis inscrite en droit et à Sciences Po où il y avait encore un concours d'entrée pour les filles, et non pour les garçons. Mon mari ne voulait pas que je travaille : sur ce point, je n'aurais pas transigé."

UN LIVRE "AHURISSANT"

Dans un tel contexte, Le Deuxième Sexe fait l'effet d'une bombe. La fameuse phrase d'ouverture du livre, "on ne naît pas femme, on le devient", prend à contre-pied les idées reçues. "Simone de Beauvoir montre que ce qu'on appelle "la femme" est une construction", commente l'écrivain Danièle Sallenave. Le Deuxième Sexe est un livre "ahurissant", selon Philippe Sollers, car il paraît peu après la guerre, l'effondrement de Vichy et de la collaboration. A cette période, rappelle-t-il, la philosophe vit une passion amoureuse avec l'écrivain américain Nelson Algren. Cette pensée incarnée conduit à ce livre qui, outre la formation intellectuelle de son auteur et sa confrontation avec Sartre, "est écrit à partir d'une expérience vécue".

Sur un plan plus intime, la romancière Dominique Desanti confie comment son mari et elle, qui avaient "horreur du mariage", ont trouvé dans le pacte signé entre Beauvoir et Sartre une voie pour construire leur relation amoureuse et pouvoir "rester soi-même en même temps qu'uni à un autre qui vous est indispensable".


"Je veux tout de la vie - La liberté selon Simone de Beauvoir", LCP-Assemblée nationale, jeudi 26 juin, 20 heures.

Catherine Bédarida

Marilyn Monroe rayonne dans une séquence inédite

60.000 dollars (38.500 euros) sous le marteau. C’est le prix auquel a été cédé, aux enchères à Las Vegas, un film de 47 minutes en couleur réalisé dans les coulisses du tournage des «Désaxés» («The Misfits») de John Huston.

On y voit Marilyn Monroe, sourire jusqu’aux oreilles, se promener entre deux prises aux côtés des autres acteurs du film, Montgomery Clift et Thelma Ritter, dans le désert du Nevada. On est en 1960. Marilyn joue le rôle de Roslyn, une femme divorcée à la beauté fascinante qui se lie avec un cowboy. Le film est déjà diffusé sur le Net. Et non, rien à voir avec la sextape qui aurait été tournée en noir et blanc dans les années 50, montrant une séance de fellation entre Marilyn et un homme non identifié.


 

Avant la tempête morbide

La légèreté de ces scènes de coulisses contraste avec la gravité des «Misfits», dont on raconte que le tournage a viré au cauchemar, s’étalant sur 90 jours au lieu des 50 prévus par le réalisateur.

C’est à ce moment-là que Marilyn, disparue en 1962, aurait commencé à dévisser. Son divorce avec Arthur Miller, scénariste de ce film, sera prononcé peu de temps après la fin de tournage.

Quant à Montgomery Clift, mort en 1966, il entamait lui aussi sa descente aux enfers. Pour Clark Gable, aussi visible dans cette séquence, c’était alors son dernier film: il est mort juste après le tournage des «Misfits» d’une crise cardiaque.
 
AA
20Minutes.fr, éditions du 25/06/2008 - 12h39

La Canadienne Margaret Atwood, prix Prince des Asturies de littérature

25.06.08 | 12h45

La romancière et poétesse canadienne Margaret Atwood a remporté le Prix Prince des Asturies de littérature 2008, a annoncé mercredi le jury décernant cette prestigieuse récompense espagnole.

Le jury l'a récompensé pour "sa splendide oeuvre littéraire, qui a exploré différents genres avec acuité et ironie", selon un communiqué.

Son oeuvre "assume intelligemment la tradition classique, défend la dignité des femmes et dénonce des situations d'injustice sociale".

Margaret "Peggy" Atwood, 68 ans, l'une des références de la littérature canadienne, a publié une dizaine de romans, de nombreux recueils de poèmes et des essais.

Elle a déjà remporté le Prix Arthur C. Clarke en 1987 pour son roman La Servante écarlate et le Booker Prize en 2000 pour son roman Le Tueur aveugle.

La Fondation Princes des Asturies l'a élue parmi 31 écrivains du monde entier, devant l'Espagnol Juan Goytisolo, le Britannique Ian McEwan et l'Albanais Ismail Kadaré.

Cette fondation, patronnée par Felipe de Bourbon, héritier du trône d'Espagne, décerne chaque année huit prix (Communication et Humanités, Recherche scientifique et technique, Sciences sociales, Arts, Lettres, Coopération internationale, Concorde et Sports).

Ces prix, dotés de 50.000 euros chacun, sont remis lors d'une cérémonie à Oviedo (nord) en octobre et sont les plus prestigieux décernés en Espagne.

Cette année, la fondation a déjà récompensé le philosophe français d'origine bulgare Tzvetan Todorov (Sciences sociales), le groupe internet américain Google (Communication), deux Japonais et trois Américains spécialistes en nanotechnologies (Recherche scientifique), quatre centres de recherche sur le paludisme basés en Afrique (Coopération internationale) et le réseau d'Orchestres de jeunes du Venezuela (arts).

6月22日

Fête de la musique

Moi qui ne suis pas une adepte des grandes fêtes populaires, je ne regrette pas ce soir d'être allée près de chez moi sur les quais de Seine. Nous avons découvert, dans une école d'arts plastiques qui organisait une expo de peinture un groupe de jazz : Khador, composé de quatre musiciens talentueux et sympas ! Nous écoutons actuellement leur CD qui propose des morceaux standards de jazz, des bossa nova, du swing, du Be-Bop. Nous sommes littéralement sous le charme de ces quatre musiciens, Valentin Cossée au saxo et leader de la formation, Rémi Chignac au piano, Antoine Abed à la basse et compositeur, Jérôme Chaumond à la batterie.
Après cette découverte, nous avons enchaîné avec des groupes de rock, tout en nous baladant le long de la Seine. Bref, une soirée vraiment agréable sous un ciel propice et de la musique plein la tête et les oreilles !
Finalement, la fête de la musique c'est pas si mal... j'avais oublié !
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6月21日

Journée nationale du don d'organes

Les bénévoles de FRANCE ADOT se mobilisent à l'occasion de la 13ème Journée Nationale du Don d'Organes, autour du 22 Juin

Le 4 Mai 1996, FRANCE ADOT organisait la 1ère Journée Nationale du Don d'Organes.
Depuis cette date, chaque année les bénévoles des 83 ADOT vont à la rencontre du public pour aborder avec eux la problématique du Don d'Organes : "Avez-vous bien compris ce qu'est le Don d'Organes ? Avez-vous pris position ? Avez-vous fait connaitre cette position à vos proches ? Connaissez-vous la position de vos proches ? " Les bénévoles ne ménagent pas leur peine pour répondre à toutes les questions qui peuvent se poser ...

Vous pourrez les rencontrer sur le terrain, plus particulièrement dans les grandes surfaces les vendredi 20 et samedi 21 Juin : pour en savoir plus sur les permanences près de chez-vous, consultez la rubrique "Actualités" de votre département : http://www.france-adot.org/adot/index.php

Vous vous interrogez sur le Don de Moelle Osseuse ? Les bénévoles ADOT sauront aussi vous renseigner (http://www.france-adot.org/don-organe/don-moelle-osseuse.php).

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6月20日

Françoise Sagan, femme libre

LE MONDE DES LIVRES | 19.06.08 | 11h28  
Mais où est donc Françoise Sagan, qui aurait eu 73 ans, ce 21 juin 2008 ? Dans un petit cimetière du Lot, depuis septembre 2004, ou bien sur les écrans, réincarnée en Sylvie Testud, dans le film de Diane Kurys ? Dans les mémoires, comme l'image d'un autre temps, révolu, d'insouciance et d'excès, ou bien dans une oeuvre - une quarantaine de livres - à reconsidérer ?

Et qui était-elle ? Une amoureuse folle de la vie, ou une mélancolique cherchant de toutes les manières à tromper son ennui de l'existence ? Une femme libre ou une personne tombée dans la dépendance de la drogue ? Une généreuse ou une capricieuse ? Probablement tout cela à la fois, cultivant toutes les séductions du paradoxe, ce qui suscitait la curiosité, fascinait ou repoussait.

Elle avait à peine 19 ans en 1954 quand son premier roman, Bonjour tristesse, a fait d'elle une icône mondiale. On peut le relire aujourd'hui sans avoir le sentiment qu'il est désuet. Il était très en avance, en rupture avec les conventions des années 1950, jugé même immoral, surtout pour avoir été écrit par une toute jeune femme. Mais d'emblée le "charmant petit monstre" que décrivait avec une bienveillance amusée François Mauriac avait imposé un style, "une petite musique", dira-t-on plus tard non sans condescendance.

Françoise Sagan avait beaucoup de talent. Et le sens de la phrase. Elle connaissait certainement ce mot de Hemingway : "Un écrivain sans oreille est comme un boxeur sans main gauche." Mais elle n'a pas tout à fait assez cru en elle pour construire l'oeuvre à laquelle elle semblait promise. Elle répétait volontiers : "J'ai lu Proust - la jeune Françoise Quoirez avait trouvé chez lui son pseudonyme, Sagan -, j'ai lu Dostoïevski, je sais que mes petits romans ne sont pas grand-chose."

Il y a du danger pour un écrivain à tenir de tels propos, à renoncer à une certaine mégalomanie, nécessaire pour aller plus loin, tenter de se surpasser. Du danger aussi à s'éloigner d'une discipline de travail. Non qu'il faille choisir, comme le croient les militants de la littérature du malheur ou de la déploration, entre écrire et vivre. Mais il faut assurément choisir entre écrire et se disperser.

De courses folles en voiture aux nuits entières dans les casinos ou les night-clubs, de l'alcool qui rassure et égaie à la drogue qui isole et détruit, Françoise Sagan s'est parfois un peu perdue. Et de dépenses inconsidérées en dettes de jeu, elle s'est contrainte à publier des textes dont elle n'était pas pleinement satisfaite. Dans un très beau livre, Derrière l'épaule (Plon, 1998), elle se critique sans indulgence, avec la lucidité de quelqu'un qui sait lire et a un jugement sur la littérature.

SENS DES TITRES

En lisant Derrière l'épaule, on trouve le chemin pour découvrir ou redécouvrir Sagan, en oubliant les romans dont seul le titre est une réussite - Sagan avait le sens des titres, souvent empruntés à des poètes du passé. Mais même dans ce qu'elle considère comme totalement raté, elle n'est jamais vulgaire ni dépourvue d'intelligence. La redécouvrir va peut-être conduire, en ces temps si peu portés à la nuance, à surévaluer l'importance de son oeuvre dans la seconde moitié du XXe siècle. Ce serait assez sot. Mais il est tout aussi absurde de la considérer comme totalement mineure, ce qui a longtemps prévalu.

De Sagan, demeure, à jamais, un nombre non négligeable de textes très réussis. En premier lieu Bonjour tristesse. Mais, si l'on n'a encore rien lu d'elle, on peut commencer par ses deux magnifiques exercices d'admiration - une qualité rare, que possédait Sagan -, sorte d'autobiographie en fragments : Avec mon meilleur souvenir (Gallimard, 1984), ... et toute ma sympathie (Julliard, 1993). Ce sont deux petits bijoux d'élégance d'esprit, de délicatesse, de passion. Avec, toujours, son style rapide, sans afféteries.

Un style de phrase qui était aussi un style de vie. Tout devait aller vite, surtout les automobiles. Comme l'a bien dit Marie-Dominique Lelièvre, dans Sagan, à toute allure (Denoël, "Le Monde des livres" du 18 janvier 2008), elle n'a pas construit sa légende, elle a été construite par elle. Elle a vécu sa liberté sans vraiment la penser. Elle a été, d'emblée, moderne. Elle portait, il y a cinquante ans, des vêtements d'aujourd'hui. Elle croyait à un certain art de vivre, mais la drogue l'en a éloignée et ses dernières années ont été tragiques.

On dit qu'elle a laissé un texte inachevé. Elle voulait l'appeler Le Coeur battu... On aimerait que cet ultime message soit publié. En attendant, même si Sylvie Testud la fait revivre d'une manière exceptionnelle, pour retrouver Sagan, il faut, d'abord, la lire.

Josyane Savigneau
 

Les éditions Julliard viennent de rééditer neuf romans : Bonjour tristesse (1954) ; Un certain sourire (1956) ; Dans un mois, dans un an (1957) ; Aimez-vous Brahms ? (1959) ; Les Merveilleux Nuages (1961) ; La Chamade (1965) ; Le Garde du coeur (1968) ; La Laisse (1989) ; Les Faux-Fuyants (1991). De leur côté, les éditions de L'Herne publient à nouveau dans leur collection "Carnets" : Un certain regard ; Au cinéma ; De très bons livres ; La Petite Robe noire ; Le Régal des chacals ; Maisons louées ; Bonjour New York.

Un volume de la collection "Bouquins" (Laffont) a rassemblé les Œuvres romanesques de Sagan en 1993. Certains titres sont disponibles en édition de poche, principalement chez Pocket.

Sur Françoise Sagan, signalons les livres de Georges Hourdin, Le Cas Sagan (Cerf, 1958), Jean-Claude Lamy, Sagan (Mercure de France, 1988), Sophie Delassein, Aimez-vous Sagan... (Fayard, 2002), Alain Vircondelet, Sagan, un charmant petit monstre (Flammarion, 2002), Pol Vandromme, Françoise Sagan ou l'élégance de survivre (rééd. Le Rocher, 2002), et Bonjour Sagan (Herscher, 1985), avec un texte de Bertrand Poirot-Delpech. Récemment ont paru les livres d'Annick Geille, Un amour de Sagan (éd. Pauvert, 2007) et de Marie-Dominique Lelièvre, Sagan à toute allure (Denoël, 2008).

AFP/MYCHELE DANIAU

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Dépouiller le public pour aider Bouygues, par Dominique Dhombres

La grève de l'audiovisuel public français, mercredi 18 juin, est destinée à frapper l'opinion au moment où se prépare un véritable attentat. L'auteur de ces lignes se fait solennel et grandiloquent ? Et comment ! On rappelle les faits. Nicolas Sarkozy annonce à brûle-pourpoint, le 8 janvier, la suppression de la publicité sur les chaînes de télévision publiques. Patrick de Carolis, président de France Télévisions, et Christine Albanel, ministre de la culture, découvrent ce caprice présidentiel en regardant l'intéressé l'annoncer le 8 janvier lors d'une conférence de presse à grand spectacle.

Le premier est le patron de toutes les chaînes publiques, la seconde est la ministre de tutelle de l'ensemble du secteur. Ils n'avaient pas été avertis, encore moins consultés. La décision a été prise en secret à l'Elysée. Elle a été soufflée à Nicolas Sarkozy par Alain Minc, ancien président du conseil de surveillance du Monde. Il ne fallait surtout pas mettre au courant les acteurs-clés de cette réforme majeure de l'audiovisuel public ! Ils ne risquaient pas de se battre au grand jour, ce n'est pas dans leur nature, mais ils pouvaient à tout le moins la retarder, la freiner et peut-être même la noyer dans les atermoiements. Pris de court, ils ne l'ont pas fait et le combat est désormais mené essentiellement par les salariés des chaînes de télévision et de radio publiques et de nombreux professionnels extérieurs (producteurs, réalisateurs, scénaristes) qui travaillent pour elles et dépendent de leurs commandes. Le crime, comme on sait, profite aux chaînes généralistes privées (essentiellement TF 1 et M6) qui ont vu leurs profits chuter gravement avec la montée en puissance de la TNT. Nicolas Sarkozy a annoncé la suppression de la publicité dans le secteur public sans avoir vraiment réfléchi aux moyens de remplacer ce manque à gagner, estimé à 1,2 milliard d'euros par an. Il a confié cette mission impossible (trouver un financement alternatif) à Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

La commission, dirigée par ce dernier, tient ce mercredi sa dernière séance plénière. La seule option raisonnable, qui consistait à augmenter la redevance, a été écartée par le chef de l'Etat. Les diverses mesures envisagées, telles qu'une taxe sur les écrans ou sur les fournisseurs d'accès à Internet (de plus en plus de gens regardent la télé par ce biais) sont aléatoires et limitées.

On en revient à l'essentiel : opérer un transfert massif de recettes publicitaires du secteur public vers le privé. Il se trouve que l'opération profite essentiellement à Martin Bouygues et Vincent Bolloré, qui sont, surprise ! surprise ! des amis intimes du président de la République.

Dominique Dhombres
Article paru dans l'édition du 19.06.08.
6月19日

Jane Austen, Lefroy et le chaud Mister Darcy

Par Marie-Hélène Martin

C'est la grande question du moment. Cet homme frêle, pâle, aux cheveux fins est-il le vrai Monsieur Darcy? On suppute, on s'interroge. Même le Sun, d'habitude plus préoccupé par les vicissitudes d'Amy Winehouse ou de Pete Doherty se penche avec avidité sur un portrait miniature de la fin de XVIIIème, mis en vente cette semaine, au Grosvenor House Art and Antiques fair, à Londres, pour 50.000 pounds (environ 63.500 euros).

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Il s'appelait Thomas Lefroy. Un fils de colonel irlandais. Sa famille désargentée le destinait à un mariage avec une riche héritière. Hélas, Jane Austen, d'une famille tout aussi modeste, ne faisait pas l'affaire. Jane avait rencontré cet étudiant en droit lors d'un bal, en décembre 1795. Il était le neveu des voisins de ses parents, dans le Hampshire. Au bal, leur comportement fut jugé scandaleux; ils s'affichèrent sans vergogne, dansant ensuite plusieurs fois de suite. Ils discutèrent de leur passion commune pour les livres et pour l'écrivain romantique Henry Fielding, en particulier. C'est dire si c'était chaud entre eux.

Dans une lettre à sa sœur Cassandra, Miss Austen le décrira comme «un vrai gentilhomme, bien fait de sa personne et très agréable dans ses manières.» (1) Personne ne sait ce qu'il s'est vraiment passé, tout comme on ne sait pas grand chose sur la mystérieuse Jane (il n'existe que deux portraits d'elle). Mais les biographes sont formels: avec Lefroy, ce n'était pas qu'une amitié. Jane écrira elle-même qu'elle pleurait à l'idée de ne plus jamais pouvoir flirter avec lui.

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Il existe en Angleterre une véritable obsession «Jane Austen» («Pride and Prejudice» («Orgueil et Préjugés»), «Sense and Sensibility» («Raison et Sentiments»), «Mansfield Park», «Emma», «Persuasion»...). Obsession bien entretenue par diverses adaptations sur petit et grand écran, qui n'ont fait qu'accroître la popularité de l'œuvre, bien vivante, deux siècles après la mort de son auteur.

La relation entre Jane Austen et l'étudiant en droit, âgés tous deux de 20 ans lors de leur rencontre, a inspiré à Jon Spence le livre «Becoming Jane», adapté au cinéma l'année dernière, avec Anne Hathaway et James McAvoy. On pense aussi au «Sense and Sensibility» d'Emma Thompson, qui lui a valu un Oscar. Ainsi qu'au légendaire «Pride and Prejudice» de la BBC, dans lequel l'acteur Colin Firth, en arrogant mais terriblement sexy Mister Darcy, émoustille les filles, avec cette scène mythique où il pique une petite tête dans le lac de son vaste domaine et sort ensuite de l'eau la chemise blanche lui collant au torse. (Pour l'anecdote, c'est en voyant Colin Firth, en chair et en os, traverser la rue près de chez nous que l'on a su que l'on habitait le bon quartier de Londres!)

 

Plus sérieusement, dans «Pride and Prejudice», Jane Austen semble s'être largement inspirée de son histoire personnelle avec Tom Lefroy pour les fameux rapports entre Elizabeth Bennet et Mister Darcy, même si elle a rêvé dans le livre une histoire plus heureuse que celle de ce Lefroy qui s'est empressé d'épouser sa riche héritière. Pas de regret Jane. Si on peut se permettre, Lefroy, avec ses allures d'endive, n'a pas l'air d'avoir le sang très chaud.

M.-H.M - http://bibliobs.nouvelobs.com

Prix littéraire de l'Inaperçu

Le premier Prix littéraire de l'inaperçu a été remis ce mois-ci. Il récompense les meilleurs romans – français et étrangers – parus entre août 2007 et mars 2008, et n’ayant que peu ou pas bénéficié d’une couverture médiatique.

Le prix de l'Inaperçu 2008 a été décerné à :

Pour la sélection française
Hugues Jallon
Zone de Combat
(éditions Verticales)  

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Pour la sélection étrangère:
Patrick Neate, Twelve Bar Blues
(éditions Intervalles) 


Le film de la soirée de remise du prix 2008
Images de la remise des prix, interviews filmées des auteurs et éditeurs récompensés, témoignages des membres du jury...  assortis de quelques photos.

Les médias en parlent
Une chronique au Grand Journal de Canal Plus dès la première année, nous n'en attendions pas tant... RFI était là aussi, et la presse papier dans leur sillage. 

La sélection 2008
Liste commentée des ouvrages retenus dans notre sélection 2008.

Le jury 2008
Présentation et photos des membres du jury de l'édition 2008 du Prix de l'Inaperçu.

Hugues Jallon lauréat du prix de l'Inaperçu 2008 (sélection française)

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http://www.prixdelinapercu.fr/

6月18日

Cyd Charisse est morte

Cyd Charisse est morte. L'actrice et danseuse américaine était connue pour avoir été la partenaire de Fred Astaire et Gene Kelly dans de nombreux films de l'âge d'or de Hollywood.

Elle est décédée à Los Angeles à l'âge de 87 ans, a annoncé mardi son agent, qui a précisé qu'elle avait été victime d'une crise cardiaque et «ne s'en est pas remise».

On ne compte pas ses participations aux comédies musicales des années 50. Parmi les films les plus connus, on peut citer «Ziegfeld Follies», de Roy Del Ruth (1946), «Tous en scène», de de Vincente Minelli (1953)
 
TOUS EN SCENE - FRED ASTAIRE & CYD CHARISSE
envoyé par pierrot77


et même «Chantons sous la pluie», de Stanley Donen (1952). C'est Gene Kelly qui l'avait choisie pour le numéro muet du film.
 
 
Avec agence
20Minutes.fr, éditions du 18/06/2008 - 00h07
6月17日

Sujets bac philo 2008

Voici les sujets du bac philo 2008 !

terminales série littéraire
- "La perception peut-elle s'éduquer?"
- "Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible?"

terminales scientifiques
- "L'art transforme-t-il notre conscience du réel?"
- "Y a-t-il d'autres moyens que la démonstration pour établir une vérité?"

terminales économiques
- "Peut-on désirer sans souffrir?"
- "Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même?"
 
Pas évident cette année ! Je crois que je préfère encore les sujets des terminales économiques !!! Et vous ?

Une citation encore plus d'actualité !

Les forêts précèdent les peuples,
les déserts les suivent.

Bac de philo : retrouvez les corrigés de la série L

L'épreuve de philosophie du bac général s'est achevée ce lundi à midi en France métropolitaine. Caroline Bline avait donné ses conseils pour réussir l'examen le jour J. 20minutes.fr lui a demandé ses premières pistes concernant les sujets de la série L, ainsi qu'à François L'Yvonnet, également professeur de philo.

Pour la série L:

Les deux enseignants estiment que les candidats de cette série ont été confrontés à des sujets difficiles et techniques. «Ils supposaient une connaissance étroite du cours, ce qui n'est pas forcément le plus intéressant», estime François L'Yvonnet.

- «La perception peut-elle s'éduquer?»
«La perception était une notion du programme. C'est Le concept du sujet à développer. Il faut d'emblée distinguer la perception au sens de «sensation» physique, qui renvoie aux cinq sens, de la perception comme phénomène intellectuel et rapport au réel.
Carole Bline suggère trois parties:
I - Non, la perception ne s'éduque pas car elle est spontanée et du domaine des sens. C'est un rapport immédiat au monde. Le candidat peut faire référence à Platon et à l'allégorie de la caverne.
II - Si l'on prend la perception dans sa seconde acceptation, c'est-à-dire un phénomène intellectuel, elle peut bien sûr s'éduquer et être améliorée. Il faut d'ailleurs se méfier de la perception au sens de sensation car elle est trompeuse. Le candidat peut de nouveau faire référence à Platon, qui privilégiait à cet égard la raison, ainsi qu'à Descartes.
III - La perception est toutefois un accès au réel plus riche que la raison et c'est en cela qu'elle peut et doit être éduquée. L'art en est le meilleur exemple. «L'artiste voit et donne à voir», rappelle François L'Yvonnet. Le candidat peut faire référence à Nietzsche dans cette troisième partie, précise Carole Bline.

- «Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible?»
«Ce sujet est très bateau, il suffisait de bien maîtriser le cours», observe Carole Bline. Il fallait, souligne-t-elle, bien rappeler ce qu'est le vivant dans l'introduction (de la plante à l'homme en passant par l'animal). «C'est l'enjeu même de la biologie, qui est une science assez tardive car on a longtemps étudié “la vie” et non le “vivant”», ajoute François L'Yvonnet.
Là aussi, trois parties étaient possibles, selon Carole Bline:
I - «Oui, dans la mesure où la science permet d'étudier les mécanismes du vivant. Elle a même permis de sortir de la thèse du vitalisme, défendue depuis Aristote jusqu'au 17e siècle. Suggérant qu'une force vitale distingue l'inerte du vivant, elle a alimenté la conception religieuse et métaphysique du vivant.
II - Toutefois, le «vivant» ne peut être limité à une matière entièrement maîtrisable par la science. Kant distinguait ainsi le vivant d'un objet en prenant l'exemple du mécanisme d'une montre: malgré son ingéniosité, elle ne peut ni se réparer toute seule ni se reproduire. Le vivant est donc caractérisé par le projet vital qui l'anime. «Le candidat pouvait se servir de son cours sur l'esprit et la matière», souligne Carole Bline.
III - «Cette partie pouvait être consacrée à l'aspect moral de la question», explique cette dernière. Une approche exclusivement scientifique du vivant est dangereuse dans la mesure où celui-ci ne peut pas être considéré uniquement comme un objet d'étude. Exemple: les expérimentations sur les animaux. La souffrance de ces derniers est réelle, contrairement à qu'affirmait Descartes.

- Expliquer un extrait des «Cahiers pour une morale» de Sartre.
«Ce texte jonglait avec les concepts de contingence et de hasard, explique François L'Yvonnet. Le premier fait référence au libre-arbitre cartésien, où le sujet s'autodétermine, le second au déterminisme radical, où le sujet n'a pas le choix. C'est de la rencontre entre les deux que naît la liberté “en situation”. Exemple: la scène du meurtre dans “L'Etranger” de Camus. Face à une situation donnée, hasardeuse (un homme a le soleil dans les yeux), le sujet agit d'une certaine façon (il tire sur l'individu qui est en face de lui). Il signifie le monde par son action, lui confère du sens», conclut François L'Yvonnet.
 
Recueilli par Catherine Fournier
20Minutes.fr, éditions du 16/06/2008 - 13h10
6月11日

Une citation... bien pensée

Nous sommes peu à penser trop,
trop à penser peu.


[ Françoise Sagan ]

6月10日

"A l’ouest de Virginia Woolf"

Pour celles et ceux qui sont des inconditionnel(le)s et passionné(e)s de Virginia Woolf comme moi, je vous recommande la lecture de cet article proposé par le Nouvel Obs : http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/virginia_woolf/ à l'occasion de l'édition par Stock du journal intégral de l'auteure, préfacé par Agnès Desarthe.
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