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日志


5月26日

Une citation... aux idées larges !

Le talent, c'est la hardiesse, l'esprit libre,
les idées larges.


[ Anton Tchekhov! ]
Extrait de Oncle Vania
5月18日

Une citation... pleine d'esprit

Il en est de la pointe de l'esprit comme d'un crayon,
il faut recommencer à le tailler sans cesse.


[ Charles-Augustin Sainte-Beuve ]

Une citation... éternelle

Eternité est l'anagramme d'étreinte.
[ Henry de Montherlant ]!
Extrait de Les Jeunes Filles

Entretien avec Pedro Almodovar et Pénélope Cruz

Sous ses atours labyrinthiques, 'Les Etreintes brisées' s'impose comme le film de Pedro Almodovar le plus explicite : un vibrant hommage cinéphile doublé d'une lettre d'amour inconditionnel au 7e Art. Rencontre furtive avec un cinéaste fiévreusement passionné.

De ce film à plus d'un égard magnifique se dégagent tout autant l'énergie revigorante d'une passion amoureuse enjouée et un entêtant parfum aux essences mortifères. 'Les Etreintes brisées' avance, tête haute, en vibrant hommage au mélodrame, au film noir ou aux chefs-d'oeuvre du néoréalisme italien, dont Pedro Almodovar convoque les icônes avec souffle. Du labyrinthe narratif qu'il déploie émergent les fantômes tant admirés : Douglas Sirk, Vincente Minnelli, Roberto Rossellini, comme ses propres femmes au bord de la crise de nerfs. Tous reprennent chair sous l'oeil affectueux du cinéaste, et peuplent son monde carmin fait d'impasses et d'élans vers l'éternité. Sous ses airs hautement complexes, 'Les Etreintes brisées' est peut-être le film d'Almodovar le plus transparent : cinéma, à la vie, à la mort, y lit-on. Morceaux choisis d'une conférence de presse parisienne où le cinéaste était accompagné de sa muse actuelle, Penelope Cruz, avant les festivités cannoises.


Vous avez refusé cette année la présidence du jury de longs métrages, préférant présenter votre dernier film en compétition. Quel est votre rapport au Festival de Cannes ?

Pedro Almodovar : Ce n'est pas la première fois qu'on me propose d'être président du jury à Cannes. J'ai presque toujours refusé pour des motifs professionnels. Mais il y a un motif plus important encore : je déteste juger les films des autres. Car pour moi, primer un film plutôt qu'un autre et influer sur son parcours est une immense responsabilité qui pèserait trop lourd sur mes épaules. Si j'ai préféré présenter 'Les Etreintes brisées' à Cannes, c'est notamment parce que je suis poussé par mon frère producteur et par les distributeurs du film. Moi, je n'aime pas être en compétition, et vis-à-vis des autres participants, je trouverais gênant de recevoir un prix. Cela dit, je ne boude pas mon plaisir et je joue le jeu. Participer au Festival de Cannes permet de faire des promotions simultanées dans plusieurs pays. Quant à la Palme, je n'y pense pas. Mais la notion de célébration de cinéma d'auteur à Cannes me séduit pleinement.


D'autant que vous êtes en compétition cette année avec un film qui tient lieu de déclaration d'amour au 7e Art…

PA : Je ne sais pas pourquoi je signe un film pareil aujourd'hui. Cela répond à une envie profonde. Mais au moment où je me suis mis à écrire ce scénario, ça n'était pas mon intention. Ce film est progressivement devenu une déclaration d'amour passionné pour le cinéma. L'histoire s'est dictée à moi car elle répondait à un véritable besoin à ce stade de ma carrière, après avoir réalisé 17 films et en avoir vu des milliers. Le cinéma est devenu en moi comme une seconde nature qui a quasiment phagocyté ma vie. Mon existence aujourd'hui est faite quasi exclusivement de cinéma. Même tout ce que je vis en dehors du cinéma se retrouve dans mes films ensuite. Nos vies sont imparfaites par nature, mais toutes ses imperfections trouvent leur harmonie au cinéma. Le cinéma, dans une certaine mesure, bonifie l'existence.


C'est aussi un film peuplé de fantômes, celles d'actrices mythiques ici convoquées, comme Audrey Hepburn ou Anna Magnani. Pénélope Cruz, comment avez-vous intégré leur mémoire à votre jeu ?

Penelope Cruz : Tout comme dans 'Volver', Pedro m'a demandé de revoir des films du néoréalisme italien, de m'imprégner de l'image de Claudia Cardinale, d'Anna Magnani, de Sofia Loren, et pour ce film-ci aussi d'autres actrices comme Audrey Hepburn. Il m'a demandé de les prendre uniquement comme références, du point de vue de leur image sans jamais les imiter. D'autant que Lena, mon personnage, a plusieurs facettes. Et à travers ces évocations, c'est aussi un hommage que Pedro rend à ces actrices.

PA : En fait, ce sont des références iconographiques qui s'adressent essentiellement au coiffeur et au costumier pour influencer ensuite, de fait, le jeu des actrices.


De la même manière, envisagiez-vous les couleurs flamboyantes de votre film comme des sources de mémoire cinéphilique ?

PA : Dans le cinéma, l'élément dominant est l'image. Les couleurs dans mes films ne sont jamais réalistes. Derrière chaque couleur que je choisis se cache une intention dramatique, une émotion que je cherche à provoquer. Du point de vue plastique, tous les éléments entrant dans l'image - de la lumière, à la déco, en passant par les costumes - sont pour moi une représentation de la réalité et en tant que tels, comportent une certaine charge artificielle. Moi, je mélange la coloration avec les émotions que me font ressentir les personnages ou les situations. En outre, j'ai grandi dans les années 1960. A l'époque, les couleurs du cinéma étaient celles, brillantes, du Technicolor. En ce temps-là, je souhaitais déjà être cinéaste et je crois que je recherche toujours à reproduire ces couleurs. Les années 1960 sont aussi celles du mouvement pop qui m'influencent encore beaucoup. Mes choix sont aussi intimement liés à mon caractère. Je suis quelqu'un de très baroque, proche de la culture des Caraïbes, même si je suis né dans la Mancha, la région la plus austère d'Espagne !

Propos recueillis par Anne-Claire Cieutat pour Evene.fr - Mai 2009
5月16日

Nuit des musées 2009 : samedi soir, entrée gratuite pour tout le monde

PARIS (AFP) — Les musées seront samedi soir gratuits pour tout le monde à l'occasion de la 5e édition de la "Nuit européenne des musées", au cours de laquelle les visiteurs pourront parcourir les collections à la lampe de poche, voir de la danse contemporaine et même dormir.

Plus de 2.200 musées de 41 pays dont 1.100 en France, participent à cette manifestation destinée à permettre de "poser sur ce patrimoine historique un regard neuf", d'une manière "inattendue, surprenante, bouleversante ou drôle", avec pour thème le dialogue entre les arts, selon le ministère de la Culture.

La Nuit des musées qui a démarré en France en 1999 et s'est étendue à l'échelle européenne en 2005, avait attiré en 2008 1,5 million de visiteurs en France.

Elle a lieu pour la première fois depuis que la gratuité des collections permanentes a été instaurée dans les musées nationaux en France pour les moins de 26 ans de l'Union européenne et les enseignants français.

A l'occasion de l'événement, les musées rivalisent d'imagination pour proposer des animations insolites, parcours originaux, ateliers, concerts, visites à la bougie.

Des manifestations en langue régionales - occitan, alsacien, créole, etc - sont également proposées alors que l'Observatoire de l'Espace du CNES (Centre National d'Etudes Spatiales) s'associe à la Nuit par un dialogue entre scientifiques et oeuvres d'art.

A Paris, l'amateur se verra proposer la visite des sculptures du musée Rodin à la lumière de lampes de poche, de la musique traditionnelle vietnamienne au musée Cernuschi, la lecture de contes libertins au Musée Cognacq-Jay, un jeu de cartes géants sur le thème des langues à la Cité nationale de l?histoire de l?immigration à Paris.

Au musée Gustave-Moreau, ce sont deux artistes agents de surveillance de nuit au musée qui ont créé pour l'occasion un spectacle mêlant projection vidéo et intervention en direct, alors que les enfants pourront faire du Warhol en marge de l'exposition consacrée au Grand Palais à l'artiste américain.

Le musée de l'Armée aux Invalides en profite pour rouvrir au public ses nouveaux espaces consacrés à la période de Louis XIV à Napoléon Ier. L'Unesco, pour la première fois participante et partenaire, ouvre ses portes au public et montre ses oeuvres d'art.

En région, à Tours, au CCC (Centre de création contemporaine), les noctambules pourront marcher sur une oeuvre de Kader Attia qui reconstitue les toits de bidonvilles.

Le conseil général du Bas-Rhin propose une navette en gare de Selestat pour visiter le chateau du Haut-Koenigsbourg, admirer de l'art contemporain ou manger des brioches à la Maison du pain.

Il y aura dégustation de beurre à La Combe-de-Lancey en Isère, une chasse au trésor à Auch, une initiation au tir à l'arc à Crépy-en-Valois ou au jazz à Montauban.

En Europe, la manifestation accueille cette année pour la première fois la République de Saint Marin. On pourra participer à un procès de sorcellerie à Délémont en Suisse, décorer une grotte paléolithique à Altamira (Espagne) et même dormir au Musée de la vie rurale de Reading (Grande-Bretagne).

La Nuit des musées est placée sous le haut patronage du Conseil de l'Europe, qui fête cette année son 60e anniversaire en ouvrant le Palais de l'Europe à Strasbourg.

La Nuit est également partenaire de la Journée internationale des musées de l'ICOM (Comité international des musées).

Copyright © 2009 AFP
5月15日

Les dossiers de Téva, "Femmes grands reporters"

Ne ratez pas ce soir, à 20 h 35, sur Téva (Canal Sat) ce documentaire sur les femmes grands reporters
«Femme» et «grand reporter» : deux mondes qui pouvaient sembler antinomiques il y a quelques années encore. Aujourd'hui, s'il n'est plus rare de voir des femmes exercer ce métier, elles sont encore peu nombreuses par rapport à leurs homologues masculins. Pour analyser et comprendre ce qui pousse ces femmes à risquer parfois leur vie dans l'exercice de leur profession, Téva a suivi plusieurs mois sur le terrain, chez elles et dans leurs rédactions cinq femmes grands reporters au destin hors du commun. Elles évoquent leur parcours, leurs difficultés, et le plaisir qu'elles éprouvent à exercer ce passionnant métier.

Edito

Femme, grand reporter : des mots antinomiques il y a encore quelques dizaines d’années. Aujourd’hui, il n’est plus rare de voir des femmes grands reporters. Pour analyser et comprendre ce qui pousse ces femmes à risquer leur vie pour leur métier, téva a suivi, durant plusieurs mois sur le terrain, chez elles et dans leurs rédactions, cinq femmes grands reporters, au destin hors du commun.

Karen Lajon du Journal du Dimanche Dorothée Ollieric de France 2 Anne-Claire Danel de RTL Véronique de Viguerie et Manon Quérouil, photographe et journaliste indépendantes

Qu’est ce qui amène ces femmes à entrer au cœur du grand reportage un peu comme on entre en religion ? Doivent-elles en faire plus pour s’imposer dans ce monde masculin ? Est-ce un avantage d’être une femme sur le terrain ? Pourquoi prennent-elles de tels risques ? Comment arrivent-elles à concilier une vie personnelle et une vie professionnelle ? Au prix de quels sacrifices ?

Femmes grands reporters

Un film de Alexandra Jousset pour Story Box Press

5 FEMMES, 4 REPORTAGES, 4 MEDIAS ET UNE PASSION COMMUNE : LE JOURNALISME

«Karen Lajon, grand reporter au Journal du Dimanche Depuis 20 ans, Karen Lajon parcourt le monde. Elle fait partie des grands reporters qui ont couvert les plus importants conflits de ces 15 dernières années : ex-Yougoslavie, Rwanda, première guerre du Golfe, Afghanistan, Irak… Féministe convaincue, elle dit avoir « essuyé les plâtres » pour les générations de femmes reporters à venir. A 49 ans, elle adopte Jonas, un enfant venu de Somalie. « Avoir un enfant a changé les choses…je pars avec moins d’insouciance et surtout je compte mon temps maintenant… » Téva a accompagné Karen Lajon en Grèce pendant les révoltes étudiantes de décembre 2008. Cocktails molotov, combats urbains, le grand reportage ne se fait pas toujours dans des pays en guerre ou loin de chez nous.

Dorothée Ollieric, grand reporter à France 2 Elle a couvert tous les grands conflits des dix dernières années : Cambodge, Angola, Algérie, Bosnie, Tchétchénie, Rwanda, Kosovo, Congo… Mariée, elle a deux enfants de 4 et 6 ans. Alors qu’elle partait dans des zones de conflits sans aucune inquiétude pendant ses premières années de reporter, elle éprouve maintenant, à 40 ans, plus d’angoisse à l’idée de quitter ses enfants. « C’est un vrai sacrifice… je préfèrerais être avec ma fille le jour de ses 5 ans plutôt que sous les rockets ». Mais la passion de son métier la ramène toujours sur le terrain. Nous avons suivi Dorothée en Israël au moment du lancement de la dernière offensive de Tsahal à Gaza en janvier dernier. Négocier avec l’armée, apprendre à distinguer les tirs d’artillerie, de roquettes et d’aviation, improviser un direct, en urgence, voilà le quotidien de Dorothée.

Anne-Claire Danel, grand reporter à RTL « On est là pour raconter des histoires et avec ce sésame là, on voit des choses… on est dans des lieux extraordinaires… » Anne-Claire a 30 ans, elle travaille chez RTL depuis déjà 8 ans. Il y a deux ans, elle part pour la première fois en Birmanie pour couvrir le tremblement de terre qui a dévasté le pays. Dès lors, on lui confie des reportages de plus en plus dangereux à l’étranger : Tchad, Afghanistan… Au départ, elle n’avait aucune vocation pour le reportage de guerre, mais depuis qu’elle y a goûté, elle ne souhaite qu’une chose : repartir ! Indépendamment de ses départs à l’étranger, elle doit aussi gérer sa vie de reporter au quotidien : retard à tous ses dîners, célibataire …. Nous avons suivi Anne-Claire à Bombay au moment des attentats sanglants de novembre 2008. Départ précipité dans un avion de l’armée, 4 jours sans dormir pour assurer tous les directs et une pression considérable.

Véronique de Viguerie, photographe indépendante Manon Quérouil, journaliste indépendante « On ne joue pas notre vie sur un sujet mais quand on est sur place c’est tout comme… » Manon, 28 ans, et Véronique, 30 ans, se sont rencontrées à Kaboul où elles travaillaient toutes les deux en tant que pigistes. Désormais, elles réalisent des sujets pour des magazines tels que Géo, Le Nouvel Observateur, Le Figaro Magazine, Paris Match ou Marie-Claire …. Le choix d’une femme comme compagnon de voyage s’est imposé simplement parce qu’ensemble, elles s’amusent et peuvent partager leurs « petits soucis quotidiens de filles ». Elles ont des compagnons, veulent des enfants et elles ne comptent pas sacrifier leur vie de femme même si aujourd’hui leur métier est leur unique priorité. Nous avons suivi Manon et Véronique au Nigeria, à Port Harcourt, dans des zones particulièrement dangereuses. En reportage pour Paris Match, elles ont réussi à rencontrer les rebelles qui kidnappent les expatriés dans la guerre du pétrole et à les photographier au cœur de la jungle .

Téva a également rencontré des directeurs de rédaction, des journalistes, qui partagent, à leur façon, le quotidien de ces femmes hors du commun : Catherine Jentile, grand reporter à TF1 ; Florence Aubenas, journaliste au Nouvel Observateur ; Nahida Nakad et Jean-Pierre About, grands reporters à TF1, mari et femme à la ville ; Christiane Amanpour, CNN’s chief international correspondant, basée à New York ;Robert Namias, directeur de l’information de TF1 pendant 20 ans ; Jérôme Bureau, directeur de l’information de M6 ; Alexia Laroche Joubert, fille de Martine Laroche Joubert, grand reporter à France 2 ; Bernard de la Villardière, grand reporter, directeur de Ligne de Front, présentateur d’ « Enquête Exclusive » ;Laurence Ferrari, journaliste, présentatrice du journal de 20h00 de TF1.

Les invités

Marielle Fournier reçoit Marine Jacquemin, une de ces grands reporters qui a parcouru la planète pour nous faire vivre de grands évènements.

Les liens utiles

www.grands-reporters.com

Rediffusions :

. samedi 23 mai à 16h00
. dimanche 17 mai à 13h15