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4月30日 Grand marché d'art contemporain, Bastille Ce week-end, profitez du beau temps pour vous balader à Paris et pour faire un tour du côté de Bastille à la découverte des artistes exposant au Grand marché d'art contemporain (jusqu'au 3 mai). Pour tout savoir sur cette manifestation : http://www.joel-garcia-organisation.fr/ev_141.html Vous y rencontrerez peut-être mon amie peintre, Rogine Doré. Si ce n'est le cas, je vous livrerai quelques photos et impressions après ma visite de dimanche. ![]() 4月24日 Joyeux Anniversaire Véronique Sanson ! Joyeux Anniversaire à la grandissime et unique Véro qui nous accompagne depuis 1972 ! Depuis un certain "Besoin de personne"... mais c'est tout l'inverse car les fans qui suivent Véro ont besoin d'elle au fil des ans et tout au long de leur vie !!! Bel Anniversaire Véro et continue de nous enchanter très longtemps ! 4月23日 Ce soir à la Grande Librairie sur France 5Cette semaine, dans "La Grande Librairie", François Busnel reçoit Denis Grozdanovitch, Cécile Guilbert, Pierre Michon et Eric Fottorino.
Pour en savoir plus sur chaque invité, clickez sur http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&numsite=1403&id_article=9104&id_rubrique=1406 4月17日 Viviane et Virginia
Je vous livre ici une critique du dernier ouvrage de Viviane Forrester consacré à Virginia Woolf. Ne l'ayant pas encore lu, je ne peux commenter cette critique.
Résumé :
Une biographie qui a le mérite de soulever la question de l’utilité
d’un tel exercice. Surtout dans la mesure où ce n’est pas la première,
ni pour Woolf, ni pour Forrester.
L’exercice de la biographie oblige à tenir en équilibre – un équilibre subtil, fragile – entre l’humilité du secrétaire, et l’implication du confident. On a toujours de bonnes, donc de mauvaises, raisons pour décider d’écrire la vie d’un autre : revendication, réhabilitation, fascination, admiration. Elles sont toutes aussi recevables que discutables. Le récit se construit dans le lien qui se tisse entre le mort et l’écrivant, entre l’objet et le sujet, entre le modèle et l’interprète. On peut se demander quelles sont les limites d’une telle enquête, jusqu’où doit aller la volonté de connaître, de déchiffrer, de dévoiler, quand les recherches deviennent manie, quand la curiosité devient malsaine. On peut se demander dans quelle mesure ce qui n’avait pas vocation à être publié peut et doit devenir public, quelle est la limite de l’indécence et de l’impudeur. Et cette question se pose pour les biographies comme pour le matériel qui les alimente : journaux et correspondance. Viviane Forrester peut être considérée comme une spécialiste du sujet. Elle a déjà publié sur Woolf le produit d’une série d’émissions pour France Culture en 1973. Elle a longuement interrogé les membres de la famille, les survivants de Bloomsburry. Pourquoi récidiver ? Parce qu’elle est en possession d’informations nouvelles qui vont pouvoir modifier notre vision de Virginia Woolf, amender l’image construite d’abord par ses proches avant d’être enregistrée par les fidèles biographes, dont, en premier lieu son neveu, Quentin Bell. Ce qu’elle nous livre ici est donc le fruit d’années de travail et de recherches, mais aussi le résultat de nouvelles découvertes, grâce à la parution récente de certaines correspondances, en particulier celle de Léonard Woolf avec Lytton Strachey. Et l’enjeu d’une telle publication devient alors avant tout la revendication de la nouveauté, du scoop. L’éclairage nouveau, oblique, choisi par Forrester, consiste à observer Virginia, non plus à travers Léonard, principal artisan du mythe de la Virginia que nous croyions connaître, mais à côté de Léonard, en prenant en compte le passé et les névroses personnelles de ce dernier. Il s’agit de passer derrière le miroir, ne plus accepter le reflet que l’on nous tendait comme la vérité. De ce déplacement de point de vue, émergent deux révélations :
Virginia n’était pas frigide, mais en revanche elle était antisémite. À
la fois victime et coupable donc. L’impartialité du biographe semble
préservée. Sauf que l’antisémitisme de Woolf, s’il dérange notre
lexique bien pensant – en témoigne cette lettre au peintre Raverat :
"Comment est mon mari ? un Juif : nez très long et fin ; immensément
énergique. Mais pourquoi je ne parle pas de lui ? C’est que vous êtes
vraiment antisémite, du moins l’étiez-vous à l’époque délicate de nos
fiançailles, aussi ai-je cru préférable de ne pas le mentionner" –
n’est que le vernis culturel d’une identité sociale et nationale – la
remarque adressée à Raverat démontre d’ailleurs la lucidité de Woolf
sur son propre antisémitisme comme habitus de classe – et cohabite donc sans paradoxe avec l’engagement antifasciste du couple dès les années trente.
Distinguons ici la parenthèse, qui ouvre une incise, et hiérarchise les discours et les niveaux d’interprétation, entre glose littérale et supputation qui frise le fantasme ; et la relative, qui, en intégrant le discours second, indique un degré de certitude supérieur. La résistance de la jeune épouse était probable, la faiblesse de l’amant en revanche est avérée. Ce parti pris se précise, lorsque évoquant, plus loin, cette prétendue frigidité, Forrester parle d’un sentiment de "non-dit magistral, car sans doute avait-elle conscience (plus ou moins consciemment !) de ce qu’il en était." Ce type de commentaire est-il bien nécessaire ? L’antisémitisme n’est qu’un leurre, et la biographie tout entière est d’abord une entreprise de réhabilitation. L’objectif s’éclaire à mesure que se démasque le narrateur. La thèse de Leonard, par exemple, selon laquelle Virginia était "malade" depuis l’adolescence, et qui explique son suicide, est forgée de toutes pièces, et Viviane de s’offusquer : "entre treize et cinquante-neuf ans, la pensée rongée par un cancer, l’esprit tout au long corrompu, Virginia Woolf a bien écrit quelques pages (on se demande comment !), mais la question s’impose : pourquoi avoir, pour se foutre à la flotte, attendu si longtemps ?" L’ironie laisse place à la colère, et l’expression se relâche. Là encore, la vulgarité est-elle une nécessité ? En fait, Virginia est une victime, de son mari, de son père, des médecins. La voilà décrite, quelques jours avant sa mort, par une Forrester maniant habilement le pathétique, nue devant la doctoresse sous le bruit des bombes, abandonnée par son mari qui ne l’écoute plus : "Virginia, laissée seule et dans l’offense, à attendre solitaire où les bombes allaient tomber". Cette victimologie vaguement dégoulinante, atteint son apogée avec
le couplet final en forme de péroraison, qui suinte la démagogie
ambiante : Amalgame et clichés : les poètes maudits côtoient les martyrs, et à
tous, on a, accrochez-vous, manqué de "respect". Et tant pis si dans la
foulée on mélange suicide et bûcher, seul compte leur triomphe
posthume, en tant que victimes.
Ce qui agace, en définitive, au-delà du ton, pontifiant et bien
pensant, c’est cette présence intrusive, indécente, bavarde, jusque
dans le cahier central, dans lequel apparaît Viviane elle-même au
milieu des membres de Bloomsburry et de la famille Stephen,
interprétant Freshwater, une pièce écrite et jouée par Virginia et ses
amis. Intrusion justifiée ensuite par un appel vibrant : "J’engage les
"écrivains de tous les pays" à rendre le même hommage à Virginia. À
ressusciter en quelque sorte Bloomsburry." Virginia vit dans Viviane,
et leur portrait, couleur sépia, de profil, se répondent, d’un bout à
l’autre de ce texte mausolée 4月16日 Toni Morrison, invitée de la Grande Librairie ce soir, sur France 5 Cette semaine, dans "La Grande
Librairie", François Busnel reçoit Toni Morrison, Benoît Duteurtre,
Jean-Luc Barré et Viviane Forrester Toni Morrison, de son vrai nom Chloe Anthony Wofford, est née en 1931 à Lorain (Ohio), dans une famille ouvrière de quatre enfants. Ecrivain, éditrice, enseignante, toute sa vie est irriguée de littérature et de la tragédie fondatrice de l’histoire des Afro-américains. Après des études de lettres et une thèse sur le thème du suicide dans l’œuvre de William Faulkner et de Virginia Woolf, elle enseigne dans différentes universités, dont Yale et Princeton. Son premier roman, L’Œil le plus bleu, paraît en 1970, suivront Sula (1973), Le Chant de Salomon (1977)... Elle obtient, en 1988 le prestigieux prix Pulitzer pour son roman Beloved, lequel sera adapté au cinéma dix ans plus tard par Jonathan Demme, avec comme interprète, la reine des médias américains Oprah Winfrey. En 1993, le prix Nobel de littérature couronne la force de l’écriture de Toni Morrison et l’exigence d’une œuvre qui va aux tréfonds de l’âme humaine. Un don, son dernier roman, revient sur un thème déchirant : une mère abandonne sa fille pour mieux la sauver.
Site de l’auteur
Auteur de nombreux écrits sur la vie de personnalités issues de la politique ou du monde des lettres, il a à son actif une biographie du diplomate Philippe Berthelot, l’une des figures les plus marquantes du Quai-d’Orsay du début du XXe siècle, et une œuvre consacrée au couple de philosophes chrétiens Jacques et Raïssa Maritain, Les mendiants du ciel (1995), qui lui vaudra le prix de la Biographie de l’Académie française. L’historien participe en 2000 à l’édition de la Pléiade des Mémoires de guerre de Charles de Gaulle et publie trois ans plus tard un ouvrage consacré au général : Devenir de Gaulle (1939-1943). Il signe aujourd’hui une nouvelle biographie qui explore la personnalité et la vie intime de François Mauriac.
Grande spécialiste de l’œuvre de Virginia Woolf, elle publie cette année une biographie consacrée à la vie de cet écrivain, féministe avant l’heure et au destin tragique. Ecrivain engagée politiquement, membre fondateur du collectif ATTAC, Viviane Forrester, est aussi l’auteur de plusieurs essais dans lesquels elle critique la globalisation de notre société. L’horreur économique, qui reçoit le prix Médicis en 1996 est l’un de ceux-là.
Une citation... imaginaireImaginer, c'est hausser le réel d'un ton. Extrait de L'Air et les songes 4月11日 Capitale de l'art LE MONDE | 08.04.09 C'est une situation exceptionnelle qui entretient la réputation d'une France flamboyante. En ce printemps naissant, nulle autre capitale que Paris n'offre à voir autant d'expositions artistiques ambitieuses, calibrées pour attirer les foules. Citons Andy Warhol ou encore "Une image peut en cacher une autre" au Grand Palais ; De Chirico au Musée d'art moderne de la Ville de Paris ; Calder et désormais Kandinsky au Centre Pompidou ; le peintre Lippi au Musée du Luxembourg ; "Le Siècle du Jazz" au Musée du quai Branly ; Le romantique anglais William Blake au Petit Palais ; "Oublier Rodin" et "Voir l'Italie et mourir" au Musée d'Orsay ; "Controverses" à la Bibliothèque nationale de France (BNF). La liste n'est pas exhaustive... Il faudrait une semaine à temps plein pour digérer autant de tableaux, de photos, de sculptures. Il faudrait être touriste. Mais ces derniers privilégient les collections permanentes des musées, comme le Louvre. Quant aux Français, ils pourraient avoir la tête ailleurs. Une exposition a un coût - jusqu'à 11 euros le ticket pour Warhol ou De Chirico -, alors que la crise fait enfler le chômage et vide les porte-monnaie. Cette profusion d'expositions pouvait donc être un "flop". Au contraire, les premiers chiffres montrent que les Français courent autant, sinon plus, au musée quand la crise est là. Pour se nourrir l'oeil, s'évader, se rassurer, apprendre. 110 000 entrées pour Warhol en vingt jours ; déjà le Grand Palais envisage d'ouvrir la nuit, comme il l'a fait pour Picasso, pour satisfaire son public, essentiellement jeune. Avec 35 000 entrées en trois semaines, le jazz offre au Musée du quai Branly son meilleur démarrage pour une exposition depuis son ouverture, en 2006. Calder "tourne" à 3 800 personnes par jour, soit un record pour l'espace du Centre Pompidou où l'artiste est présenté. 2 400 personnes viennent chaque jour à Orsay pour découvrir les artistes qui ont existé dans l'ombre de Rodin, ce qui tient du miracle pour une exposition de sculpture. Le public est prêt à faire la queue une heure, le week-end, devant la BNF, pour voir les fascinantes photos qui ont fait scandale à travers l'histoire. "En temps de crise, les gens ont besoin d'une compensation affective de proximité",
commente joliment une responsable de musée. Le message s'adresse aussi
à l'Etat et aux collectivités locales, qui pourraient être tentés de
réduire leurs actions culturelles. Surtout celles qui sont moins
visibles que les expositions à succès. Alors qu'elles sont tout autant
utiles pour aider à vivre en temps de crise. 4月4日 "Emma", de Jane Austen, ce soir sur Canal Sat Ce soir sur Cinecinema Emotion (pour
celles et ceux qui ont Canal Sat), à 20h40, ne ratez pas le téléfilm "Emma", tiré de l'oeuvre éponyme de Jane Austen !
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