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日志


3月30日

Le compositeur Maurice Jarre est mort

CULTURE - Il avait reçu trois Oscars au cours de sa carrière, notamment pour la musique de «Lawrence d'Arabie»...

Maurice Jarre, compositeur de nombreuses musiques mythiques de films dont celles de «Docteur Jivago» et «Paris brûle-t-il ?», est décédé à 84 ans dans la nuit de samedi à dimanche à Los Angeles aux Etats-Unis.

Récompensé par des Oscars pour les musiques de «Lawrence d'Arabie» (1962), «Docteur Jivago» (1965) et «La Route des Indes» (1984), Maurice Jarre a signé plus de 150 musiques de films pour de grands réalisateurs comme John Frankenheimer, Alfred Hitchcock, John Huston, Luchino Visconti et Peter Weir. En 1952, le compositeur français avait signé sa première musique de film à la demande du cinéaste Georges Franju pour le court-métrage «Hôtel des Invalides».

La musique du film Dr Jivago

  

La musique du film Lawrence d'Arabie

  



Cinquante ans de carrière

Maurice Jarre qui s'était installé aux Etats-Unis au milieu des années 60, a également signé les musiques des films «Le président» (Henri Verneuil), «Jésus de Nazareth» (Franco Zeffirelli, 1976), ou plus récemment «Witness» et «Le cercle des poètes disparus».

Le compositeur avait fêté ses cinquante ans de carrière en 2006 en donnant à l'Auditorium de Lyon, sa ville natale, un concert retraçant ses plus grandes oeuvres, en présence de son fils le musicien Jean-Michel Jarre, l'un des précurseurs de la musique électronique avec des oeuvres qui ont également connu un succès mondial.
MD (Avec agence)- 20minutes.fr
3月28日

L'abbaye de Northanger

Pour celles et ceux qui sont abonné(e)s à Canal sat, je vous recommande ce soir à 20h40 sur Ciné émotion (canal 102) " L'abbaye de Northanger" d'après l'oeuvre de Jane Austen.


http://www.programme-tv.net

3月25日

La Grande Emission - Emission du 26 mars 2009

Cette semaine, dans "La Grande Librairie", François Busnel reçoit Alaa El Aswany, Jim Harrison et Jean Rolin.
Né en 1937, Jim Harrison a grandi dans une famille de la petite bourgeoisie du Michigan. A 16 ans, il se découvre une passion pour la littérature puis part étudier à Boston. Décidant de vivre de l’écriture, il choisit d’abord la poésie et publie son premier recueil, Plain song, en 1965. De retour dans sa ferme du Michigan, il signe ses premiers romans : Wolf (1971), Un bon jour pour mourir (1973)... Egalement scénariste à ses heures, Jim Harrison entretient des liens étroits avec le cinéma. Sa rencontre avec Jack Nicholson en 1975 lui permet d’écrire pour Hollywood.
Jim Harrison connaît son premier véritable succès littéraire en 1979 avec Légendes d’automne, qui sera adapté au cinéma, avec Brad Pitt et Anthony Hopkins en tête d’affiche. Membre de l’Académie américaine des arts et des lettres, l’auteur de Dalva (1988), La Route du retour (1998) et dernièrement d’Une odyssée américaine est aujourd’hui publié en vingt-cinq langues à travers le monde.
Une odyssée américaine
Jim Harrison
Ed. Flammarion, coll. Littérature étrangère, mars 2009
317 p. - 21 euros
Infos éditeur
Une odyssée américaine

Né en 1957, Alaa El Aswany exerce le métier de dentiste dans le centre du Caire. Parlant français, anglais et espagnol, il est un authentique Egyptien populaire, enraciné dans la terre noire de la vallée du Nil, de la même veine que Naguib Mahfouz. Son roman L’Immeuble Yacoubian, paru aux éditions Actes Sud en 2006, porté à l’écran par Marwan Hamed la même année, est devenu un phénomène éditorial international. Alaa El Aswany est aussi l’auteur de Chicago, publié chez le même éditeur en 2007.
J’aurais voulu être Egyptien
Alaa El Aswany
Gilles Gauthier (trad.)
Ed. Actes Sud, février 2009
200 p. - 19,50 euros
Infos éditeur
J'aurais voulu être Egyptien

Né à Boulogne-Billancourt en 1949, Jean Rolin vit ses premiers engagements politiques aux moments des événements de Mai-68 et milite activement au sein de la mouvance maoïste. Par goût pour le voyage, il se tourne vers le journalisme et débute une carrière de reporter pour Libération, Le Figaro, Géo. Lauréat du prix Albert-Londres en 1988, il est également reconnu pour ses talents d’écrivain. Auteur d’essais, de romans et de nouvelles, il reçoit le prix Médicis en 1996, pour L’Organisation, ouvrage inspiré de son expérience dans le mouvement maoïste. Le héros en ressort sans illusions face à l’absurdité d’une action politique aussi égocentrique et vaine que le pouvoir qu’il combat.
Un chien mort après lui
Jean Rolin
Ed. POL, janvier 2009
352 p. - 20 euros
Infos éditeur
Un chien mort après lui
http://www.france5.fr
3月20日

Dernier hommage à Alain Bashung: «Tu disais n'avoir jamais su d'où tu venais...»

Alain Bashung en 2004 au Festival Solidays
Alain Bashung en 2004 au Festival Solidays/Bertrand Guay AFP/Archives

MUSIQUE - Les obsèques du chanteur ont lieu vendredi à Paris...

Le monde du spectacle et le public de fidèles d’Alain Bashung ont rendez-vous à Paris, ce vendredi, pour rendre un dernier hommage au chanteur disparu samedi, à 61 ans, des suites d'un cancer du poumon.

Stars et anonymes
 
Dès 11h, un millier de personnes se sont pressées devant l'église de Saint-Germain-des-Prés où la famille du chanteur a choisi de faire une cérémonie religieuse. Pour la plupart vêtus de noir et de lunettes de soleil, ces anonymes ont été maintenus hors de l'église par de nombreuses barrières, selon notre journaliste sur place. Un important service d'ordre a été déployé autour de l'édifice. Un grand écran a été disposé sur le parvis de l'église afin que les personnes restées à l'extérieur puissent suivre la cérémonie.

>>> Toute la journée, suivez l'hommage en images en cliquant ici.

A l'intérieur, le monde du spectacle rend également hommage au chanteur disparu. Jane Birkin est ainsi apparue très émue, les yeux dissimulés par des lunettes noires, suivie de Françoise Hardy, Laurent Voulzy, Mathieu Chédid, le chanteur Raphaël et sa compagne, l'actrice Mélanie Thierry. Comme tous les invités, ils ont été accueillis par une poignée de main du prêtre. Catherine Deneuve, Claude Rich, Patrick Bouchitey et la ministre de la Culture, Christine Albanel, ont également répondu présents.

Folk

La Sacem, Universal Music France (qui produisait Alain Bashung sous le label Barclay) et l'Olympia ont fait livrer d'immenses gerbes de fleurs. «Alain détestait les changements, commence le prêtre alors que le cercueil en acajou du chanteur arrive au centre de l'église. Il a su écouter ce que le silence peut dire au coeur de l'homme.» Puis, faisant référence aux Victoires de la Musique, la dernière apparition publique d'Aalin Bashung où il avait remporté trois récompenses: «Il est parti dans la lumière de la reconnaissance.»

Les derniers mots ont été prononcés par sa femme, la musicienne Chloé Mons. «Tu disais n'avoir jamais su d'où tu venais. L'arrivée de Poppée (sa fille, ndlr) t'a aidé à trouver un point d'ancrage, a-t-elle déclaré. Comme ce fil, jamais rompu mais toujours emmêlé, avec Arthur (son fils, ndlr).» Et de répéter, très émue: «Je t'aime tant». A la fin de la cérémonie, les invités ont été se recueillir sur son cercueil avant de quitter l'église.

Inhumation

La cérémonie religieuse sera suivie par une inhumation au cimetière du Père Lachaise à partir de 15h00, selon Garance Productions, le producteur de ses spectacles. Le chanteur de «Gaby», «Vertige de l'amour» ou «Osez Joséphine» est mort samedi après-midi, entouré des siens à l'hôpital Saint-Joseph à Paris.
 
Depuis l'automne 2007, Bashung, l'un des chanteurs les plus importants de la scène musicale française, était atteint d'un cancer du poumon et suivait une chimiothérapie. Depuis l'annonce de sa disparition, le monde de la musique, de la politique, de même que le grand public lui ont rendu un vibrant hommage.
Sa. C et A. A. sur place - 20minutes.fr

3月18日

Régine Deforges, invitée d'Empreintes, 20 mars sur France 5

La série

Auteur :
Durée : 00:52:00
Réalisateur : MORILLON ANNIE
Avec la participation de : CNC (CENTRE NATIONAL CINEMA)
Production : MOLINS PHILIPPE,MFP (MULTIMEDIA FRANCE PRODUCT,FRANCE 5
Production déléguée : MASSIET BÉNÉDICTE,MILLOT BASTIEN
Production exécutive :
Avec le soutien de :

Diffusions

Ven. 20 mars 2009 à 20:35

Synopsis

Comment évoquer la personnalité singulière de Régine Deforges, comment dessiner les libres contours de son "empreinte" généreuse - sinon par le truchement des livres ? Ces livres que lui lisait d'abord Lucie, sa grand-mère poitevine adorée. Ces livres qu'elle lira bientôt seule, pour oublier les autres enfants autant que les hauts murs, dans des internats religieux du Limousin... Ces livres qu'elle défendit très jeune, comme représentante puis comme libraire. Ces livres qu'elle publia ensuite, au mépris de toutes les censures, dans ses maisons d'édition successives... Ces livres qu'elle écrit depuis toujours : près de quatre-vingt titres parus depuis "Le Cahier volé", son premier scandale devenu " livre-culte ", et parmi lesquels "La Bicyclette bleue" - vendue à plusieurs millions d'exemplaires... Ces livres qu'elle chine dans la fièvre, de Paris jusqu'à La Havane. Ces livres qui emplissent son appartement parisien et plus encore sa maison d'Eure-et-Loir, " La Forge ". Ces livres qu'elle relie amoureusement. Ces livres qu'elle offre à Sonia Rykiel, son " essentielle ", et à tous ceux qui lui sont chers. Ces livres dont elle a transmis à ses filles et à son fils, l'éditeur Franck Spengler, la brûlante passion... Le film d'Annie Morillon et Julien Cendres éclaire sous un jour " véritable " cette inconnue célèbre qui, souvent surprenante, y révèle ses admirations comme ses indignations avec une rare sincérité - et nous dévoile le mystère d'une vie dédiée tout entière à la même et noble cause, la conquête de la liberté par les livres : " J'écris à la machine, dit-elle, mais aussi au couteau ! ".(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)
Image ci-dessus : ©Patrick Zachmann/MAGNUM PHOTOS
Ce documentaire esquisse un portrait sans pudeur de Régine Deforges. Ecrivaine et éditrice, elle incarne la femme libre qui a su se battre toute sa vie pour le droit à l’indépendance et au désir.

Interview de Régine Deforges
C’est par les mots que j’arriverai à vivre, par les mots que je pourrai me venger. Tout à coup, c’était une arme. J’ai appris plus tard que c’était une arme à double tranchant : les mots peuvent tuer.

C’est comme s’il y avait quelqu’un en moi qui n’avait pas grandi, qui n’était pas devenu adulte.mais aussi vous tuer.

 Régine Deforges, amoureuse et rebelle  ©MFP
Régine Deforges, amoureuse et rebelle
©MFP
Il ne faut jamais écrire pour le public. (…) Vous écrivez, vous essayez de sortir ce que vous avez dans le ventre. Le public aime ou il n’aime pas ! (…) Faire la pute pour avoir des lecteurs, non !

J’ai découvert une nouvelle patrie en allant à Cuba. (…) Et contrairement à certains imbéciles qui me traitent de castriste, je ne suis pas castriste. Je combats : j’ai écrit des choses très, très dures sur la politique de Fidel Castro dans les colonnes de L’Huma. Mais cette révolution, ç’a été quelque chose de merveilleux.

Quand je publiais mes livres érotiques, je faisais peur aux hommes. Parce que tout le monde s’imaginait que j’étais une pornographe accomplie, que j’avais évidemment fait tout ce qui était dans ces livres-là. Bien entendu, je n’en avais pas fait le centième ! Je peux le regretter quelquefois…

Des journaux comme France- Soir faisaient leur une sur les massacres du Vietnam, sur des gosses brûlés au napalm. Et pour moi, l’obscénité, la pornographie était là !

Régine Deforges, amoureuse et rebelle  ©MFP
Régine Deforges, amoureuse et rebelle
©MFP
Mon combat était celui de la liberté d’expression. C’est un combat que j’ai mené, et que je continue à mener, et que je mènerai jusqu’à la fin.

Paris est beaucoup plus bandant que la plupart des hommes.!

J’aime bien être une salope. Une mémère, ça j’aime moins.

En février 1968, je publie mon premier livre d’éditeur, qui était un livre clandestin d’Aragon qui s’appelle Le Con d’Irène. (…) Chez Hachette : « Le Con d’Irène, on ne peut pas ! Appelez ça Irène. » (…) C’était ça ou rien. Donc, mon premier et unique acte de censure, je l’ai commis avec mon premier livre. J’ai honte.
Source : magazine des programmes de France 5

La Grande Librairie, émission du 19 mars 2009

A l’occasion de la Semaine de la langue française, "La Grande Librairie" s’est installée à Dakar, au Sénégal. François Busnel reçoit des auteurs et artistes francophones autour de l’ambassadeur de France et romancier Jean Christophe Rufin.

 
Jean-Christophe Rufin
Tel un félin, son autobiographie parue en 2008 s’intitule Un léopard sur le garrot, Jean-Christophe Rufin passe d’une vie à l’autre : médecin, auteur reconnu, diplomate... Né le 28 juin 1952 à Bourges, il entame très jeune ses études de médecine. Sa première mission humanitaire se déroule en 1976, en Ethiopie, alors ravagée par la guerre. Suivent de multiples interventions, dont il tire un premier livre, Le piège humanitaire (1986). Il a écrit une quinzaine de livres à succès, dont Rouge Brésil prix Goncourt 2001. Il a été élu le19 juin 2008 à l’Académie française et devient la même année ambassadeur de France au Sénégal.

Abasse Ndione

Né en 1945 près de Dakar, au Sénégal, Abasse Ndione est infirmier d’Etat de formation. Ecrivain, il est considéré comme "le pape du polar" africain, dévoilant les trafics sombres, après avoir publié, en 1984 et 1988, aux Nouvelles Editions africaines, ses deux premiers romans : La Vie en spirale I et II, repris en un seul tome dans la Série noire des éditions Gallimard en 1998. Il se consacre désormais entièrement à l’écriture. Son dernier roman, Mbëke mi, publié en 2008, est une longue nouvelle qui traite des tragiques tentatives des jeunes Sénégalais auxquelles l’Europe ferme ses portes.

Ken Bugul

Née au Sénégal en 1948, Mariètou Mbaye (nom de plume Ken Bugul) est romancière. Elle vit actuellement à Porto-Novo, au Bénin. Fonctionnaire internationale chargée de la planification familiale pour la région Afrique pendant plus de sept ans, Ken Bugul est actuellement administratrice du Centre de promotion et de vente d’œuvres culturelles, d’objets d’art et d’artisanat de Porto-Novo. En 1999, elle a reçu le grand prix de l’Afrique noire pour Riwan ou le chemin de sable, paru aux éditions Présence africaine, brossant les portraits croisés de femmes africaines. Son dernier opus, Mes hommes à moi, offre une parole forte, une introspection profonde d’une grande lucidité et d’une incroyable franchise.

Ousmane Sow
Sculpteur reconnu mondialement, Ousmane Sow, kinésithérapeute de formation, est né en 1935 à Dakar. Révélé en 1987 à Dakar, où il présente sa première série sur les lutteurs Nouba, l’artiste expose en 1993 à la Dokumenta de Kassel, en Allemagne, puis en 1995, au Palazzo Grassi, à l’occasion du centenaire de la Biennale de Venise. Son exposition sur le Pont des arts, à Paris, au printemps 1999, attira plus de 3 millions de visiteurs (source : www.ousmanesow.com).
Voir le site de l’artiste

Cheikh Hamidou Kane
Sénégalais né en 1928, il est l’auteur du célèbre L’Aventure ambiguë, paru aux éditions Julliard en 1961, œuvre en partie autobiographique. Pendant ses études d’économie à Paris, à la Sorbonne, Cheikh Hamidou Kane collabore à la revue Esprit et fréquente les cercles intellectuels. De retour au Sénégal, il est nommé, à 30 ans, gouverneur de Thiès. Il a écrit son roman phare en 1952, mais celui-ci est publié neuf ans plus tard. Il raconte le déchirement intérieur d’un être devant choisir entre deux cultures. Ce livre reçoit le grand prix littéraire d’Afrique noire en 1962 et demeure l’un des plus étudiés dans tous les lycées, collèges et universités d’Afrique.

Amadou Lamine Sall
Né en 1951 à Kaolack, Sénégal, poète, historien spécialisé en littérature africaine, Amadou Lamine Sall passe aux cribles les différents courants de 1950/60 ,avec la littérature des instituteurs, à nos jours, illustrant la violence d’une littérature dénonçant les génocides ou encore le phénomène des enfants soldats. Lauréat du grand prix de l’Académie française, il est l’auteur de nombreuses anthologies de poésie qui ont été traduites en plusieurs langues.
Voir le site de l’auteur

Tierno Monénembo
De son vrai nom Thierno Saïdou Diallo, Tierno Monénembo est né en 1947 en Guinée.. Il a rejoint la France en 1973, afin de poursuivre ses études. Il est devient docteur ès sciences après avoir présenté une thèse en biochimie à l’université de Lyon. Tierno Monénembo publie son premier roman, Les Crapauds-brousse en 1979, aux éditions du Seuil. Ses romans portent sur l’identité et la relation particulière qui unit les anciens colonisés à la France. A près d’une dizaine d’ouvrages, il a reçu le prix Renaudot pour son roman Le Roi de Kahel, en 2008.

Tidiane N’Diaye
Economiste de formation, Tidiane N’Diaye est également un spécialiste de l¹histoire africaine. Chercheur reconnu, il a publié plusieurs essais sur l’histoire des civilisations négro-africaines et leurs diasporas (africaine-américaine et afro-antillaise). Il est également l’auteur de nombreuses études économiques et sociales sur les départements français d’Amérique.
Voir le site de l’auteur
http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&numsite=1403&id_article=8327&id_rubrique=1406

Don de livres : le débat au fond de la poche

Par Frédérique Sauvée, http://www.rue89.com

Livre Volant (Olsson Shadows/OIF).

Le livre n'est pas une marchandise comme une autre. Il est à la fois un objet économique et culturel. On l'achète, on le prête, on le donne, toujours dans le but de partager et de découvrir.

Si certains souhaitent qu'il passe de mains en mains pour véhiculer cultures et savoirs à travers le monde, d'autres pensent qu'il appartient à chacun de pouvoir choisir ses propres lectures, ses propres outils de connaissance.

Un débat d'idées qui ne peut laisser indifférent autour d'un bien commun que tout le monde peut avoir dans sa poche.

Le livre globe-trotter

Albert-Louis Mathieu fait partie de ceux qui souhaitent donner une nouvelle vie aux livres abandonnés. Sa passion, c'est la langue française. Une langue dont il déplore, au fil du temps, l'oubli et le manque de considération dans le monde entier.

Cet amoureux de littérature a donc décidé, en 2003, de fonder un réseau de promotion du français par le biais de l'association Le Bouquin Volant. Pourquoi « volant » ? Parce qu'il passe de mains en mains :  du particulier qui le donne, à l'association qui le récupère et le confie au voyageur, qui le transmettra à de nouveaux lecteurs des pays du Sud.

« Nous récoltons une moyenne de 10 000 livres par mois de la part de gens qui n'en ont plus l'usage », explique Albert-Louis Mathieu, à la tête d'une équipe de 50 bénévoles. Récupérés les dimanches sur des marchés de Paris et des Hauts-de-Seine, les livres, de l'ouvrage littéraire au manuel scolaire, sont triés par thématique et par intérêt linguistique, puis stockés.

Embarqués par un voyageur ou une association, ils sont ensuite déposés dans une école ou une bibliothèque du pays de destination. Le Bouquin Volant a distribué 238 000 livres depuis sa création, dont une majorité dans les pays francophones (Cameroun, Liban, Madagascar, Sénégal) ainsi que dans des universités qui enseignent le français (Bulgarie, Chine, Inde).

Une aide qui peut bien souvent s'avérer très utile comme le témoigne Flore Bénard, coordinatrice des partenariats à l'Alliance française : 

« Les étudiants sont très nombreux à apprendre le français, mais ils n'ont souvent même pas de dictionnaire à leur disposition. Les dons de l'association leur apportent au moins les moyens de suivre correctement leurs études. »

Un don polémique

Plein de bonne volonté et d'ingéniosité, Albert-Louis Mathieu s'est lancé dans une initiative qui ne fait pourtant pas l'unanimité. En particulier auprès des pays receveurs, qui ne voient pas toujours d'un très bon œil l'arrivée en grande quantité de livres « occidentaux » dans leurs écoles et leurs bibliothèques.

Michel Choueiri, président de l'Association internationale des libraires francophones (AILF), nuance l'apport de ces envois : 

« Donner, c'est bien. Donner le choix, c'est mieux ! »

Car, ce qui est souvent reproché aux associations des pays du Nord, c'est d'envoyer du matériel sans prendre en compte la culture locale, ni les attentes réelles des pays destinataires. Certains se montrent même très hostiles.

« Faut-il continuer à parler de fraise, de raisin, de Blanche Neige, à des enfants qui vivent sous des manguiers, vendent et achètent des oranges, cultivent des noix de karité ? », s'insurge Béatrice Gbado, fondatrice de la maison d'édition béninoise pour enfants Ruisseaux d'Afrique.

Elle tempère cependant : 

« Pour qu'un enfant se construise, il faut d'abord qu'il comprenne la culture de son pays, ses propres racines. Ce n'est qu'après qu'il pourra s'ouvrir aux autres cultures et à leur littérature. En plus, ces dons de livres déstabilisent l'économie locale. »

Cette dernière conséquence est particulièrement redoutée par les éditeurs locaux qui craignent de ne plus vendre les livres de leurs auteurs, déjà peu nombreux à être publiés.

Ce débat qui entoure le don de livres fait finalement apparaître la nécessité de développer un partenariat Nord-Sud raisonné et réfléchi. Dans cette logique, l'Unesco a souhaité structurer le système en rédigeant une « charte du don de livres ».

En une vingtaine d'articles, le document recommande aux associations de procéder à un don « de qualité et non de quantité ». Les livres fournis doivent répondre à la demande des organismes receveurs et correspondre aux besoins du public, le tout sans nuire à l'économie de l'édition locale. Le but est donc d'inscrire la relation donneurs-receveurs sur la base d'une véritable coopération.

Une alternative durable

Pour apporter une réponse aux problèmes d'accès aux livres dans les pays du Sud sans avoir recours aux dons, l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) a, quant à elle, développé depuis 1986 des Centres de lecture et d'animation culturelle (les Clacs).

Mené dans dix-huit pays francophones du Sud (Afrique, océan Indien, Caraïbes et Proche-Orient), ce programme permet de renforcer ou de créer des structures publiques culturelles. L'intérêt de l'initiative repose en fait sur une étude préalable des conditions d'implantation des centres et des attentes de la population.

« Contrairement aux idées reçues, la pénurie de livres dans les pays du Sud ne peut justifier l'envoi d'ouvrages issus d'invendus ou mis au rebut par les bibliothèques des pays nantis, s'alarme Eric Weber, responsable du programme à l'OIF. Avant de fournir en livres un Clac, nous étudions par exemple le système éducatif de la région pour identifier les ouvrages adaptés aux programmes scolaires. »

Les Clacs sont destinés essentiellement aux jeunes. Ils regroupent une bibliothèque ainsi qu'une salle polyvalente équipée de matériel audiovisuel. L'OIF, qui achète les livres, favorise des ouvrages neufs édités localement, en français ou en langues nationales. Chaque Clac gère ainsi un fonds d'ouvrages spécifique à son pays, voire à sa région.

Pour Eric Weber, l'objectif, au-delà de combler un manque évident de matériel, est d'inciter les gouvernements des pays du Sud à mettre en place de vraies politiques nationales de lecture publique : 

« Cette dynamique a été enclenchée à Madagascar, Haïti ou l'Ile Maurice suite à l'action des Clacs. Nous espérons que ces pays permettent à leur population d'accéder durablement aux livres et à la culture, des enjeux majeurs pour la démocratie et le développement. »

Tous ces propos montrent la teneur du débat. Si l'on ne peut condamner le don de livres, qui répond à un besoin évident des populations des pays du Sud, on comprend qu'il doive être encadré de manière à ne pas compromettre le marché local de l'édition et à respecter la culture du pays.

Tant qu'il n'y aura pas une mobilisation forte des pouvoirs publics et du monde de l'édition pour consolider le marché du livre dans les pays en développement, le don reste utile. L'important est que le livre réponde à sa fonction première :  satisfaire celui qui le découvre.

Photo :  Livre Volant (Olsson Shadows/OIF).

Le livre ne connaît pas la crise

Des personnes préparent un stand sur le Salon du livre à Paris le 12 mars 2009
Des personnes préparent un stand sur le Salon du livre à Paris le 12 mars 2009/Lionel Bonaventure AFP

CULTURE - Le Salon du livre ferme mercredi soir avec un bilan très positif...

Environ 40.000 visiteurs de plus que l'an dernier. Le bilan du Salon du livre, qui ferme ses portes mercredi soir, s’achève sur un bilan positif: plus de 198.150 visiteurs se sont pressés dans les couloirs du Salon, a annoncé mercredi le Syndicat National de l'Edition (SNE), qui organise la manifestation. C’est 20% de plus que l’an passé, où seules 165.000 entrées avaient été enregistrées.

«Centre des passions»

Environ 60% des 198.150 visiteurs comptabilisés correspondent à des entrées payantes, les 40% restants à des invitations distribuées par les éditeurs, les collectivités locales et autres professionnels, précisent les organisateurs.

«Le Salon du livre 2009, dans un environnement économique morose, a remis le livre au centre des passions des Français», grâce «à une communication axée en direction des familles et des jeunes et un programme culturel de qualité en direction des grands lecteurs», souligne l'organisation dans un communiqué.
 
Chiffre d'affaires stable

Selon le SNE, le chiffre d'affaires des ventes de livres sur les stands est également en forte augmentation «de 30 à 40%» par rapport à l'an dernier. L'optimisme affiché par les organisateurs s'appuie sur les résultats du marché du livre lui même, qui résiste jusqu'à présent à la crise avec un chiffre d'affaires quasiment stable en 2008 (-0,5%) à 4 milliards d'euros.

«Il y a un retour aux sources, une réappropriation d'un produit qui n'est pas cher, avec un prix moyen de 10 et 25 euros», explique le président du SNE, Serge Eyrolles. Selon les organisateurs, le Salon «a également étoffé son offre professionnelle» et constitue «une plate-forme d'échanges et de commerce indispensables à toute la profession». Cette année, l’invitée d’honneur était la littérature mexicaine. Une visibilité qui a fait recette puisque plus de 20.000 ouvrages d'auteurs mexicains se sont vendus au cours des 6 jours d’exposition (13 au 18 mars inclus), dont 25% en espagnol. Le Salon a connu sa plus grande affluence samedi et dimanche, avec un public familial important, note le SNE.
 
En 2010, le Salon du livre fêtera son 30e anniversaire. Il n'accueillera pas un pays invité, comme le veut la tradition, mais mettra à l'honneur les écrivains qu'ils soient français ou étrangers.

Avec agence- http://www.20minutes.fr
Et oui, c'est rassurant et cela magré notre président qui pense que la lecture est une punition ! Ah, au fait, n'oubliez pas de lire "La princesse de Clèves"..., voire de lui envoyer !!!

3月17日

Les auteurs qui vous ont séduits en 2008

Par Jérôme Dupuis, Marianne Payot, Delphine Peras, publié le 13/03/2009, http://www.lexpress.fr

Les auteurs, de gauche à droite et de bas en haut: 1. Anna Gavalda. 2. Claudie Gallay. 3. Atiq Rahimi. 4. Fred Vargas. 5. Jean d'Ormesson. 6. Simone Veil. 7. François Léotard. 8. Anna Bitton. 9. Françoise Hardy. 10. Guillaume Musso. 11. Yasmina Khadra. 12. Katherine Pancol. 13. Jean Teulé. 14. Patrick Rambaud. 15. Laurent Gaudé. 16. Bernard Pivot. 17. Jean-Louis Fournier. 18. Daniel Pennac.

L'Express, avec RTL, a réuni à Paris, au Procope, lieu mythique de la vie littéraire, les écrivains et les éditeurs vedettes de 2008. Choses vues et entendues entre deux agapes.

C'est comme pour les photos de classe, il y en a toujours deux qui chahutent dans un coin. Cette fois-ci, c'est François Léotard qui fait rire aux éclats Anna Bitton, la jolie biographe de Cécilia Sarkozy. "Déjà que vous êtes arrivé en retard...", observe le photographe, qui tente de saisir les 30 auteurs de l'année 2008. Il faut dérider Jean-Louis Fournier, un peu renfrogné. Demander à l'immense Jean Teulé de ne pas se poser sur la marche supérieure de l'escalier. Prier Yasmina Khadra d'enlever ses lunettes de soleil. "Je ne peux pas, je me suis fait opérer des yeux hier", répond l'auteur de Ce que le jour doit à la nuit. Attendre Richard Ducousset, vice-président d'Albin Michel, en retard comme chaque année. "Cette fois-ci, on fait la photo sans lui!" entonnent en choeur ses confrères. Françoise Hardy, elle, est sage comme une image. Un peu de silence, sourires, ça y est, le cliché est dans la boîte. Puis on recommence. Un instantané avec les femmes, un autre réservé aux hommes... Les photographes s'en donnent à coeur joie avec tous ces poids lourds de l'édition.

La séance, en vidéo:

Apéritifs et conciliabules

Auteurs et éditeurs investissent les salons du premier étage du Procope. On se retrouve par paires: Jean d'Ormesson et François Léotard bavardent, Daniel Pennac et Jean Teulé discutent adaptations télé, Antoine Gallimard et Bernard Pivot s'éclipsent. Fred Vargas hésite, arguant sans convaincre d'un "Je dois m'occuper de mon fils" -un grand ado- mais finira par aller tâter du cabillaud avec les autres convives. Nicole Lattès, elle, se réjouit d'avoir récemment acquis les droits des Mémoires de Diane Keaton. "C'est un casse-croûte de chantier?" feint de s'interroger Richard Ducousset, enfin arrivé. Drôle de chantier, hanté par tant de fantômes littéraires. "Rimbaud et Verlaine fréquentaient déjà le Procope", rappelle Jean Teulé à la cantonade.

Gravlax et confidences

Les éditeurs, de gauche à droite, au premier rang : Danielle Dastugue (Le Rouergue), Betty Mialet (Julliard), Françoise Nyssen (Actes Sud), Nicole Lattès (Robert Laffont), Viviane Hamy (Viviane Hamy), Teresa Cremisi (Flammarion) ; au second rang : Jean-Marc Roberts (Stock), Bernard Fixot (XO), Antoine Gallimard (Gallimard), Olivier Nora (Grasset), Paul Otchakovsky-Laurens (POL).

C. de Brosses/Le Beaukal

Les éditeurs, de gauche à droite, au premier rang : Danielle Dastugue (Le Rouergue), Betty Mialet (Julliard), Françoise Nyssen (Actes Sud), Nicole Lattès (Robert Laffont), Viviane Hamy (Viviane Hamy), Teresa Cremisi (Flammarion) ; au second rang : Jean-Marc Roberts (Stock), Bernard Fixot (XO), Antoine Gallimard (Gallimard), Olivier Nora (Grasset), Paul Otchakovsky-Laurens (POL).

Il est temps de passer au déjeuner. Françoise Hardy négocie une salade de haricots verts en lieu et place du saumon. "J'ai terminé hier soir le tome I de Millénium. C'est génial!" lâche-t-elle avec un sourire toujours irrésistible. Les vins du Domaine de la Cavale incitent aux confidences. "Après la tortue et le crocodile, c'est le nom d'un mammifère qui devrait me servir pour le titre du dernier volume de ma saga", avoue Katherine Pancol. A la table d'à côté, Claudie Gallay, qui ne dédaigne pas non plus le blanc nectar, dit et redit sa joie ébouriffante de se retrouver là.

Atiq Rahimi et Yasmina Khadra, deux amoureux de la
					 langue française.

C. de Brosses/Le Beaukal

Atiq Rahimi et Yasmina Khadra, deux amoureux de la langue française.

"Ça fait chaud au coeur que des livres comme Les Déferlantes soient plébiscités", lance, face à elle, le président (du jury du prix des Lecteurs de L'Express) Jean-Louis Fournier, désormais fort amène. "Mais attention au suivant: ils ne te rateront pas!" l'avertit Laurent Gaudé, qui rappelle qu'il a essuyé ses premières mauvaises critiques avec Eldorado, le livre qui a suivi son Soleil des Scorta, prix Goncourt 2004. Une table plus loin, Vargas entreprend longuement Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express, à propos de l'affaire Battisti. Mais, on le sait, pas de déjeuner littéraire digne de ce nom sans prise de bec: pour avoir osé écrire dans Le Parisien que le roman d'Atiq Rahimi n'était pas "le Goncourt du siècle", Pierre Vavasseur s'attire les foudres de Jean-Paul Hirsch, l'attaché de presse du romancier d'origine afghane.

Et puis soudain, au café, Fred Vargas s'isole avec Teresa Cremisi, patronne de Flammarion. L'air de rien, tous les éditeurs présents observent à la dérobée, se demandant ce que la redoutable éditrice peut bien proposer à la reine du polar made in France, sous contrat depuis toujours avec Viviane Hamy. Et l'aparté dure, dure, dure... Et les cous et les oreilles se tendent, se tendent... En vain. Rendez-vous en 2010 pour de nouveaux conciliabules.

Le gentleman Jean d'Ormesson entouré des charmantes Anna Bitton et Françoise Hardy.

C. de Brosses/Le Beaukal

Le gentleman Jean d'Ormesson entouré des charmantes Anna Bitton et Françoise Hardy.

Le Louvre entrouvre ses portes à la Bd

A l’occasion de l’exposition «Le petit dessein. Le Louvre invite la bande dessinée», le Louvre accueille des auteurs actuels de la bande dessinée qui exposent leur vision du musée. Dans l’aile Sully, jusqu’au 13 avril.
DOMINIQUE POIRET - http://www.liberation.fr/

Dépoussiérer. Le sous titre de cette exposition est «Qui aurait pu imaginer qu’un jour le Louvre exposerait des planches de bande dessinée?». Pourtant depuis 2005, le Louvre s’est associé avec les éditions Futuropolis pour créer une collection de bande dessinée.

L’auteur choisit une œuvre, une collection, une salle du Louvre, pour en faire un élément important de son récit. Cette collection de BD s’inscrit dans la démarche du Louvre d’inviter au musée l’art contemporain. Trois volumes sont déjà parus, sept sont en programmation, dont celui d’Yslaire.

L’appropriation du Louvre par l’univers de la bande dessinée permet de «dépoussiérer» l’image de ce dernier auprès du public amateur de BD et réciproquement, de faire découvrir au public du musée une forme d’expression artistique plus contemporaine. À travers cette exposition, le visiteur découvre les différentes méthodes de travail, techniques et matériaux propres à chaque dessinateur pour réaliser une bande dessinée.

« Carte blanche »

Par la petite porte. L’exposition montre au public quelques planches des auteurs parmi les plus talentueux de la bande dessinée contemporaine : de Crécy, Marc-Antoine Mathieu, Bernar Yslaire, Eric Liberge et même un auteur de manga, le japonais Hirohiko Araki. Dans la petite salle qui les accueille, chaque artiste à droit à son espace bien distinct.

Yslaire, avec ses écrans d’ordinateurs et ses dessins en mouvement, occupe une place privilégiée. «Période glaciaire», le modernisme des aquarelles de De Crécy sont réunies dans trois cadres, de même que les 14 planches à l’encre de Chine des Sous-sols du Révolu de Marc-Antoine Mathieu. Aux heures impaires d’ Éric Liberge est montré de l’ébauche à l’œuvre finie en mettant en regard 5 croquis de composition de format A3 et des tirages en haute définition des pages correspondantes.

Les albums d’ Yslaire et celui d’Araki ne verront le jour que dans plusieurs mois.

Un reproche tout de même : l’espace proposé pour l’exposition est trop restreint. Enfin, il faudrait surtout que les musées d’art moderne et contemporain ouvrent «en grand» leur porte au 9e art.

«Le petit dessein», jusqu’au 13 avril au Louvre. Renseignements : 01.40.20.53.17 – http://www.louvre.fr

Une citation... toute en conscience

La conscience des mots amène à la conscience de soi :
à se connaître, à se reconnaître.


[ Octavio Paz ]
Extrait de A Propos de Lopez Velarde

3月12日

Le scénariste et parolier Jean-Loup Dabadie entre à l'Académie française

PARIS (AFP) — L'Académie française s'ouvre aux arts populaires en accueillant jeudi le scénariste et parolier Jean-Loup Dabadie, auteur en 40 ans de quelques-uns des films et des chansons les plus ancrés dans la mémoire des Français.

Dabadie entre à l'Académie et la cérémonie de réception sous la Coupole, d'ordinaire compassée, sérieuse, devient un événement mondain où devraient se presser quelques-uns des artistes qui ont accompagné le nouvel académicien dans sa carrière.

A 70 ans, Jean-Loup Dabadie a travaillé avec les plus grands du cinéma et de la chanson française. De "César et Rosalie" de Claude Sautet à "Nous irons tous au paradis" d'Yves Robert pour le cinéma. Et de "Ma préférence" pour Julien Clerc à "Tous les bateaux, tous les oiseaux" pour Michel Polnareff, il a à un moment où un autre ému, fait rire ou chanter plusieurs générations de Français.

Et si ses plus grands succès datent des années 1960-70, ce dandy, chaleureux, décontracté, éternellement souriant, n'a jamais cessé de raconter cette France de la tendresse, des copains et des classes moyennes qui constitue son univers. Les académiciens l'ont d'ailleurs élu le 10 avril 2008 dès le premier tour, par 14 voix contre deux, au fauteuil de l'écrivain Pierre Moinot.

"Entrer à l'Académie est un immense honneur. Je ne rejoins pas la Coupole seul : j'y entre avec mes interprètes et les personnages de mes chansons et de mes films", confiait-il le 28 février après avoir reçu une Victoire d'honneur lors de la cérémonie des Victoires de la musique.

A la recherche d'un cinéaste pour les rejoindre sous la Coupole, les académiciens ont finalement élu le scénariste de Claude Sautet ("Vincent, François, Paul et les autres"), François Truffaut ("Une belle fille comme moi"), Jean-Paul Rappeneau ou Philippe de Broca. Et le parolier de Serge Reggiani ("Le petit garçon"), Guy Bedos ou Barbara ("Marienbad").

Au total, Jean-Loup Dabadie a signé les scénarios de plus de trente films et des centaines de chansons, à la fois tendres et nostalgiques, dans la lignée des grands scénaristes et paroliers français.

Parisien de naissance, passionné de sport, il est aussi discret dans son travail -- qui doit se faire, dit-il, "dans une ombre infinie" --, qu'il est à l'aise et jovial sous les projecteurs. Dabadie n'était pas un inconnu à l'Académie française, qui lui a déjà attribué son Grand prix du cinéma "pour l'ensemble de son oeuvre", il y a plus de 25 ans.

Jean-Loup Dabadie succèdera au 19è fauteuil à l'écrivain Pierre Moinot, décédé en mars 2007 à l'âge de 87 ans, dont il fera l'éloge jeudi dans son discours de réception. Pierre Moinot, aussi différent que possible du flamboyant Dabadie : ancien procureur général de la Cour des comptes, auteur d'une quinzaine de romans d'inspiration classique, mais aussi grand résistant, ce que son successeur ne devrait pas manquer de rappeler.

Après l'élection de Simone Veil le 20 novembre 2008, un seul fauteuil, sur 40, reste désormais à pourvoir à l'Académie française. Jean-Loup Dabadie pourra d'ailleurs voter pour la première fois avec ses collègues académiciens dès le 26 mars pour tenter de trouver un successeur à l'écrivain Maurice Rheims. Une élection pour laquelle déjà neuf candidatures ont été enregistrées. Copyright © 2009 AFP

Jean-Loup Dabadie, le 10 mars 2009 à Paris

20e Semaine de la presse et des médias dans l’école®, 23 au 28 mars 2009

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Chaque année, au printemps, les enseignants de tous niveaux et de toutes disciplines sont invités à participer à la Semaine de la presse et des médias dans l’école®. Activité d’éducation civique, elle a pour but d’aider les élèves, de la maternelle aux classes préparatoires, à comprendre le système des médias, à former leur jugement critique, à développer leur goût pour l’actualité et à forger leur identité de citoyen.

Offres spéciales des médias

  • A l’occasion de la 20e Semaine de la presse, certains médias partenaires offrent exceptionnellement un accès gratuit à leur site aux inscrits, ouvrent leurs antennes aux élèves, proposent de publier des articles rédigés en classe...

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Préparer la Semaine

  • Pour organiser votre semaine, des fiches pédagogiques pour préparer vos activités, les contacts pour faire venir des journalistes dans les écoles et établissements scolaires et le dossier pédagogique envoyé à tous les inscrits à la Semaine de la presse et des médias dans l’école®.

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Accompagnement pédagogique

  • Pour préparer votre semaine, un accompagnement pédagogique avec les Unes d’Europe en partenariat avec Courrier International, les offres des éditeurs européens, des cédéroms sur l’actualité, des vidéos et des exemples d’activités.

Carnet d’adresses

  • Des annuaires, des guides pour vous aider à préparer vos animations, pour contacter des professionnels des médias...

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Valorisation des actions

Les Français lisent peu

C'est ce que révèle un sondage paru jeudi dans le quotidien «La Croix»... La lecture n’est pas le passe-temps favori des Français. Selon un sondage TNS-Sofres à paraître jeudi dans le quotidien «La Croix», 30% de la population ne lit aucun livre dans l’année tandis que la majorité des Français (64%) affirment en lire moins de cinq par an. Seules 9% des personnes interrogées lisent environ un livre par mois révèle cette enquête sur les habitudes de lecture des Français publiée à la veille de l'ouverture du Salon du livre de Paris.
 
Pourquoi lisez-vous?
 
Les deux-tiers des Français (65%) choisissent un livre pour son sujet, l'autre tiers pour son auteur. Les conseils d'amis ou de proches sont déterminants dans le choix de 31% des lecteurs et seuls 6% d’entre eux choisissent en fonction des conseils des libraires ou des vendeurs.
 
Enfin, 50% des Français lisent «pour se détendre» et 49% d'entre eux privilégient «le côté instructif et culturel de la lecture».
http://www.20minutes.fr

Une citation... à cultiver !

La culture est ce qui fait d'une journée de travail
une journée de vie.

[ Georges! Duhamel ]

La Grande Librairie fête le livre, jeudi 12 mars, 19h, France 5

A l’occasion du Salon du livre 2009, France 5 fête le livre en proposant une soirée spéciale de plus de trois heures présentée par François Busnel. Sur un plateau totalement réaménagé pour l’occasion, il reçoit une pléiade d’écrivains.
Au Salon du livre
Salon du livre de Paris 2009
Du 13 au 18 mars 2009
Porte de Versailles - 75015 Paris

Lors de la manifestation, vous avez rendez-vous avec des intervenants de la chaîne France 5
- Les maternelles
Le 15 mars 2009 à partir de 11 h
Des chroniqueurs seront présents pour dédicacer leur livre et participer à un débat.
- Jul
Le 18 mars 2009 à partir de 10 h 30
Le dessinateur de "La Grande Librairie" vient dédicacer deux de ses ouvrages : L’herbier impitoyable, paru aux éditions Les Echappés, et Conte de Fées à l’Elysée, édité chez Vent des savanes.

Et aussi

- France Télévisions au Salon du livre
- Un Salon du livre aux couleurs du Mexique

Si vous n'avez pu voir l'émission ce soir, ne la ratez pas dimanche lors de la rediff ou directement sur le site de France 5 à partir de dimanche. Personnellement, je l'ai trouvée jubilatoire ! Un pur régal ! Rien d'ennuyeux grâce au choix des auteurs invités et au fil rouge humoristique apporté par le dessinateur Jules dont les dessins sont vraiment désopilants ! Donc, une émission à voir ou revoir !
3月11日

Le vrai visage de Shakespeare dévoilé

Une peinture datant de 1610 serait la seule représentation de Shakespeare de son vivant. Elle appartient à un restaurateur d'œuvres d'art qui en a hérité.

Le portrait authentifié de William Shakespeare

Le portrait authentifié de William Shakespeare

Photo : AFP

Elle aurait été réalisée six ans avant la mort de Shakespeare. Cette peinture, datée de 1610, a été passée au crible pendant trois ans par des experts qui ont effectué des analyses à coups de rayons X et d'images infrarouges.

Leur constat : ils sont sûrs à plus de 90 % qu'il s'agit bel et bien de la seule et unique représentation du dramaturge réalisée de son vivant.

La peinture appartient à Alec Cobbe, un restaurateur d'oeuvres d'art qui en a hérité alors que le portrait appartient depuis plusieurs siècles à sa famille mais personne n'avait encore fait le rapporchement avec William Shakespeare.

Ce n'est que lorsqu'Alec Cobbe a visité une exposition à la National Portrait Gallery à Londres qu'il a constaté la similitude entre sa peinture et celle détenue Folger Shakespeare Library de Washington.

Cette dernière avait longtemps été considérée comme seule représentation du poète de son vivant avant que des tests scientifiques ne démontrent que le tableau datait du XIXème siècle. Alec Cobbe a alors eu la prémonition qu'il possédait la représentation originale et contacté des experts pour prouver cela.

La peinture aurait initialement appartenu à Henry Wriothesley, troisième comte de Southampton, qui a soutenu financièrement William Shakespeare.

Florence Santrot, Metrofrance.com

Sur les traces de Le Clézio au Mexique

Alors que le Mexique est l’invité d’honneur du Salon du Livre, nous vous invitons sur les traces du meilleur trait d’union entre ce pays et la France, Jean-Marie Le Clézio…

Coïncidence ? Quelques mois après le Prix Nobel de littérature décerné à Jean-Marie Le Clézio, c’est le Mexique qui est à l’honneur du Salon du Livre, qui débute vendredi à Paris. Un pays où l’écrivain français a séjourné à de nombreuses reprises, marquant son écriture. Le Clézio a même défendu une thèse sur les Indiens du Michoacan, Etat avec lequel il a tissé le plus de liens. Plusieurs ouvrages sont également venus ponctuer ces voyages…

Yucatan
Début du parcours Le Clézio au Yucatan, à la découverte des Mayas. C’est ici que l’écrivain s’est plongé dans les écrits mythologiques mayas, publiant une traduction du livre sacré, Les Prophéties du Chilam Balam. Si vous souhaitez vous plonger dans cette culture, fuyez Cancun, qui représente malgré tout l’option d’arrivée la moins onéreuse depuis Paris. De là, cap au sud par le littoral, jusqu’à Tulum, où vous pouvez apprécier les seules pyramides du pays construites au bord de la mer. En vous enfonçant dans les terres, vous pourrez faire une halte dans la charmante ville coloniale Valladolid. Crochet obligé vers le site de Chichen Itza, où vous attend l’une des figures les plus connues des guides touristiques, le Chacmol. Une figure témoin du mélange des cultures dans la région puisqu’elle est d’origine toltèque. Sur la route vous ramenant à Mérida, l’autre carrefour incontournable du Yucatan, vous pourrez vous attarder sur le site d’Uxmal ou faire un détour par Tizimin ou Chumayel, deux des villes où ont été écrits des passages du Chilam Balam. Si vous avez l’esprit aventurier, sachez que les archéologues estiment que la région recèle encore des trésors enfouis dans la terre ou recouverts par la jungle…

Mexico
De Mérida, vous pourrez rejoindre la capitale en avion ou en bus. Le Mexico de Le Clézio se trouve dans le sud de la métropole. L’auteur français a enseigné à l’Université Autonome de Mexico. Une ville dans la ville, avec ses 250.000 habitants, son stade, son propre système de transports et sa réserve naturelle, où de vastes espaces verts côtoient de gigantesques œuvres d’arts contemporains. Flânez sur les pelouses qui bordent les différentes facultés, avant de prendre le chemin de Coyoacan, à quelques centaines de mètres de là. Ce quartier colonial abritait la résidence des artistes Diego Rivera et Frida Kahlo, auxquels Jean-Marie Le Clézio a consacré une biographie. Pour vous imprégner de la vie hors norme de la femme incarnée au cinéma par Salma Hayek (entre autres), n’oubliez pas de visiter sa maison. Le quartier est aussi un lieu de vie nocturne très prisé des « chilangos », les habitants de la capitale : sa place principale est bordée de bars à la mode. Avant de repartir de Mexico, réservez-vous au moins une demi-journée pour visiter le Musée d’Anthropologie, le temple consacré aux différents groupes indiens.

Michoacan
De Mexico, prenez la route vers l’Etat du Michoacan et sa capitale Morelia, située à environ quatre heures de la capitale. Jean-Marie Le Clézio a également fréquenté son université, y compilant les travaux réalisés sur les Indiens de cet Etat, les Purépechas. Longtemps, ceux-ci ont vécu à l’écart ds autres populations indiennes du pays. Ils ont résisté aux invasions aztèques, ne pliant que face à l’armada espagnole. Le Clézio s’est littéralement fondu dans la population locale pour étudier les coutumes. C’est de là que naîtra son ouvrage Le Rêve mexicain ou la pensée interrompue, dans lequel il s’interroge sur le devenir des Indiens si les Espagnols n’avaient pas envahi le pays. Sa conclusion : ces civilisations auraient influencé l’Occident de manière irréversible. Dans ce gigantesque Etat du Michoacan, grand comme l’Irlande, commencez par visiter la ville de Morelia et arrêtez-vous, au détour de ses ruelles, pour admirer les innombrables patios de style colonial. Mais, pour aller à la rencontre du Michoacan indien de Le Clézio, il vous faudra vous diriger vers Patzcuaro, connu pour son lac et l’île de Janitzio. L’un des sites les plus visités du pays, notamment à l’occasion de la Fête des Morts, le 1er novembre. Un lieu magique à l’origine, malheureusement défiguré par la pollution et le tourisme à outrance. Après Patzcuaro, dirigez-vous vers le volcan Paricutin, qui s’est réveillé en 1943 et a englouti les villages alentours. Aujourd’hui, on peut encore y voir la pointe d’un clocher émerger de la lave ! Ici, la population est indienne à presque 100%. Si vous êtes dans la région entre novembre et mars, ne ratez pas le passage des papillons Monarcas, qui, chaque année, viennent du Canada pour passer l’hiver dans cette zone protégée, à l’est de Morelia. Jean-Marie Le Clézio s’est engagé pour la survie de cette espèce et contre la déforestation qui la menaçait.

Sierra Tarahumara
Pour cette fin de parcours, cap au nord. Attention : les distances sont énormes et, en bus, il faut plus d’une journée pour rejoindre cette région depuis les Etats du centre du pays. Les Tarahumaras vivent dans l’Etat de Chihuahua, dans l’extrême nord du Mexique. Depuis la colonisation espagnole, ils se sont réfugiés dans des grottes ou des maisons en bois, à l’écart de la civilisation occidentalisée. Aujourd’hui, ils tentent tant bien que mal de préserver leur mode de vie semi-nomade, circulant parmi un réseau de sentiers sillonnant les canyons. La passion de Le Clézio pour les peuples indiens du Mexique serait née de la lecture des écrits d’Antonin Artaud sur les Tarahumaras. Si vous souhaitez visiter la région, faites vous discrets et respectez au maximum les traditions locales. Le mieux est d’effectuer le voyage en train de Los Mochis à Chihuahua. C’est l’une des dernières lignes de chemin de fer encore en service au Mexique. Arrêtez-vous à Creel. De là, vous pourrez partir en randonnée toute la journée. L’hiver, il peut y faire très froid et la neige est souvent au rendez-vous. On est loin des clichés des cartes postales de Cancun… L’été n’est pas forcément une mauvaise saison pour visiter la région. Malgré la pluie, les températures sont douces.

Comment y aller
Au départ de Paris :
Pour Mexico. Deux vols directs quotidiens avec Aeromexico et Air France. En basse saison, comptez 700 euros aller-retour minimum. En haute saison, au moins 900 euros.
Pour Cancun. Vols charter (XL Airways…) à partir de 600 euros.
Nombreux vols avec escales sur KLM, Air Canada, Continental Airlines, Iberia…

Pour les déplacements intérieurs, privilégiez le bus, pratique et peu onéreux, voire les taxis officiels. Pour certains longs voyages, l’avion peut être recommandé, d’autant que quelques compagnies low cost commencent à investir le marché, notamment au départ de l’aéroport de Toluca, à une heure de Mexico.

Renseignements :
Office du tourisme du Mexique
4, rue Notre dame des Victoires 75002 Paris. Tél. : 01 42 86 96 13.
www.visitmexico.com

http://www.metrofrance.com