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日志


10月31日

La bataille des prix littéraires a déjà commencé

LEMONDE.FR | 31.10.08
Après un premier round, le Grand prix de l'Académie française decerné, jeudi 30 octobre, à Marc Bressant pour La Dernière conférence (éd. de Fallois), la bataille des prix littéraires va débuter lundi 3 novembre avec la remise du prix Femina. Notamment pour le trio GalliGrasSeuil (entendez Gallimard, Grasset et Le Seuil) qui depuis de longues années s'arroge la part du lion.

Femina. Si Gallimard brille par son absence, l'une de ses filiales pourrait bien décrocher le prix du roman français par l'entremise de Dominique Mainard (éd.  Joëlle Losfeld) annoncée comme l'une des favorites avec Anne Serre (Mercure de France). Grasset, de son côté, est en position de force sur le roman étranger (deux titres sur cinq sélectionnés) et semble bien parti pour remporter le prix avec Sandro Veronesi et Chaos calme.

Médicis. Un titre qui d'une certaine manière pourrait illustrer le prix dont on célèbre cette année le cinquantième anniversaire. A cette occasion, le Médicis a décidé de s'émanciper du Femina, qui était remis jusqu'alors le même jour. Le jury proclamera ces prix trois jours plus tard, le 5 novembre. D'ores et déjà, dans la catégorie "roman français", un écrivain se détache très largement  : Jean-Paul Enthoven, éditeur et auteur chez Grasset.

Renaudot. Si pour le Médicis, les jeux semblent être faits, à l'inverse la plus grande incertitude règne pour le Renaudot, décerné le 10 novembre, comme le Goncourt. Si ce n'est qu'on peut déjà annoncer qu'un homme sera récompensé... puisque toutes les femmes ont été éliminées. Ce qui a profité à Martin Page, entré sur la dernière liste grâce à J.-M. G. Le Clézio. Reste que Martin Page devra croiser les doigts pour que son "parrain" soit présent aux délibérations. En effet, à la suite de la polémique déclenchée en 2007 après les votes par téléphone de Le Clézio pour Daniel Pennac, les nouveaux statuts stipulent que seuls les votes des jurés présents lors des délibérations seront pris en compte. Outre Martin Page édité par L'Olivier, sa filiale, le Seuil peut compter sur Tierno Monénembo ou Olivier Rolin.

Goncourt. Olivier Rolin devrait également se maintenir, selon toute vraisemblance, sur la dernière liste du Goncourt avec Michel Le Bris (Grasset), Catherine Cusset (Gallimard), Jean-Marie Blas de Roblès (Zulma) et Atiq Rahimi (POL). Sauf surprise de dernière minute, la bataille pour le Goncourt s'annonce rude entre les trois éditeurs et leurs candidats. Notamment Michel Le Bris dont la cote semble fléchir à quelques encablures de l'arrivée ; Olivier Rolin parti avec le handicap d'avoir obtenu le prix Femina en 1994, et Catherine Cusset. Si cette dernière venait à disparaître de la dernière liste, Gallimard garde un atout dans sa manche avec Atiq Rahimi publié par sa filiale POL. A moins que le jury ne préfère mettre tout le monde d'accord en couronnant un petit éditeur, et donc Jean-Marie Blas de Roblès.

Les autres prix. Dès lors, à défaut de Goncourt, GalliGrasSeuil, mais aussi Flammarion et Actes Sud, peu présents cette année sur les listes, se tourneraient vers quelques lots de "consolation" tel le prix de Flore, remis le 6 novembre, qui pourrait voir couronner Pierric Bailly (POL) ou Philippe Vilain (Grasset) ; le prix Décembre (remis le 12 novembre) dans lequel Denis Podalydès (Mercure de France) et Mathias Enard (Actes Sud) sont donnés favoris ; ou encore le prix Interallié, dernière récompense, le 18 novembre, où figurent en bonne place Michel Le Bris (Grasset), Dominique Jamet (Flammarion) et Benoît Duteurtre (Gallimard).

Christine Rousseau - http://www.lemonde.fr/livres

Maria Callas - Sortie CD : "Master Class, la leçon de chant"

Alors que Marie Laforêt reprend l'adaptation théâtrale de 'La leçon de chant' de Maria Callas au Théâtre de Paris du 9 au 19 novembre 2008, un nouvel album vient rendre hommage à la diva, plus de trente ans après sa disparition. Cette réédition contient des airs d'Opéra évoqués dans la pièce (' La Sonnambula' de Bellini), ainsi que deux master class (' Casta diva' et 'L' Air de Mimi' de 'La Bohème' de Puccini) enregistrées en 1971 et 1972 à la Juillard School de New York.

La critique [evene]

La note evene : 3/5La note evene : 3/5   par Etienne Billault
Ce disque donne à entendre des enregistrements présentant le travail pédagogique de Maria Callas à la fin de sa vie, lors des master class réalisés par la célèbre cantatrice à la Julliard School au début des années 70. Les documents sonores sont d'un intérêt limité, en raison notamment de la prise de son qui restitue souvent de façon lointaine les conseils prodigués par la chanteuse à ses élèves. Chose rare en revanche, on entend ici la femme derrière la voix, et non plus le personnage mythique de la diva. A l'entendre donner la réplique aux étudiantes, on se rend compte également que six ans après avoir interrompu sa carrière, La Callas avait toujours la voix, sa voix (!), et que les raisons qui l'ont conduite à se retirer de la scène sont d'ordre purement psychologique et témoignent d'une fragilité mentale et non pas vocale comme on a pu le soupçonner.
L'enregistrement offre aussi l'occasion de retrouver la cantatrice dans ses plus grands airs de Bel Canto italien, de redécouvrir son incomparable pouvoir d'expression qui vient avant tout d'un travail consciencieux, minutieux et laborieux sur la partition et le texte - et non d'un génie inné - comme elle l'enseigne elle-même à ses élèves. "Expression of words", s'obstine-t-elle à leur ressasser ! De l'art de colorer les mots... On sera sensible, enfin, à l'humilité de la chanteuse dans sa démarche didactique qui renvoie les étudiants à eux-mêmes et à leur future carrière, en les enjoignant en définitive à chanter "honnêtement, sincèrement, à puiser dans leurs propres émotions".

http://www.evene.fr/

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10月28日

La Suisse et l'Italie à l'honneur au 14e salon du Chocolat

Paris (AWP International) - La Suisse et l'Italie seront à l'honneur au salon du chocolat dont la 14e édition accueillera quelque 140 chocolatiers de mercredi à dimanche, porte de Versailles à Paris (XVe).

"Nous avons voulu mettre la Suisse et l'Italie à l'honneur, car la Suisse est le premier pays consommateur de chocolat par habitant et par an, avec 12,3 kg en 2007, et l'Italie a une culture chocolatière importante", a expliqué Sylvie Douce, commissaire du salon. Des artisans chocolatiers suisses et italiens présenteront leurs produits, au côté d'industriels.

Le défilé des robes en chocolat sera comme tous les ans l'un des temps forts du salon. Les créateurs et marques Inès de la Fressange, Chacok, Jean-Claude Jitrois, Boucheron, notamment, présenteront des modèles réalisés par des chocolatiers sur le thème du cirque. Un défilé, mis en scène par la chorégraphe Karine Saporta en collaboration avec l'académie Fratellini, dédiée aux arts du cirque, se tiendra tous les jours à 17H00 et les modèles sont exposés au salon.

Plusieurs conférences-dégustations jalonneront les cinq jours, sur des thèmes comme "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le chocolat", "Chocolat et santé", "De la fleur à la tablette", "Chocolat et courtisane au XVIIIe siècle", "Les explorateurs du chocolat, cinq siècles d'aventure", "La filière corse du cacao vénézuélien".

Pour la deuxième année consécutive, une dizaine de chefs étoilés réaliseront devant les visiteurs des mets salés ou sucrés. Toutes les heures, des cuisiniers, pâtissiers et chocolatiers exécuteront des recettes en direct.

Le salon accueillera la finale française du "World Chocolate Masters" qui permettra de désigner, parmi les onze participants issus des sélections régionales, le candidat qui représentera la France lors de la finale mondiale de cette compétition, en 2009 lors du salon du Chocolat professionnel.

Un jury composé des membres du Club des croqueurs de chocolat, de L'Express Style et des organisateurs du salon décernera des "Awards du chocolat" aux meilleurs artisans.

Le salon présentera par ailleurs les "International Cocoa Awards", prix destinés notamment à "récompenser le savoir-faire de planteurs", qui seront remis à partir de 2009.

Ateliers pour enfants, ateliers sensoriels, soins au chocolat, chants et danses des pays producteurs complètent les animations.

Le salon s'exportera ensuite à New York (7-9 novembre), Moscou (28-30 novembre), Tokyo (21-26 janvier 2009) et Shanghaï (premier semestre 2009). Pour la première fois, un salon du chocolat se tiendra à Madrid, du 30 mars au 2 avril 2009, a annoncé Mme Douce.

sm(AWP/24 octobre 2008 08h21)

Le chocolat, toujours rassurant, de plus en plus fou

PARIS (AFP) — Le chocolat, qui tient salon cette semaine à Paris, rassure les consommateurs dans un contexte économique inquiétant et stimule l'imagination des artisans chocolatiers, toujours plus inventifs.

"C'est la morosité mondiale mais pour nous, ça va très bien", lance Gilles Marchal, de La Maison du Chocolat. "Le chocolat est un produit rassurant" et "il n'y a pas eu de baisse des ventes", se réjouit-il.

Chaque Français croque tous les ans environ sept kilos de chocolat: 7,1 kg en 2007, selon le Syndicat du chocolat, ce qui le place au 8e rang mondial, loin derrière les Suisses (12,3 kg), les Allemands (11,2), les Britanniques (10,3) et les Belges (9,3).

Si la quantité avalée n'a guère évolué ces dernières années, les goûts et les exigences des consommateurs ont changé, selon des spécialistes interrogés par l'AFP.

"La grande tendance cette année, c'est l'équitable", affirme Sylvie Douce, fondatrice et commissaire du Salon du chocolat qui se tient de mercredi à dimanche. "Il y a une prise de conscience" que la consommation "ne doit pas se faire aux dépens des pays producteurs", estime-t-elle.

Selon Gilles Marchal, les consommateurs veulent surtout "se rassurer". C'est pourquoi il s'intéressent "aux produits utilisés, aux hommes qui les transforment, commencent à lire les étiquettes, à se renseigner sur l'origine" du cacao.

Les amateurs de chocolat privilégient aussi de plus en plus "un fort pourcentage en cacao", indique Mme Douce. "Il y a dix ans, personne n'était capable de manger un chocolat à 90% de cacao. Il y a une évolution vers moins de sucre, plus de cacao parce que les gens pensent que moins de crème, moins de sucre, c'est meilleur pour la santé", explique-t-elle.

Du coup La Maison du Chocolat "est en train de rectifier légèrement" des recettes qui existent depuis trente ans, en réduisant les taux de matière grasse et de sucre, précise Gilles Marchal.

Le chocolat chaud et le chocolat au lait effectuent "un grand retour", selon Mme Douce. "Les gens reviennent au chocolat de bébé", estime-t-elle, en relevant que Nestlé vient de lancer une tablette de chocolat blanc à pâtisser, produit "rassurant, dans la réminiscence, le retour à la mère". Gilles Marchal quant à lui propose "une nouvelle recette de chocolat au lait, un peu moins gras, moins sucré mais avec une note lactée un petit peu plus importante parce que ça rassure toujours".

Plus que jamais, "les chocolatiers s'amusent", selon Mme Douce, "il font des formes incroyables: de lèvres, de chaussures...". Jean-Paul Hévin, chocolatier à Paris, a lancé il y a quelques mois une tablette en forme de pectoraux "pour essayer de motiver les hommes à acheter" du chocolat, dit-il.

En matière d'alliances, "tout est possible", estime M. Hévin. Les épices "ont été très à la mode il y a une dizaine d'années et le sont toujours", ajoute-t-il. Pour Sylvie Douce, du piment d'Espelette au fenouil, au poivre ou au curcuma, "on met tout avec le chocolat".

Jean-Paul Hévin n'a pas hésité à se lancer dans des chocolats parfumés au fromage, destinés à l'apéritif.

Mais la palme des mélanges iconoclastes revient sans aucun doute au Belge Dominique Persoone. Ce joyeux Flamand installé à Bruges s'amuse à fabriquer des chocolats aux notes de chou-fleur, de basilic, de confiture de tomates séchées ou d'olives noires, et des "galettes de chocolat avec croustillant de peau de poulet". Des chocolats étranges qui, de son propre aveu, "ne sont pas pour les grands-mères et les enfants".

10月27日

Grand marché d'art contemporain

Demain les artistes contemporains se donnent rendez-vous place de la Bastille pour le Grand marché d'art contemporain. J'irai probablement ce week-end afin de voir les nouvelles oeuvres de mon amie peintre Rogine Doré. Je ne connais pas encore le numéro de son stand mais elle expose généralement au niveau des stands n°500 et des brouettes (en extérieur, le long du canal).
Bonne visite à tous !
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Les nouveaux maîtres du chocolat

Par François-Régis Gaudry, http://www.lexpress.fr

Le Salon du chocolat ouvre ses portes le 29 octobre à Paris. A cette occasion, L'Express Styles dévoile en avant-première la nouvelle élite des artisans chocolatiers français selon le classement 2008 du Club des croqueurs de chocolat.

Il possède trois boutiques à Troyes (Aube), un point de vente à Vitry-le-François (Marne), quatre corners au Japon, un showroom flambant neuf dans le quartier Saint-Germain à Paris. Et quand on finit par l'attraper, il revient tout juste de Bahreïn, où il compte bien imposer un nouvel or noir. Pourtant, à moins d'être né dans la ville de l'andouillette où son père boulanger-pâtissier régalait avec ses mille-feuilles, vous ignorez jusqu'à son nom. Pascal Caffet. Mais il fait du chocolat. Et du très bon.

Rendez-vous rue Jacob, dans le VIe arrondissement, dans sa nouvelle adresse. «Pascal Caffet» collé en gros sur la vitrine. Du jaune pétant et du violine sur les murs. Alignés au millimètre, des gâteaux affûtés, des pralinés à l'ancienne, des mendiants à la pistache et aux amandes caramélisées, des ganaches à la vanille bourbon, à la pulpe de citron ou au marc de champagne. Le genre de bouchées qu'on ne laisse pas moisir dans le ballotin.

Arrive un quadragénaire trendy, le regard bleu ciel et la fossette au menton. Mais comment en êtes-vous arrivé là, monsieur Caffet? «A 4 ans, je faisais des croissants avec mon père. A 22 ans, je faisais mon apprentissage chez lui. Ensuite, la maison Peltier en 1982-1983 -la grande époque!- le titre de meilleur ouvrier de France en 1989 et celui de champion du monde en 1995. C'est à partir de ce moment-là que j'ai passé mon temps à travailler dans un seul but: arriver au nec plus ultra.» Le nec plus ultra des matières premières, du chocolat de couverture -exclusivement des crus d'origine sans mélange- aux noisettes du Piémont. Et le nec plus ultra de la technologie, entre torréfacteur dernier cri, cuiseur en cuivre et autres engins pilotés par ordinateur.

Que répond-il à certains confrères qui lui reprochent de faire des chocolats semi-industriels? «Je fais mon praliné maison, je torréfie mes noisettes. La machine m'aide à atteindre davantage de précision. Est-ce qu'on reproche à un cuisinier de vouloir le four le plus performant ? Plutôt que de commenter mes chocolats, le mieux, c'est de les goûter!»

Le Club des croqueurs de chocolat ne s'en est pas privé. Après avoir passé à la Moulinette (et à l'aveugle, règle primordiale) les spécialités du chocolatier, il lui a décerné un award 2008, titre qu'il partage avec 11 autres artisans, parmi plus de 150 testés en France. Autant dire l'élite de la fève.

Pascal Caffet est loin d'être la seule surprise du nouveau palmarès concocté par la célèbre tribu des cacaophiles, et qui sera officiellement révélé le 30 octobre à Paris, à l'occasion du Salon du chocolat. Sur 12 récompenses suprêmes, à part quelques favoris comme Jean-Paul Hévin ou Pierre Hermé, il n'y a pas moins de 9 révélations.

Où sont les autres stars du cacao, la Maison du chocolat et Patrick Roger? «Ils figurent bien entendu dans notre classement des 100 meilleurs. Mais ils n'ont pas obtenu la note maximale de 5 sur 5», assume Jacques Pessis, président du club. Et d'envisager un séisme dans le paysage chocolatier français: «Depuis quelques années, on sent émerger aux quatre coins de la France une nouvelle génération d'artisans, inconnus jusqu'alors, qui arrivent enfin à talonner les meilleurs.»

Pour l'instant, personne, à part le petit milieu et la clientèle locale, ne connaît Pascal Lac à Nice, et son envoûtante ganache au citron de Menton; Jean-Marc Rué, ancien chef chocolatier chez Peltier installé depuis moins d'un an rue Cambronne à Paris, et son praliné aux agrumes; Vincent Guerlais, autoproclamé «agitateur de papilles» depuis dix ans à Nantes, et sa ganache infusée au thé earl grey.

"Un chocolatier ne maîtrise son métier qu'autour de 40 ans"

«Notre palmarès a justement pour vocation de sortir de l'ombre au niveau national les talents qui le méritent, dans un métier de bouche où la reconnaissance est très difficile à acquérir», ajoute Jacques Pessis. Pour un chocolatier, la route du cacao est longue: outre la concurrence féroce d'un milieu où l'émulation est forte, il y a la frontière Paris-province à surmonter, dans un pays où la vision médiatique est très centrée sur la capitale. Sans compter le sacerdoce de l'apprentissage.

Tous les gens du métier vous le diront, et Pierre Hermé le premier: «En cuisine, vous pouvez atteindre votre plénitude à moins de 30 ans. Dans le chocolat, il faut beaucoup plus de temps et d'expérience; on commence à maîtriser tous les paramètres de la fabrication autour de 40 ans. C'est aussi la raison pour laquelle les Japonais, très perfectionnistes, admirent de nombreux artisans français.»Tous les gens du métier vous le diront, et Pierre Hermé le premier: «En cuisine, vous pouvez atteindre votre plénitude à moins de 30 ans. Dans le chocolat, il faut beaucoup plus de temps et d'expérience; on commence à maîtriser tous les paramètres de la fabrication autour de 40 ans. C'est aussi la raison pour laquelle les Japonais, très perfectionnistes, admirent de nombreux artisans français.»

Prenez Fabrice Gillotte, à Dijon. Une pointure hors pair du métier, meilleur ouvrier de France en 1993 et auteur de quelques prouesses admirables comme sa ganache au vinaigre balsamique et gelée de fraises. Il est paradoxalement plus connu dans l'empire du Soleil-Levant, où il se rend régulièrement, que dans son propre pays...

Mais pour Gillotte, même à 45 ans, ce n'est qu'un début. Son pavillon amiral à Dijon (photo) a été rhabillé cet été d'un nouveau complet contemporain déclinant noir, blanc et bleu électrique. La nouvelle boutique de Norges-la-Ville fait le plein. Et le fiston, Julien, 20 ans, qui finit des études de commerce international, rêve d'offrir un jour aux spécialités familiales le destin mondial qu'elles méritent. Pas de doute, la relève du cacao est bien là.

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10月26日

Les misères de Paris

Deux expositions parisiennes célèbrent «les Misérables» dans la représentation que Victor Hugo donne de la capitale.

Jamais sans doute roman n’aura bénéficié à Paris d’une telle mise en perspective, d’un tel déballage, d’une telle commémoration. Car voici les Misérables décortiqués dans deux expositions simultanées, et jusque dans des parcours proposés dans les rues de la capitale, qui reprennent les trajets des héros du roman. Tout cela sans raison particulière, sinon que Victor Hugo habite toujours Paris et que la ville le sait. Un siècle et demi après sa publication, alors qu’on craint une autre Grande Dépression, le grand roman des bas-fonds déborde et se répand à nouveau.

Il faut commencer où tout a commencé: au deuxième étage de la Maison Hugo, place des Vosges. Plus exactement au fond à gauche de l’appartement où le grand homme avait son cabinet de travail (salle VI) et où, le 17 novembre 1845, il écrivit : «Dans les premiers jours du mois d’octobre 1815, une heure avant le coucher du soleil, un homme qui voyageait à pied entra dans la petite ville de D.». C’était l’incipit de la première mouture des Misérables. En cet automne 1845, Hugo, alors âgé de 43 ans, a pratiquement sa vie et son œuvre derrière lui. Il est devenu un pesant et respectable pair de France, a perdu sa fille Léopoldine deux ans auparavant, n’a pratiquement rien écrit depuis, vient de se faire ridiculement pincer en flagrant délit d’adultère en compagnie de Léonie Biard. On lui a conseillé de se tenir à carreau pendant quelques mois. Alors il se met à sa table de travail. Jean Valjean, Javert, Cosette, Marius et tant d’autres s’y invitent un par un.

Coup d’édition. La rédaction est interrompue en février 1848. Reprend à Guernesey en décembre 1860 (lire page suivante). Le livre sort quasi simultanément dans plusieurs pays en 1862. C’est un coup d’édition à la Harry Potter: il y a des queues devant les librairies. La critique se pince le nez, le public applaudit.

Les Misérables est un livre monstrueux, à la fois fiction romanesque, narration historique et transe autobiographique. Le succès est considérable. Aujourd’hui, de ce roman universel, on a généralement en tête plus d’images que de mots : il y a eu tant d’adaptations à la scène et à l’écran depuis… 1863. Les Misérables est un classique célébré et, paradoxalement, inconnu. Les deux expositions de la Maison Hugo (à l’origine de l’opération) et de Carnavalet opèrent donc un retour aux sources et aux lieux. Place des Vosges, le texte et l’image ; à Carnavalet, le contexte et le cadre.

Rédemption. Le texte: sont présentés une partie du manuscrit original, des reliquats, des lettres, des critiques ; est développée cette idée que les Misérables est d’abord pour l’auteur un chemin de rédemption. L’image : c’est un exercice un peu risqué où Vincent Gille, commissaire de l’exposition, et Daniel Molinari, directrice de la Maison Victor-Hugo, se sont amusés à mettre en regard des personnages et lieux du roman avec quelques tableaux et sculptures, en allant puiser jusque dans l’art contemporain. Jacques Monory a été bien surpris qu’on veuille utiliser un de ses Velvet Jungle pour illustrer une scène au jardin du Luxembourg (elle-même réminiscente des jeunes années de Hugo au parc des Feuillantines).

Le contexte : à Carnavalet, est présenté un travail minutieux sur le Paris des Misérables, qui met largement à profit les collections du musée - photos, gravures, plans, objets. On y voit bien sûr l’éléphant de la Bastille, refuge de Gavroche, mais aussi le plan des égouts de l’époque, où l’on suivra la fuite de Jean Valjean emportant Marius blessé depuis le cabaret de Corinthe (actuel n°102 de la rue Rambuteau) jusqu’à ce qui est aujourd’hui l’avenue de New York. On accompagne Jean Valjean dans le Ve arrondissement et dans le Marais, y compris lors de sa halte (moment de vertige en abyme) devant l’hôtel Carnavalet, à la fois lieu du roman et lieu de l’exposition sur le roman.

«Carcan». Danielle Chadych et Charlotte Lacour-Veyranne, commissaires, ont fait ressurgir le Paris monarchique de Louis XVIII et Charles X : la vieille tour Saint-Jacques est encore entourée de maisons, les premiers bateaux à vapeur s’élancent sur la Seine, la capitale est toujours «un carcan de ruelles et de taudis». On y retrouve les traces de Cosette et de Javert, mais on s’y perd aussi : le Paris des Misérables est parfois de pure imagination.

ÉDOUARD LAUNET - http://www.liberation.fr

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10月24日

Hélène Grimaud : « A un moment, j'étais une droguée du piano »

C'est une star. Dans le monde «  classique », elle est la seule à occuper cette place tellement rare et tellement décriée. Un premier disque à 15 ans dédié à Rachmaninov (la « Sonate n°2 » et les « Etudes Tableaux » op.33) la fait grimper au firmament des étoiles : que cache donc cette toute jeune fille au visage d'ange qui joue comme une diablesse ?

Déjà, le paradoxe est là, qui va traverser sa vie, nourrir son mystère et accroître son aura : Hélène Grimaud intrigue.

Elle qui avait toujours semblé préférer les effusions brahmsiennes, les torrents rachmaninoviens ou les grandeurs beethoveniennes à la mathématique bachienne livre aujourd'hui un album consacré à Jean-Sébastien Bach. Ecoutons-là dans le « Prélude et Fugue n°2 en ut mineur » (Livre I du Clavier bien tempéré) qui figure sur ce nouveau CD :

Comme elle s'est toujours plu à le faire, Hélène Grimaud a bâti autour de Bach un disque patchwork qui mêle cinq préludes et fugues du Clavier bien tempéré, un concerto pour piano et des transcriptions par Liszt, Busoni et Rachmaninov. Pourquoi avoir choisi Bach ?

« C'est un compositeur qui fait peur parce qu'on craint de ne pas être à sa hauteur, mais la seule manière de lui rendre hommage est de jouer sa musique dans un esprit d'aventure et de découverte. » (Voir la vidéo)


  

Quand, en 1985, Hélène Grimaud obtient son premier prix au conservatoire de Paris en même temps qu'elle publie son premier disque, le chemin bien balisé de la carrière d'une jeune pianiste douée, intelligente et ambitieuse s'ouvre grand devant elle.

Mais voilà qu'en 1991, à 22 ans, (elle est née le 5 novembre 1969 à Aix en Provence), elle quitte la France pour s'installer aux Etats-Unis. Là, elle fait une rencontre qui va modifier le cours prévu : celle des loups.

« Je reviens du centre, il y a eu des naissances de loups mexicains »

En 1999, elle fonde le Wolf Conservation Center de South Salem, dans l'état de New York, où elle s'est installée. Entre temps, elle s'est inscrite à l'université pour étudier le comportement animal et obtenir un diplôme qui lui permet d'obtenir l'agrément du gouvernement pour créer un tel centre : n'élève pas des loups qui veut.

Aujourd'hui, alors qu'elle est revenue vivre en Europe -en Suisse, dans les montagnes-, les loups restent au coeur de ses préoccupations :

« Même si je n'ai plus le plaisir du travail au jour le jour avec les animaux et avec l'équipe, j'ai la satisfaction émotionnelle et intellectuelle de savoir que le projet continue. Je reviens du centre, il y a eu des naissances de loups mexicains, une espèce rare... » (Voir la video)


  

Quelle relation entre les loups et Bach, direz-vous ? Hélène Grimaud étant connue d'un public qui ne se serait jamais intéressé ni à elle ni à la musique si elle avait vécu avec des poules, chacun de ses nouveaux albums atteint des chiffres de vente exorbitants : entre 80 000 et 100 000 exemplaires (5 000 en France est aujourd'hui une très bonne vente pour un disque de musique classique).

Ses deux livres ,« Variations sauvages » et « Leçons particulières », dans lesquels elle raconte ses aventures avec les animaux, n'ont pas été pour rien dans sa notoriété.

Une relation passionnelle avec le piano

Que ce soit pour de bonnes ou de mauvaises raisons, qu'importe : Grimaud est la clé qui ouvre à beaucoup la porte qui semble infranchissable de la musique classique.

D'un point de vue artistique, elle tient une place plus qu'honorable dans le panorama des pianistes de sa génération, livrant des interprétations souvent fougueuses, voire rageuses, mais en tout cas toujours honnêtes.

Depuis son retour en Europe, Hélène Grimaud a déménagé trois fois en trois ans. Tournées de concerts, promo, aéroports... Comment la musique s'accommode-t-elle de telles pressions ? Et quelle place occupe aujourd'hui le piano dans sa vie ?

« La pire pression, c'est celle que l'on se met à soi-même. Avec le piano, j'ai une relation tellement passionnelle que parfois je regrette de ne pas avoir fait autre chose, du violon, du hautbois ! Mais je n'oublie pas la joie tactile, le plaisir physique, que je connaissais avant, comme une drogue, en jouant par exemple du Rachmaninov... » (Voir la vidéo)


  

Rachmaninov, qui lui a tellement donné de plaisir, elle ne l'a pas abandonné au profit de Bach. Elle a fait se côtoyer sur son album les deux compositeurs en enregistrant la transcription pour piano par Rachmaninov du Prélude de la Troisième Partita pour violon de Bach. (Ecouter le son)

« Raffinement, respect, pureté », sont les mots qu'elle emploie pour décrire le travail de transcription du compositeur russe. Puisse, en tout cas, son aura et son intelligence d'artiste faire connaître et aimer un peu plus Jean-Sébastien Bach, qu'elle transcrit elle aussi à travers son jeu.

Hélène Grimaud en concert au Grand Théâtre à Bordeaux (14 décembre), à la Halle aux grains de Toulouse (15 décembre et 26 janvier), au théâtre des Champs-Elysées à Paris (17 décembre), à la Cité de la musique à Paris (23 et 24 janvier), à la salle Pleyel, à Paris (18 et 19 mars).

Bach disque d'Hélène Grimaud - Deutsche Grammophon.

Variations sauvages et Leçons particulières d'Hélène Grimaud - éd. Robert Laffont - 286p., 19€ et 208p., 20€.

http://www.rue89.com

Charlotte Rampling récompensée au festival de Stockholm

Lors du prochain festival international du film de Stockholm, l'actrice britannique recevra un prix pour l'ensemble de son oeuvre et le réalisateur Wong Kar-wai se verra décerner "le prix visionnaire".

L'actrice britannique Charlotte Rampling recevra un prix pour l'ensemble de sa carrière et le réalisateur Hong-Kongais Wong Kar-wai se verra décerner "le prix visionnaire" lors du prochain festival international du film de Stockholm, ont indiqué les organisateurs mercredi.

Charlotte Rampling sera récompensée lors de la 19e édition du festival qui se tiendra du 20 au 30 novembre dans la capitale suédoise, "pour son interprétation remarquable de personnages féminins les plus inoubliables du cinéma moderne". "Peu d'acteurs (...) occupent le grand écran avec autant de grâce, de naturel et de confiance".

Charlotte Rampling, âgée de 62 ans, qui vit en France depuis la fin des années 70 et parle français couramment, a fait sa première apparition au cinéma en 1965 dans le film "le Knack... et comment l'avoir".

Elle a depuis interprété de nombreux rôles en français et en anglais, notamment "Stardust Memories" en 1980, "Le verdict" en 1982 et plus récemment "Swimming Pool" en 2003 et "Vers le sud" en 2005.

Les organisateurs ont également décidé de décerner un prix à Wong Kar-wai, "un réalisateur visionnaire qui a ému les cinéphiles du monde entier grâce à son langage cinématographique".

Le réalisateur de "Chungking Express" en 1994, "In the Mood for Love" en 2000 et "My Blueberry nights" en 2007, a une "habileté unique à capter les créatures de la nuit dans une lumière romantique (...), tout en saisissant la beauté de brefs instants de vie sur grand écran".

Cette année, le festival de Stockholm sera également dédié à la mémoire de Sydney Pollack, décédé des suites d'un cancer en mai dernier.

(AFP)

(REUTERS/Alessia Pierdomenico) (REUTERS)

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10月22日

La possibilité d’une critique

La rentrée littéraire bat son plein avec près de 630 ouvrages qui arrivent dans les bacs. Didier Jacob, journaliste au « Nouvel Observateur » offre l’occasion, dans « la guerre littéraire, critique au bord de la crise de nerfs » [...] de prendre un peu de hauteur sur les germanopratineries.

Ça grince, ça coïnce, ça râpe, parfois ça brûle, de temps en temps ça claque. Et pourtant c’est fluide. Ça se lit, se relit, en picorant par ci, par là. Il y a les personnages récurrents, Guillaume Durand, Michel Houellebecq ou Christine Angot. Les seconds rôles, Florian Zeller, Frédéric Beigbeder ou Mazarine Pingeot. Et les indétrônables occupants de l’espace médiatique, BHL, Finkielkraut et Attali toujours prêts à éclairer le monde de leurs lumières 2 watts. Dans ce théâtre absurde du petit monde littéraire parisien, Didier Jacob, l’auteur de La guerre littéraire, critique au bords de la crise de nerfs est à l’aise. Journaliste au Nouvel observateur, il critique, crie, parfois, tique souvent. Du mauvais esprit en barre qu’il diffuse chaque jeudi sur son blog « Rebuts de presse » depuis 2004 et dont il offre ici le best of.

Extraits : « Lang, lui, relit "tout Tocqueville". Gros morceau. Forcément, quand on relit tout Tocqueville, c’est qu’on est dans l’opposition. Faut s’occuper. Sinon, un petit coup d’œil aux illuminations entre deux manifs, c’est tout le temps qu’on peut accorder à la littérature.

En plus du Tocqueville et du Louis XVI, Lang lit aussi les lettres de Marie-Antoinette et la bio de Karl Marx par Jacques Attali. En tout, comptez environ 25 000 pages. Quel été pour Jack ! Pas étonnant qu’il ait un peu perdu les pédales, quand il déclare : "Je ne suis pas totalement marxiste, mais j’apprécie la grille de lecture de Marx sur la société, que je trouve particulièrement intéressante". Qu’est-ce qu’il veut dire, "pas totalement marxiste" ? Un peu marxiste quand même ? Bon Lang est un peu marxiste. Moyennement léniniste Mollement krouchtévien ? Fantastiquement gorbatchévien ? Carrément trostkyste ? Un peu de gauche quand même ?

Ah pardon ! Mais la politique française, quand ces messieurs se mettent à lire des livres ! Figurez-vous que Lang s’est cogné aussi un Houellebecq : "J’aime son écriture drue. Et comme lui, je ne suis pas littérairement correct". Pas littérairement correct ? Si Lang lit Houellebecq, c’est à mon avis que Houellebecq est devenu diablement politiquement correct. En lisant Houellebecq, Lang se croit rebelle, courageux, sulfureux, poète. Ses lectures disent ce qu’il voudrait être : un peu Louis XVI, un peu de gauche, un peu démocrate en Amérique, un peu électron libre et particule élémentaire. Tout sauf un ancien ministre de gauche. »

BHL et Ladurée

Trempée dans l’acide, la plume du journaliste virevolte. Brocardant l’Académie française « sorte de publicité pour sonotone, urinal et verre double foyer », moquant BHL « qui est à la philosophie ce que Ladurée est au macaron, délicieux fondant immédiatement suivi d’un léger désenchantement sensoriel », exécutant Beigbeder, « l’ablation du style. Reste l’époque. Il colle. Il colle au temps qui passe. L’équivalent de la TNT pour la littérature. C’est fauché, mais ça occupe l’antenne », ou racontant la nuit où Houellebecq a failli devenir Premier ministre, Didier Jacob est tour à tour drôle et cinglant. Bref il envoie, et bien souvent il touche. Au point même parfois, selon une concierge du Nouvel Obs, d’agacer passablement le grand patron du journal Claude Perdriel. Notamment quand le blogueur s’en prend à son ami BHL. D’ailleurs, est-ce un hasard si les chroniques les plus acerbes de Didier Jacob paraissent sur le web ? Celui-ci nous avoue que son éditeur a reçu quelques coups de fils pour tenter d’empêcher la parution du livre. « Sur internet, il y a une sorte de confidentialité, mais dès qu’on passe sur le papier, ça agite plus de monde », analyse-t-il.

Dernière minute. Didier Jacob nous apprend sur son blog que Christine Angot lui consacre quelques lignes dans son dernier ouvrage. La rançon du succès en quelque sorte…

La Guerre littéraire, de Didier Jacob, éds Héloïse d’Ormesson, 11 septembre 2008, 18 €
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Un "deliciouspaper" à la sortie des facs et des métros parisiens jeudi

Ce jeudi marque l’entrée d’un nouveau journal dans la jeune mais grande famille des gratuits. Nouveau gratuit, certes, mais "pas comme les autres" déclarent Charles-Henri Arnould et Denis Bourmault, initiateurs du projet. En effet, ces deux amis fraîchement diplômés d'école de commerce s’apprêtent à lancer un tout nouveau concept : une revue culturelle gratuite, et donc ouverte à tous, composée d’essais originaux visant notamment à "donner à lire et à écrire, donner à penser avec un autre, donner à penser la pensée d’un autre." Le premier numéro en recense déjà huit, issus notamment des plumes de l’écrivain et éditeur Hubert Nyssen, du philosophe Bruce Bégout ou encore de l’avocat Emmanuel Pierrat.

Deliciouspaper sera diffusé demain à 65 000 exemplaires, aux alentours de certaines universités parisiennes et bouches de métros. La sortie du prochain numéro est déjà prévue pour début décembre, en espérant, pour les deux directeurs, que les lecteurs "accrochent" à ce "collecteur rémunérateur et redistributeur gratuit de minuscules essais écrits par de (très) talentueuses personnes."

Lee Miller, modèle et photographe, au Jeu de Paume

du 21 octobre 2008 au 04 janvier 2009
Cette rétrospective organisée par le Victoria and Albert Museum présente l’ensemble des facettes de la carrière de cette extraordinaire créatrice du XXe siècle qui fut tour à tour mannequin, modèle, égérie des surréalistes, compagne et assistante de Man Ray et enfin photographe.

Avec environ 150 œuvres, elle regroupe pour la première fois les plus beaux tirages originaux de l’artiste, conservés aux Lee Miller Archives, au Victoria and Albert Museum de Londres et dans de nombreuses collections de renommée internationale.
Cette sélection est complétée par la présentation de revues, de dessins, d’un collage ainsi que d'un court extrait du film de Jean Cocteau, Le Sang d'un poète (1931), dans lequel Lee Miller joue l’un des rôles principaux.

Un livre dont l'édition française est publiée chez Hazan, accompagne l’exposition.

Cette exposition reçoit le soutien de Terra Foundation for American Art, Chicago.

En partenariat avec l'Ambassade des États-Unis d'Amérique,
A Nous Paris, Arte, Le Figaroscope, Vogue, vogue.com et FIP,

dans le cadre du Mois de la Photo à Paris, novembre 2008.

Scénographie : jasmin Oezcebi / franck Vinsot.


www.vam.ac.uk

www.leemiller.co.uk

Clémentine Célarié : Madame sans chaînes, ce soir sur Comédie

Date de diffusion : mercredi 22 octobre
Horaire : 20:45 - Durée : 1h35
Interprete : Clémentine Célarié
Résumé : Forte du succès remporté dans «Madame sans gêne», pièce de théâtre montée par Alain Sachs, Clémentine Célarié revient avec «Madame sans chaînes». Seule sur les planches, l'actrice livre avec énergie ses questionnements de femme, ses rêves de petite fille et ses anecdotes sur le monde du cinéma. Mis en scène avec l'un de ses trois fils, Abraham Diallo, le spectacle alterne adroitement coups de gueule et coups de coeur.

Complement Technique : Mis en scène par Abraham Diallo et réalisé par Christophe Reichert.

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10月21日

Profession « fouille-merde »

Alors que le nouveau brûlot du célébrissime Bob Woodward sort la semaine prochaine, un autre bouquin majeur pointe son nez. « Profession fouille-merde », publié aux éditions du Seuil, nous plonge dans les dessous des grandes magouilles françaises des années 70 et 80. Son auteur, le journaliste Georges Marion, nous livre pudiquement son parcours, et contribue à renouveler le mythe de ce métier si nébuleux.

Georges Marion n’est pas une figure inconnue dans le monde du journalisme. Son nom ne vous dit presque rien, et pourtant. Georges Marion a participé à la mise au jour d’affaires telles que les « Irlandais de Vincennes », le « Rainbow Warrior » ou encore les « écoutes de l’Élysée », pour ne citer qu’elles. Bercé dans sa tendre et communiste enfance par l’absence d’un père qu’ « on disait » journaliste, il fit partie de l’aventure de Rouge, le journal de la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), de sa création en 1976, jusqu’en 1978. S’occupant rapidement des affaires troubles, son expérience dans ce canard lui laissa un goût d’inachevé : « J’avais envie d’être journaliste et de ne plus être militant ».

Sa plus grande histoire d’amour démarra presque immédiatement après Rouge, en 1978 avec son entrée au Canard Enchaîné. Où il rencontra Claude Angeli, déjà à l’époque une figure éminente du titre, qui « avait coutume de dire que l’investigation n’était pas une catégorie particulière du journalisme mais constituait "le" journalisme ». Au Canard, le goût pour Georges Marion des affaires troubles put prendre son essor, sa carrière aussi. L’affaire des « Irlandais de Vincennes » fut certainement son plus beau « coup », avec celle du « Carrefour du Développement ».

Une immersion passionnante, dans les coulisses des « affaires »

La véritable pépite de ce livre ne se résume pas à la seule autobiographie de l’auteur, aussi intéressante soit-elle. Son intérêt se trouve surtout dans l’immersion que Georges Marion propose au lecteur. On y découvre la vraie vie, quasi quotidienne, d’un journaliste d’investigation talentueux. Le voir naviguer en « eaux troubles », le sentir douter, constamment se remettre en question, subtilement cultiver ses contacts, mettre à l’épreuve sa déontologie (il apprit en septembre 1981 l’existence de Mazarine, « dont il ne me vint pas à l’idée d’en faire une seule ligne »), est un pur enseignement pour quiconque s’intéresse à ce corps de métier si particulier.

Le voir évoluer dans sa gestion de carrière est également un élément fondamental du livre. D’abord à Rouge, puis au Canard, et au Monde, l’auteur nous livre une vision très réaliste du métier, tout en confessant que « le journaliste d’investigation fait beaucoup de bruit mais, finalement, peu de dégâts ». A méditer !

Georges Marion, « Profession fouille-merde », éditions du Seuil, 18 euros
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Expo Picasso : nouveaux horaires

Pendant les vacances scolaires (ne me demandez pas les dates ! lol !), l'expo Picasso et les maîtres au Grand Palais sera accessible de 9 à 23 heures sans interruption, y compris le mardi.
10月20日

Dennis Hopper s'expose à la Cinémathèque

L'acteur-réalisateur Dennis Hopper, icône de la contre-culture américaine, est à l'honneur à la Cinémathèque Française. L'exposition qu'elle lui consacre mêle des toiles et des photos de lui à des oeuvres de sa collection privée.

Dominique Poiret - http://www.liberation.fr

Jusqu'au 19 janvier 2009, Cinémathèque, 61 rue de Bercy, 75012

www.cinematheque.fr

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Salman Rushdie : «La fatwa ne m'a pas fait dévier»

Salman Rushdie a disserté samedi devant des étudiants aixois sur sa manière d’être écrivain, mettant l’accent sur la continuité de son oeuvre malgré l’affaire de la fatwa de 1989.

"Cela a clarifié ma pensée mais cela n’a pas dévié mon travail", a expliqué l’écrivain britannique d’origine indienne, obligé de vivre dans la clandestinité après la fatwa de Khomeiny pour son livre "Les Versets sataniques" jugé blasphématoire.

En 1998, l’Iran a annoncé ne plus tenter de la faire appliquer mais l’anoblissement de Rushdie en 2007 par la reine Elizabeth II a relancé la polémique. Aucune mesure de sécurité particulière n’était visible à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) où quelque 300 étudiants, la plupart même pas nés lors de la fatwa, étaient venus pour la Fête du Livre écouter l’écrivain de passage en France pour son dernier roman "L’Enchanteresse de Florence" (Plon).

Ils l’ont applaudi, ont ri à ses traits d’humour et l’ont écouté parler de la plasticité de l’anglais ou de littérature indienne avant de faire la queue pour une dédicace accordée avec son jeune fils à ses côtés.

"Imaginez que vous ne sachiez pas ce qui s’est passé (…), vous verriez qu’il n’y a pas de rupture après 1989", a insisté Rushdie, 61 ans, dont l’oeuvre a été traduite en quarante langues. "Permettre à l’agression contre +Les Versets sataniques+ d’influencer mon écriture aurait été une défaite terrible".

Mais "cela m’a fait davantage réfléchir à la question des valeurs", a-t-il poursuivi. Il a relu les Lumières qui "savaient que leur combat n’était pas tant contre l’Etat que contre l’Eglise".

"J’avais besoin de savoir pourquoi je me battais, je suis devenu beaucoup plus impliqué dans les questions de liberté d’expression". Pour lui, il fallait publier les caricatures dont la parution en 2005 dans un journal danois a provoqué des violences dans le monde musulman début 2006: "l’irrespect, ça n’existe pas en matière de caricature politique".

Interrogé sur ses relations avec le mysticisme, il a répondu: "mon moi social n’éprouve aucun intérêt" car "j’ai grandi dans un pays infesté de gourous".

Mais l’imagination dit une autre vérité: que l’on croit en Dieu ou pas, nous avons tous le sentiment de n’être pas seulement de la chair et des os. Pour moi, cette question peut s’exprimer par l’art".

"Si je n’avais pas été écrivain, je serai probablement ivre dans un caniveau", a lancé celui qui a songé à devenir acteur mais a grandi avec les livres.

Après l’échec d’un premier roman, il réfléchit à ce qu’il veut dire et met cinq ans et demi à écrire "Les Enfants de Minuit", Booker Prize en 1981 puis Best of Booker en 1993.

Il est "encore un peu tôt" pour écrire sur le 11 septembre - "Guerre et Paix" a été écrit 60 ans après la campagne napoléonienne de Russie - mais "j’aimerais voir des écrivains ou poètes arabes réagir à cet événement".

Rushdie écrit "comme on va au bureau" et produit moins mais mieux: "j’écrivais 7 ou 8 pages par jour (…). Maintenant j’en écris une ou deux mais elles sont plus finies". Actuellement, il travaille à une nouvelle. "c’est plus court, on peut en faire plus, quand on vieillit ça devient attrayant!".

(Source AFP)

Salman Rushdie en avril dernier. (Dylan Martinez / Reuters)

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"Gainsbourg 2008" à la Cité de la musique

Du 21 octobre 2008 au 1er mars 2009, L'Ina s'associe à la Cité de la musique dans le cadre de l'exposition sur Serge Gainsbourg

Tour à tour peintre, écrivain, poète, auteur, interprète, compositeur, acteur, réalisateur, Serge Gainsbourg (1928-1991) fut un artiste qui, sa vie durant, a utilisé l’image, et la sienne en particulier, sous toutes ses formes, donnant à voir un univers esthétique qui abolit les frontières des « arts majeurs » et des « arts mineurs ».

L'Ina s'associe à la Cité de la musique dans le cadre de l'exposition « Serge Gainsbourg 2008 » afin de transmettre et de rendre accessible ses images et ses sons aux nombreux fans de Gainsbourg.

Au fil de cette exposition, le public est invité à savourer sans modération plus de 120 morceaux, désormais mythiques, interprétés par Serge Gainsbourg dans diverses émissions de variétés, à revoir des extraits de ses trois comédies musicales, Melody, Anna (de Pierre Koralnik) et Je t’aime… moi non plus , mais aussi à le retrouver comme acteur, dans une des plus anciennes collections de fiction : Les Cinq dernières minutes. C’est toujours avec le même plaisir que le spectateur se remémorera l’homme à la tête de choux invité provocateur d’émissions emblématiques comme Le Divan, Discorama, Sex Machine, Dim Dam Dom… (http://www.ina.fr/actualites/evenements)

Du 21 octobre 2008 au 1er mars 2009 à la Cité de la musique.

Se rendre sur le site de la cité de la musique
10月18日

Un château rend hommage aux Impressionnistes

Un château rend hommage aux Impressionnistes.
A Auvers sur Oise, découvrez le Château d'Auvers et son Parcours-Spectacle. Plongez au cœur de 500 toiles projetées et commentées par audioguide. Partagez ainsi l'émotion et la passion des peintres pour les couleurs, la lumière et la vie. Prolongez enfin votre visite par le parc et ses jardins à la française.

Château d'Auvers-sur-Oise

COMMENT ÇA MARCHE ?  

Le Forfait Loisirs Château d'Auvers combine, à petit prix :
- un coupon de transport pour le trajet aller-retour en train (+ métro au départ de Paris),
- un billet d'entrée au château incluant le Parcours-Spectacle "Voyage au temps des Impressionnistes".

Prix du Forfait Loisirs Château d'Auvers
Prix valables au 05/02/2008

Prix au départ de :

18 ans et +

10 à 17 ans

6 à 9 ans

Paris

16,20 €

14,20 €

10,10 €

Zones 2 et 3

20,00 €

18,00 €

12,00 €

Zone 4

20,90 €

18,90 €

12,40 €


Exceptionnellement, le 13 avril pour la Guinguette du Printemps, ainsi que les 24 et 25 mai 2008, en raison des Journées de l'Iris, un complément vous sera demandé aux caisses du château.

Calendrier 2008
Ouvert tous les jours du 19 janvier au 18 décembre, sauf le lundi.

Votre trajet jusqu'au Château d'Auvers
- De la gare de Paris Nord : direction Valmondois puis, à Valmondois, direction Pontoise jusqu'à Auvers-sur-Oise, ou gagnez du temps pour visiter Auvers : un train direct Paris Nord <-> Auvers sur Oise est proposé chaque samedi, dimanche et jour férié du 5 avril au 26 octobre 2008.
- De la gare de Paris Saint-Lazare : direction Pontoise puis, à Pontoise, direction Valmondois ou Persan-Beaumont jusqu'à Auvers-sur-Oise.

Attention : Conservez bien votre coupon de transport, il vous servira pour les trajets aller et retour.


COMMENT OBTENIR VOTRE FORFAIT ?  

Le Forfait Loisirs Château d'Auvers est en vente aux guichets Transilien des gares SNCF de Paris et des zones 2, 3 et 4.
Il est valable uniquement Il est valable sur le réseau ferré de Transilien (y compris la ligne de tramway T4), ainsi que : 
   • dans Paris intramuros, sur l'ensemble des lignes de RER, 
   • dans le métro.
Vous pouvez l'acheter à l'avance. Il est valable tous les jours d'ouverture du château en 2008. Exceptionnellement, le 13 avril pour la Guinguette du Printemps, ainsi que les 24 et 25 mai, en raison des Journées de l'Iris, un complément vous sera demandé aux caisses du château.
Le Forfait Loisirs Château d'Auvers n'est ni échangeable, ni remboursable.

Pour tout renseignement complémentaire sur le Château d'Auvers, consultez le site officiel du Château d'Auvers.

Trains directs entre Paris Nord et Auvers sur Oise : profitez-en vite !

Les 18, 19, 20 et 26 octobre sont les derniers samedis et dimanches en 2008 auxquelles vous pourrez joindre Paris Nord et Auvers sur Oise en train direct, sans correspondance. Laissez vous tenter par une journée dans le village tant apprécié des peintres impressionnistes. Ruelles authentiques, musées, église sont autant de lieux mémorables. Avec notre tarif Forfait Loisirs combinant le trajet aller-retour et l'entrée au Château d'Auvers, profitez au mieux de votre journée.

Merci Marina pour cette info !

10月17日

Quand Bernard Pivot parle de JMG Le Clezio

L’avis de Bernard Pivot : Il me faisait toujours un grand plaisir quand il acceptait de venir dans mes émissions. J’admire son calme, sa réserve, sa discrétion, sa timidité presque. Et puis son immense talent, qui a beaucoup changé au fil des années. Il est toujours violent dans sa littérature. C’est une violence apaisée, mais toujours en colère contre l’urbanisation, l’exploitation des forêts, le dédain des riches vis-à-vis des pauvres, la misère…