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日志


1月30日

Non stop ce week-end pour l'expo Picasso

Un final magistral! Pour terminer l'exposition en beauté, le Grand Palais ouvre les portes de Picasso et les maîtres pendant tout le week-end (de vendredi 30 janvier 9h à lundi 2 février 20h.

picasso maîtres exposition (SIPA)

(SIPA)

20minutes.fr - vendredi 30 janvier 2009

1月29日

Claire Bretécher, Empreintes, France 5

Claire Bretécher, B. Dessineuse
Durée : 52'
Auteur / réalisateur : Joëlle Oosterlinck et Jacques Pessis
Production : France 5 / P6 Productions
Année : 2008
Vendredi 30 janvier 2009, 20h35 - Rediffusion : dimanche 1er février, 8h55


Claire Bretécher {JPG} Ses ’Frustrés’ ont marqué les années 70. Le succès a perduré grâce à Agrippine, une adolescente dont le langage, inventé par sa créatrice, est entré dans notre vocabulaire. Claire Bretécher, première femme dessinatrice de la BD, a marqué son temps de son empreinte, et de ses dessins...

Discrète par principe, détestant les interviews et ne supportant pas de se voir à la télévision, elle se livre pour la première fois, avec humour et émotion.

Alors qu’elle planche sur le 26e album d’Agrippine, la célèbre dessinatrice a ouvert les portes de son atelier et entrouvert celles de sa vie. Le trait nerveux de sa plume souligne son regard aiguisé et sans concession sur nos contradictions et sur elle-même.

Elle parle de son travail, de sa vie, de son métier, mais aussi de sa famille. Elle nous ouvre son jardin secret, en montrant, en particulier, des peintures qu’elle réalise pour le plaisir : des toiles représentant, en particulier, ceux qui lui sont chers : son mari, ses enfants, sa grand-mère, ses amis proches.

Un film ponctué par une rencontre exceptionnelle avec Sylvie Testud. Les deux femmes s’admirent réciproquement, mais ne s’étaient jamais rencontrées. Devant les caméras, sur la scène du Théâtre du Rond-Point, mise en scène par Jean-Michel Ribes, Sylvie Testud joue deux planches de Bretécher, devant leur créatrice. Un moment unique.Extraits de l’interview de Claire Bretécher

Atelier de Claire Bretécher {JPG} "Mon rêve, ce serait que la terre entière connaisse mes dessins et que personne ne me connaisse. Je préfère que l’on m’imagine autrement.

En fait, mon idée, c’était de dessiner des gens quelconques, qu’ils soient femmes ou hommes. On m’a beaucoup reproché de faire des femmes moches. Pour moi, je ne faisais pas des femmes moches, je faisais des femmes normales.

Dans l’exaltation du début, je me dis que je suis un génie, mais vraiment je suis un génie. Au bout de la vingtième page, je suis une merde.

Je ne jette pas mes brouillons parce que je pense que ma mère me disait toujours que je ne foutais rien et, ne serait-ce que pour la contrarier, je garde tout ce que je fais pour me montrer à moi-même que je fais des choses. J’ai des boîtes entières de brouillons, ça n’a aucun sens, c’est une superstition.

La bande dessinée, ce qu’il y a de spécifique, c’est que si les dessins ne vous plaisent pas, vous ne lisez pas le texte.

J’ai toujours été un peu teintée de féminisme parce que ma mère, qui n’était pas féministe en actes, l’était en paroles… c’est déjà ça. Et donc je considérais qu’il fallait se débrouiller toute seule. Mais j’ai détesté le militantisme. Je passais pour féministe parmi les lecteurs et pour tête à claques parmi les féministes.

Un jour, j’ai eu une espèce d’illumination du ciel qui était que trouver son style de dessin, c’était comme trouver son écriture, et mon écriture, comme je l’avais déjà, le dessin est venu tout de suite.

C’est vrai que je ne parle pas de ma vie privée parce que je trouve que cela n’a pas beaucoup d’intérêt d’en parler, mais en dessiner une partie, oui, cela peut avoir de l’intérêt.

Le problème que j’ai avec la BD, c’est que j’adore ça et, en même temps, je déteste. Voilà. Alors qu’est-ce qu’on fait ? On essaie de continuer…"
http://www.france5.fr

Pour les moins jeunes, cette émission vous rappellera probablement le fameux "Tac au tac" que l'on pouvait voir à la télé dans les années 1970 qui opposait, via un paperboard et un feutre, les dessinateurs et caricaturistes de l'époque... et toujours d'actualité.
Une émission donc à voir pour "les Frustrés" et les autres !!!

1月28日

La Grande Librairie - Emission du 29 janvier 2009

Cette semaine, dans "La Grande Librairie", François Busnel reçoit Philippe Labro, Charles Dantzig, Andreï Makine et Virginie Mouzat.
Philippe Labro - © C. Hélie/Gallimard
© C. Hélie/ Gallimard

Les Gens
Philippe Labro
Ed. Gallimard, coll. Blanche, janvier 2009
464 p. - 21 euros
Infos éditeur
Les Gens

 
Charles Dantzig - © Léa Crespi
© Léa Crespi

Encyclopédie capricieuse du tout et du rien
Charles Dantzig
Ed. Grasset, coll. Littérature française, janvier 2009
800 p. - 24,90 euros
Infos éditeur
Encyclopédie capricieuse du tout et du rien

 
Andreï Makine - © U. Andersen
© U. Andersen

La Vie d’un homme inconnu
Andreï Makine
Ed. Le Seuil, janvier 2009
300 p. - 21 euros
Infos éditeur
La Vie d'un homme inconnu

 
Virginie Mouzat - © Carole Bellaïche
© Carole Bellaïche

Une femme sans qualités
Virginie Mouzat
Ed. Albin-Michel, janvier 2009
180 p. - 14,50 euros
Infos éditeur
Une femme sans qualités
 

John Updike est décédé

 John Updike
John Updike /AFP PHOTO/Mandel NGAN/FILES

CULTURE - L'écrivain américain, auteur de «Rabbit» et de la série «Bech», souffrait d'un cancer du poumon...

Il est mort. L'écrivain américain John Updike, auteur de la tétralogie «Rabbit» et de la série «Bech», est décédé à 76 ans, vient d'annoncer, ce mardi soir, la chaîne de télévision CNN. Il souffrait d'un cancer du poumon.

Né le 18 mars 1932 en Pennsylvanie (nord-est), il a été le lauréat à deux reprises du prix Pulitzer. De quoi récompenser sa formidable productivité littéraire qui compte une centaine de livres, nouvelles, critiques, essais, romans pour enfants et poèmes. Outre la littérature, il avait aussi été journaliste, notamment au New Yorker de 1955 à 1957. Updike avait aussi étudié les arts plastiques à la Ruskin School d'Oxford. Ce qui lui permit d'évoquer abondamment les peintures de Jackson Polllock et Andy Warhol dans l'ouvrage «Tu chercheras mon visage», publié en 2002.

«A 100% pour Obama»

Le sexe était l'un de ces thèmes fétiches. L'une de ses citations clés? «Les hommes sont le coeur, les femmes le corps. Je ne sais pas qui détient le cerveau. Dieu peut-être»

Avant de mourir, Updike aura eu le bonheur de vivre l'investiture d'Obama, le candidat qu'il avait plébiscité. «Je suis à 100% pour Obama, je pense vraiment qu'il régénèrerait ce pays usé», avait-il déclaré en octobre dernier au journal anglais «The Guardian». C'est le site du Nouvelobs.com qui le raconte: lorsque le journaliste britannique avait appris à Updike qu'il figurait parmi les auteurs préférés de John McCain, l'auteur aurait alors répondu: «Je n'imagine pas McCain lire quoi que ce soit».

http://www.20minutes.fr

1月26日

L'Eure est aux impressionnistes

Le musée d'Art américain de Giverny devient le musée des Impressionnismes. Il avait été créé en 1992 par un industriel de Pennsylvanie, Daniel Terra, pour promouvoir l'art américain en Europe. La Fondation Terra s'étant retirée, le conseil général de l'Eure a décidé de reprendre les rênes de l'établissement, en partenariat avec le musée d'Orsay, qui possède d'importantes collections impressionnistes. Sa vocation sera de rappeler le rôle de Giverny et de la vallée de la Seine dans la constitution de l'impressionnisme, mais aussi de mettre en lumière le caractère international du mouvement. Des liens seront créés avec la Maison de Claude Monet, toute proche, qui attire 400 000 visiteurs par an. L'exposition inaugurale, qui ouvrira le 1er mai, sera d'ailleurs consacrée au Jardin de Monet. Elle rassemblera une trentaine de tableaux peints par le chef de file de l'impressionnisme et par des artistes de la colonie de Giverny, tel John Leslie Breck. Ils sont prêtés par le musée d'Orsay et le musée Marmottan, autre grand détenteur de chefs-d'oeuvre impressionnistes. (http://www.lexpress.fr)
1月24日

Didier Daeninckx à Compiègne (60)

Grands écrivains à Compiègne *

Didier Daeninckx à la Bibliothèque Saint-Corneille

Jeudi 5 février à 20h30

Romans, policiers, nouvelles, essais, BD, scénarios pour télévision, la radio, le cinéma, le théâtre...Didier Daeninckx est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages qui ont souvent une résonance sociale. Il s'est récemment illustré avec Baraques du Globe (Éditions Terre de Brume), Camarades de classe (Editions Gallimard), Petit éloge des faits divers (Éditions Gallimard) et La mémoire longue (Le cherche-midi Éditeur).

*Soirée organisée en collaboration avec la Librairie des Signes
1月23日

Joyeux Anniversaire Jeanne Moreau !

Née à Paris le 23 janvier 1928
Biographie de Jeanne Moreau

Après avoir fait ses débuts dans les cours Denis Inès au conservatoire d'art dramatique, Jeanne Moreau entame sa carrière au Festival d'Avignon. Le cinéma lui offre des compositions de choix, qui la consacrent lors des cérémonies : 'Moderato cantabile', d'après Duras, lui vaut le prix d'Interprétation au Festival de Cannes et sa performance dans 'La Vieille qui marchait dans la mer', adapté de San Antonio, est saluée du césar de la Meilleure actrice en 1992. Entre Oskar Werner et Henri Serre, la jeune femme est happée par le 'tourbillon de la vie' de 'Jules et Jim', le chef-d' oeuvre de François Truffaut en 1962. Ce rôle la fait entrer dans l'histoire du cinéma. Les années passent et Jeanne Moreau ne cesse de multiplier les prestations, du drame - 'Le Temps qui reste', en 2005 - à la romance - 'Cet amour-là', en 2002 - en passant par la comédie - 'Un amour de sorcière', 1997, ou 'Jusqu'à la Lune et partout sur la Terre', en 2007. Son nom est associé à un nombre impressionnant de projets, y compris à la télévision, en témoignent 'Les Rois maudits'. Légende vivante, on la sollicite et on l'honore régulièrement : présidente du Festival de Cannes, officier de la Légion d'honneur, présidente du Festival de New Delhi, césar d'honneur en 1995 et en 2008... Ses talents d'actrice vont de pair avec ceux de scénariste. Elle réalise par ailleurs quelques longs métrages, dont 'L' Adolescente', et 'Le Portrait de Lillian Gish', un film documentaire. Grande dame à la voix apaisante et au visage reconnaissable entre mille, Jeanne Moreau reste comme l'une des ambassadrices du talent et du charme à la française.

« Le cinéma, c’est à la vie à la mort »
Jeanne Moreau

http://www.evene.fr

Voltaire et l'affaire Calas - Arte, ce soir, 20h45

L'HISTOIRE

Nous sommes à Toulouse le 13 octobre 1761. Il est 10 heures du soir. Pierre Calas, fils de Jean Calas négociant protestant, découvre le corps de son frère Marc-Antoine, allongé sur le sol de la maison familiale. L’environnement ne présente aucun signe de désordre et la victime ne porte aucune plaie apparente, sinon une trace au cou qui laisse penser qu’elle a été étranglée.

Dans un climat de fanatisme et d’intolérance religieuse, la rumeur enflamme la cité de Toulouse : un meurtre calviniste aurait été perpétré. D’emblée, pour le capitoul David de Beaudrigue chargé de l’affaire, Marc-Antoine Calas a été assassiné par ses propres parents qui déclarent sous serment avoir trouvé le cadavre allongé à terre. Mais confondus par l’enquêteur, ils reviennent sur leur témoignage et avouent que le soir du drame ils ont en réalité découvert Marc-Antoine pendu et l’ont dépendu pour accréditer la thèse du meurtre et cacher un suicide qui l’aurait empêché d’être enterré religieusement. Le patriarche Jean Calas est arrêté avec sa famille. Leur mensonge va tragiquement se retourner contre eux et imposer la thèse du meurtre familial : pour l’accusation, Jean Calas protestant intransigeant, aurait assassiné son fils pour l’empêcher de suivre l’exemple de son frère aîné qui avait abjuré la religion réformée pour devenir catholique. Il aurait ensuite maquillé le meurtre en suicide.

L’Affaire Calas se révèle et est racontée du point de vue de Marie Corneille. Voltaire l’a recueillie en 1760, croyant qu’elle est l’arrière-petite-fille de l’illustre Corneille, alors qu’elle n’est en réalité que la vague arrière- petite-nièce désargentée du grand dramaturge. À dix-huit ans, elle a débarqué à Ferney pour y être éduquée par un Voltaire au sommet de sa verve et de sa gloire. Le philosophe excentrique, toujours séducteur et amateur de femmes malgré son âge, est fasciné par l’intelligence et l’à propos de la jeune fille.

Tout soudainement, comme porté par une violence qu’on ne lui connaissait pas, Voltaire entreprend de remuer ciel et terre pour secouer les esprits. Pour lui, l’affaire Calas constitue un de ces moments forts où se trouvent réunis, et comme cristallisés, tous les éléments qui justifient les colères de la France contemporaine et peuvent la conduire au pire comme au meilleur. Il interpelle les juges : « Vous devez compte aux hommes du sang des hommes ! » Il ose écrire « qu’un arrêt du public vaut un arrêt du Conseil du roi ».

Il est lancé, rien ne peut désormais l’arrêter. Ferney devient à la fois une véritable centrale de renseignements, une rédaction de gazette, un foyer d’agitation, une auberge d’où chaque semaine partent des lettres par centaines. Il orchestre tout. Véritablement, sa plume crépite. « J’écris pour agir » assure t-il. Il plaide, accuse, fustige, argumente, analyse. « Criez et qu’on crie » dit-il partout.

Il publie sous pseudonyme, mais personne n’est dupe, un « Traité sur la tolérance » qu’il qualifie de « requête de l’humanité ». L’affaire devient une « cause célèbre » qui illustre l’iniquité de la justice royale. L’Europe politique et intellectuelle s’embrase: magistrats, hommes de lettres, public instruit, pasteurs genevois tous dénoncent la justice expiatoire et hâtive du Parlement de Toulouse inféodé à l’intolérance catholique. L’affaire remonte jusqu’au roi Louis XV qui comprend, mais pas tout de suite, qu’il va lui falloir, contre l’avis de son entourage, éteindre l’incendie.

Le 12 mars 1765, après maintes péripéties judiciaires et rebondissements extravagants, malgré l’hostilité du Parlement de Toulouse, devant cent juges réunis à Versailles, Calas est réhabilité à l’unanimité et sa famille dédommagée par le Conseil du roi. L’enquête a été refaite concluant à l’innocence du condamné. Le capitoul David de Beaudrigue est destitué. Il se suicidera plus tard.

C’est la première fois dans l’histoire de la monarchie que la justice royale admet son erreur et tente de la réparer.

Avril 1778 - La nouvelle se répand. Voltaire est à Paris. Il y était interdit depuis vingt ans. Des Parisiens émerveillés le croisent, la rumeur enfle « l’homme des Calas… Calas, Calas » crie la foule. On veut le toucher, l’embrasser. Il monte péniblement dans son carrosse. Il lui reste un mois à vivre.
http://www.arte.tv
1月18日

Françoise Héritier, Empreintes : vidéo de l'émission

Pour voir ou revoir cet excellent portrait de Françoise Héritier, je vous invite à clicker sur le lien suivant :
http://www.france5.fr/videos/?id=3260

1月17日

«Millenium» en tête des ventes en France en 2008

La trilogie
La trilogie "Millenium" de Stieg Larsson: la couverture du tome 1/DR

LITTERATURE - Les auteurs français trustent tout de même le top 10... Le raz de marée «Millénium» a bouleversé les ventes de livres en France. Le premier tome de la série, «Les hommes qui n'aimaient pas les femmes» a été le livre le plus vendu en 2008 en France, s’écoulant à 512.800 exemplaires. Il devance le nouvel album «Titeuf» de Zep et la version poche de «Parce que je t'aime» de Guillaume Musso, selon le classement Ipsos/Livres Hebdo à paraître vendredi.
 
Auteurs français
 

Mieux: Stieg Larsson place les trois titres de sa trilogie, publiée par Actes Sud et dont l’adaptation au cinéma est très attendue, dans les dix meilleures ventes de l'année. Le tome 2, «La fille qui rêvait d'un bidon d'essence» se classe 7e, avec 377.300 exemplaires vendus, et le tome 3 «La reine dans le palais des courants d'air», 8e (347.300 exemplaires).

 

En deuxième position, la BD «Titeuf» (Glénat) tient son rang avec 495.400 exemplaires vendus tandis que Guillaume Musso coiffe les autres gros vendeurs français de romans, avec 475.400 exemplaires écoulés de l'édition de poche (Pocket) de son best-seller 2007.


 
A noter: les auteurs français ont été particulièrement plébiscités par les lecteurs et trustent le top 10. Anna Gavalda est ainsi 4e avec «La consolante» (Le Dilettante, 472.200 exemplaires vendus), Marc Levy est 5e avec «Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites» (R. Laffont, 470.200) et 6e avec la version poche des «Enfants de la liberté» (Pocket, 379.100). Suivent ensuite la journaliste et écrivain française Katherine Pancol, 9e, avec «Les yeux jaunes des crocodiles» (LGF, 337.400) et Fred Vargas, 10e, avec «Un lieu incertain» (V. Hamy, 335.700)
 
Surprises
 
Les chiffres de 2008 confirment également le succès du roman «L'élégance du hérisson» (Gallimard) de Muriel Barbery, paru en 2006, s'est encore vendu à 281.600 exemplaires en 2008. Le livre sera d’ailleurs porté à l’écran en 2009, avec Josiane Balasko dans le rôle de la concierge.
 
La surprise vient des lauréats des prix littéraires. Avec 254.000 exemplaires écoulés, le Femina 2008 («Où on va, papa?» de Jean-Louis Fournier, chez Stock) s'est mieux vendu que le Goncourt («Syngué Sabour» de l'Afghan Atiq Rahimi, chez POL, plafonne à 180.600 exemplaires).

Enfin, les bons chiffres du roman contrastent avec la dégringolade des documents. Après une année 2007 portée par l'élection présidentielle et les livres politiques, l’année 2008 est plus morose: seules les «Confessions d'une religieuse» (Flammarion) de Soeur Emmanuelle, parues après son décès, se détachent vraiment, avec 231.200 exemplaires vendus, devant «Le désespoir des singes» (R. Laffont) de Françoise Hardy (151.500).
http://www.20minutes.fr

1月15日

Le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » 2009 décerné au collectif « One million signatures » (Iran)

Par Chahla, dimanche 11 janvier 2009 à 22:53 - http://iranfeministe.online.fr

Créé à l’initiative de Julia Kristeva en 2008 à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir (9 janvier 1908), le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » récompense l’œuvre et l’action exceptionnelles de femmes et d’hommes qui, dans l’esprit de Simone de Beauvoir, contribuent à promouvoir la liberté des femmes dans le monde.

Financé par Culturesfrance, la Bibliothèque nationale de France, le Centre national du Livre et les Editions Gallimard, le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes », doté de 30.000 euros, est décerné chaque année à des lauréat(e)s élu(e)s par un jury international.

Le Jury a attribué le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » 2009 à One million signatures, collectif de femmes iraniennes, pour l’audace et l’originalité de pensée dont témoignent son action, qui vise à dénoncer les lois iraniennes discriminatoires à l’égard des femmes, à travers une campagne militante et avec l’appui d’une pétition dont l’objectif est la mobilisation d’un million de signataires. (www.we4change.info/spip.php?article19)

En remettant cette distinction, le jury du Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » entend contribuer à mobiliser la solidarité internationale, pour réaffirmer le droit des femmes, garantir la protection de celles qui luttent aujourd’hui au risque de leurs vies, et défendre à leurs côtés les idéaux d’égalité et de paix.

Présidé par Julia Kristeva et Sylvie Le Bon de Beauvoir (Présidente d’honneur), le Jury international du Prix 2009 est composé de :

  • ELISABETH BADINTER, Philosophe
  • GERARD BONAL, Écrivain
  • ANNIE ERNAUX, Écrivain
  • CLAIRE ETCHERELLI, Écrivain
  • ELIZABETH FALLAIZE, Professor St John's College, Oxford, UK
  • MADELEINE GOBEIL-NOEL, Ancienne Directeur des Arts à l’Unesco
  • MICHEL KAIL, Directeur de la revue L’homme et la Société
  • LILANE KANDEL, Sociologue
  • AYSE KIRAN, Docteur Université de Haceteppe, Ankara, Turquie
  • CLAUDE LANZMANN, Directeur de la revue Les temps Modernes
  • BJORN LARSSON, Écrivain, professeur à l’Université de Lund, Suède
  • LILIANE LAZAR, Simone de Beauvoir Society, USA
  • ANNETTE LEVY-WILLARD, Journaliste à Libération et écrivain
  • ANNE-MARIE LIZIN, Sénatrice, vice-présidente de l'Assemblée Parlementaire de l'OSCE, et présidente du Conseil des femmes de Wallonie
  • KATE MILLETT, Écrivain, artiste peintre et sculpteur, USA
  • YVETTE ROUDY, Ministre des Droits de la femme de mai 1981 à 1986
  • DANIELE SALLENAVE, Écrivain
  • JOSYANE SAVIGNEAU, Journaliste au Monde
  • ALICE SCHWARZER, Écrivain, Allemagne
  • ANNIE SUGIER, Présidente de la Ligue Internationale du droit des femmes
  • LINDA WEIL-CURIEL, Avocate
  • ANNE ZELENSKY, Présidente de la Ligue du droit des femmes

Remise du prix le 21 janvier 2009 au Café Les Deux-Magots

Inscription et informations
Secrétariat : prixsimonedebeauvoir@yahoo.fr

Contact presse :
Anne-Florence Duliscouët +33 (0)1 53 69 35 73 / afd@culturesfrance.com

Empreintes sur France 5 consacré à Françoise Héritier, 16 janvier

Françoise Héritier, la pensée de la différence
Durée : 52'
Auteur / réalisateur : Teri Wehn-Damish
Production : France 5 / Cinétévé / CNRS Images
Année : 2008

Ethnologue, anthropologue, professeur émérite au Collège de France où elle a succédé à Claude Lévi-Strauss, Françoise Héritier est notamment connue pour son travail sur le rapport entre les sexes. Le masculin et le féminin sont au centre de sa réflexion. La réalisatrice Teri Wehn-Damisch est partie à la rencontre de cette grande intellectuelle.

Interview de Françoise Héritier

Françoise Héritier {JPG} "J’ai été amenée à suivre une espèce de trajectoire qui est partie des études de parenté, qui m’ont amenée progressivement à me rendre compte qu’il y avait une hiérarchie sexuée et que cette hiérarchie était universelle entre ceux qui sont nés avant et ceux qui sont nés après. C’est-à-dire que les parents ont le pouvoir et la tutelle sur leurs enfants. De la même manière, les aînés ont droit de regard sur les actions des cadets. C’est fondé sur le fait que le rapport antérieur à postérieur équivaut à un rapport de supériorité à infériorité. Le rapport masculin-féminin est venu se greffer là-dessus.

L’anthropologie, dont on considère généralement que c’est une discipline savante qui ne sert pas à grand-chose, doit au contraire servir à mieux comprendre les événements du contemporain — si nous arrivions à faire passer le message, je ne dirais pas nécessairement à ceux qui nous gouvernent, mais à une partie importante de l’opinion.Mes deux grands-mères se détestaient cordialement et elles n’avaient pour sujets de conversation qui pouvaient les réunir que de se raconter des histoires concernant les voisins ou la famille, la parenté. C’étaient toujours des histoires terriblement compliquées où elles cherchaient à se remémorer différentes personnes. […] On faisait ainsi toute une série de rapprochements entre des individus qui m’étaient proprement inconnus. Généralement, c’était pour montrer des relations de parenté qui existaient entre les protagonistes d’un mariage ou d’une alliance à venir. Moi qui ne connaissais pas ces gens-là, j’essayais de comprendre les cheminements qu’elles se représentaient par rapport à des personnes qu’elles avaient connues. Et, d’une certaine manière, ça m’a été très profitable parce que ça m’a donné une certaine agilité mentale pour me représenter des situations généalogiques qui sont en fait extrêmement simples, mais qui, lorsque nous les disons, paraissent compliquées.

L’Afrique me manque parce qu’il y avait cette simplicité dans les rapports et il y avait aussi une sorte d’osmose avec moi-même. Je ne sais pas si je l’aurais eue de la même manière dans d’autres régions du monde. Je crois que chacun est habité par son terrain. J’ai trouvé que ça me correspondait et j’ai particulièrement aimé les odeurs de la terre d’Afrique — l’odeur un peu poivrée, un peu pimentée, surtout après les pluies, qui étaient absolument aphrodisiaques."(France 5)

1月14日

Evene.fr créé un site dédié au festival de la bande-dessinée d'Angoulême

Presse Edition 14/01/2008

Evene.fr met la bande dessinée à l'honneur et crée un site entièrement consacré au prochain festival d'Angoulême, en ligne du 23 janvier au 4 février. En vidéo : des leçons de dessin d'auteurs retenus dans la sélection officielle 2009. Le principe : une caméra, un dessinateur, une feuille blanche. L'auteur redessine les premiers croquis de sa bande-dessinée et les accompagne de commentaires. Tout au long de l'événement, les internautes pourront partager avec la rédaction la passion du 9e art et retrouvez le meilleur du festival avec : la BD du jour : chaque jour, un focus sur une BD issue de la sélection officielle ; les coups de cœur de cœur de la rédaction : la BDthèque idéale ; les articles et interviews : rencontres avec les auteurs sélectionnés ; la galerie photo : tous les instantanés et les coulisses du festival et les vidéos : les leçons de dessin et des rencontres avec les éditeurs. Evene.fr invite également les internautes à partager leur talent de dessinateur et lance un grand jeu-concours autour du thème : « La vie d'entreprise ». Les meilleures planches seront sélectionnées par la rédaction et publiées sur le site.

Paul Auster, invité de La Grande Librairie, France 5, jeudi 15

Paul Auster - © Lotte Hansen
© Lotte Hansen Paul Auster est né en 1947 à Newark, dans le New Jersey. De 1965 à 1970, il étudie les littératures française, anglaise et italienne à Columbia University, où il obtient un master of Arts. De 1971 à 1975, il s’installe à Paris et traduit Dupin, Breton, Jabès, Mallarmé, Michaux et Du Bouchet. Son roman "Cité de verre" (premier volume de sa Trilogie new-yorkaise) paraît en 1987, aux éditions Actes Sud, et connaît un succès immédiat auprès de la presse et du public. Suivront des essais, des pièces de théâtre, des recueils de poésie et beaucoup d’autres romans, dont Léviathan, qui obtient, en 1993, le prix Médicis Etranger.
Son œuvre, qui connaît un succès mondial, est adaptée au théâtre (Laurel et Hardy vont au paradis, au théâtre de La Bastille en 2000), en bande dessinée (Cité de verre, avec des illustrations de David Mazzucchelli, en 1995) et au cinéma (La Musique du hasard, réalisé par Philip Haas en 1991).
Passionné depuis toujours par le 7e art, Paul Auster poursuit son activité de cinéaste en réalisant, entre autres, La Vie intérieure de Martin Frost. Présenté au Festival de Berlin, ce film est sorti sur les écrans en 2007.
Site de l’auteur (en anglais)
Seul dans le noir
Paul Auster
Christine Le Boeuf (trad.)
Ed. Actes Sud, coll. Blanche, janvier 2009
200 p. - 19,50 euros
Infos éditeur
http://www.france5.fr

Le «Prisonnier» est mort

L'acteur Patrick McGoohan, interprète inoubliable du «Prisonnier», est mort mardi 13 janvier 2009, à 80 ans...
L'acteur Patrick McGoohan, interprète inoubliable du «Prisonnier», est mort
mardi 13 janvier 2009, à 80 ans.../Rex Features/REX/SIPA

SERIE - L'acteur Patrick McGoohan, qui incarnait «Numéro 6», est décédé mardi à 80 ans...

«Je ne suis pas un numéro!» Eternellement associé au credo du «Prisonnier», l’acteur Patrick McGoohan est décédé mardi à l'âge de 80 ans à Los Angeles des suites d'une maladie, a annoncé son beau-fils, le producteur de films Cleve Landsberg.   
 
Patrick McGoohan avait incarné le «Numéro 6» dans cette série télévisée britannique des années 1960, dans laquelle un ancien agent secret est retenu captif dans un «Village» dont il cherchera constamment à s'évader. L'acteur avait été récompensé à plusieurs reprises aux Emmy Awards.    
 
Il avait également joué au côté de Peter Falk dans «Columbo». Au cinéma, il avait été à l'affiche du film «Braveheart» de Mel Gibson en 1995.

Sa. C. avec agence - http://www.20minutes.fr

Les vies de Claude Berri

Par Christophe Carrière, publié le 12/01/2009 - http://www.lexpress.fr

AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT

Claude Berri à la première d'Asterix aux Jeux Olympiques, réalisé par son fils Thomas Langmann, en janvier 2008.

Le réalisateur-producteur, décédé le 12 janvier, était un homme complexe. LEXPRESS.fr publie un article de Christophe Carrière paru en janvier 2005, à l'occasion de la sortie sur les écrans de L'un reste, l'autre part. Un film dans lequel Claude Berri, figure du cinéma français, évoquait son fils disparu et parlait de sa vie. Rencontre.

Claude Berri sort de déjeuner. La ceinture est défaite, l'attitude décontractée, le bureau jonché de scénarios. L'auteur-réalisateur est fin prêt pour parler de son dernier film, L'un reste, l'autre part, et donc de lui. Car l'histoire de ces deux hommes, écartelés par le désir ou la douleur, c'est la sienne. Romancée, arrangée, mais très autobiographique dans les grandes lignes. D'aucuns y verront un déballage inconvenant... Berri ne s'en moque pas, mais ne s'énerve plus. Parce qu'après 70 ans, 19 longs-métrages comme réalisateur et le triple comme producteur, il a, sur son compte, tout entendu. Et y répond encore.

Claude Berri est impudique

Je ne me considère pas comme tel, dit-il. Je n'ai pas de problèmes pour raconter des choses personnelles, voilà tout.» Et ça ne date pas d'hier. En 1966, il décrit comment il a été recueilli, durant l'Occupation, par un vieil antisémite, dans Le Vieil Homme et l'enfant. En 1970, il évoque son père dans Le Cinéma de papa. En 1999, il parle de sa panne de désir dans La Débandade. Aujourd'hui, L'un reste, l'autre part aborde son drame le plus douloureux: l'accident de son fils Julien Rassam, comédien (Albert souffre, La Reine Margot). A la suite d'une chute du troisième étage, en 1998, il devint tétraplégique, avant de se laisser mourir en février 2002. «Certains événements, comme la rencontre avec ma nouvelle femme le lendemain de l'accident de Julien, sont autobiographiques. Mais j'espère avoir universalisé l'histoire. C'est pourquoi j'ai confié mon rôle à Daniel Auteuil, qui est plus jeune que moi, et que j'ai ajouté ce deuxième personnage interprété par Pierre Arditi, qui s'inscrit plus dans le registre de la comédie.»

Ses proches ne s'y sont pas trompés: son ex-femme, que Berri a donc quittée pour son actuelle productrice associée, Nathalie Rheims, refuse de voir le film. Et Thomas Langmann, frère de Julien, est sorti de la salle avant la fin. «Revoir tout ça à l'écran provoque quelque chose d'assez bizarre, reconnaît Nathalie Rheims. Mais Claude a transfiguré la réalité, proposant l'amour comme solution au pathos.» Berri réfute le terme d' «exorcisme», mais accepte volontiers celui de «thérapie». Qu'il estime néanmoins avoir finie avec la publication d'Autoportrait (éd. Léo Scheer, parution dans le Livre de poche début février), où, pour le coup, il se met totalement à nu.

Claude Berri est susceptible

Pas spécialement, mais comme lui disait son père: «Quand on te crache à la figure, tu ne dois pas dire qu'il pleut.» Claude Berri a retenu la leçon. Et quand il lit une sale critique, il ne se gêne pas pour se défendre. Voire attaquer. En 1972, pour son film Sex- shop, il interdit de projection Gilles Jacob, actuel président du Festival de Cannes, alors journaliste, parce qu'il a écrit un article négatif sur Le Cinéma de papa. Une levée de boucliers du syndicat de la critique et un mot d'excuses plus tard, tout rentre dans l'ordre. En 1991, il déclare la guerre au quotidien Libération. D'abord en publiant un droit de réponse à une critique d'Uranus signée Serge Daney, obtenu après avoir été devant les tribunaux. Ensuite, en faisant mine, devant les caméras de Canal +, de faxer au journal, après un mauvais papier sur L'Amant, une menace de procès en cas d'échec public du film - dont il était le producteur. «C'était une connerie d'accepter cette émission! dit-il. D'autant que je faisais ça pour rire. De toute façon, avec l'âge, je me suis calmé. On ne peut pas tout avoir. Et puis, avec le temps, les avis changent. Quand Le Cinéma de papa est sorti, il s'est fait assassiner. Aujourd'hui, même Libération l'aime!»

Claude Berri est collectionneur

«Oui. Mais pas de n'importe quoi. Il découvre l'art du XXe siècle à travers Dubuffet, s'attache à Mondrian, possède pas mal de dessins de Michaux, a des tableaux du «répétitif» Morandi dans sa chambre à coucher, vénère Robert Ryman et a, d'une manière générale, une préférence pour l' «abstraction» - comprendre l'épure. «J'ai commencé cette collection il y a vingt ans. Allez savoir pourquoi... C'était comme une soif de connaissances.» Avec le temps, il a appris. Et apprend encore. Les deux clichés de Bernd et Hilla Becher dans son bureau prouvent que, désormais, il s'intéresse également à la photo. Et le cinéma, alors? «Certains jours, ça m'emmerde», avoue- t-il. Par coquetterie, car Berri, plus enthousiaste qu'il n'en a l'air, n'hésite pas à décrocher son téléphone pour démarcher de jeunes auteurs. Ainsi, Noémie Lvovsky, dont il a produit Les Sentiments - et qu'il dirige dans un second rôle truculent de L'un reste, l'autre part. Ainsi, Abdel Kechiche, dont il financera le prochain long-métrage, à la suite de L'Esquive, qu'il a adoré.

Claude Berri est le dernier nabab (du cinéma français)

«C'est vous qui le dites. Je l'ai été dans les années 1980 et 1990, parce que j'ai eu pas mal de succès. Aujourd'hui, la seule différence avec les autres, c'est que je suis là depuis quarante ans.» Encore une coquetterie, au vu des 14 millions d'entrées d'Astérix et Obélix: mission Cléopâtre, qu'il a produit en 2001, ou plus récemment des 925 000 spectateurs d'Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, qu'il a également financé. Les comédiens s'accordent d'ailleurs à dire que Berri paie bien. «Parce que les autres producteurs discutent mieux que moi, dit-il. Quand je monte un film, je ne sais pas faire bon marché.» Claude Berri a ainsi exprimé le voeu de son père: «Etre celui qui donne les cartes.» Il n'est pas prêt à se serrer la ceinture.

1月11日

Disparition de la dernière librairie française aux États-Unis

[vendredi 09 janvier 2009 - 10:00] - http://www.nonfiction.fr


On peut faire ses adieux à la Librairie de France, une institution outre-Atlantique, au même titre que la librairie City Lights à San Francisco. La dernière des librairies françaises, fondée par Isaac Molho, Grec francophile, en 1935 et reprise depuis par son fils, Emanuel Molho, existe depuis 73 ans à New York, face au Rockefeller Center, près de la 5e Avenue. Elle devrait fermer ses portes en septembre 2009. Plutôt que d'y voir le signe évident du déclin de la culture française, cette faillite reflète en fait une réalité de l'immobilier new-yorkais. Le propriétaire ne peut plus payer son loyer qui va bientôt tripler, passant de 300 000 à 1 million de dollars par an.

Sollicité, le ministère de la Culture a ouvert un dossier, mais la conjoncture n'est guère favorable à une aide financière. La librairie a pourtant trouvé en France des défenseurs : le journaliste Jérôme Garcin, il y a un an, s'était notamment ému de la situation sur le site du Nouvel Observateur. Dans la République des livres, Pierre Assouline déplore également cette fermeture, tout en conseillant au propriétaire de déménager. Mais ce dernier soutient que les loyers new-yorkais, au Rockefeller Center ou ailleurs, sont aujourd'hui trop élevés pour permettre à l'enseigne de vivre. Il faut ajouter à cela la baisse des ventes, les coûts de livraison et la concurrence des sites de vente en ligne comme Amazon : la librairie continuera donc d'exister uniquement sur le web.

Ce départ se fait sans éclat aux États-Unis. La fermeture de cette vénérable institution est jusqu'ici passée presque inaperçue et brille par son absence dans la presse américaine, qui relaye quotidiennement ces jours-ci licenciements et fermetures de compagnies. On retient un article du New York Times, "The Tricolor Will Be Lowered at a Citadel of French Culture", datant de 2007 et un post nostalgique sur le blog littéraire du Baltimore Sun.

1月7日

La Grande Librairie, France 5

Cette semaine, dans "La Grande Librairie", François Busnel reçoit Olivier Adam, Marc Dugain, Michael Chabon et Alain Mabanckou.








Paris - Les bibliothèques modernisent leur système informatique : fermeture exceptionnelle du 18 au 26 janvier inclus

Afin de permettre le changement de leur système informatique, les bibliothèques de prêt seront exceptionnellement fermées entre le 18 et le 26 janvier inclus. Tous les prêts en cours seront automatiquement prolongés d’une semaine, sans pénalités supplémentaires. Les réservations (réserve centrale & bibliothèques) seront suspendues à partir du 27 décembre. (http://www.paris.fr)