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1月30日 Non stop ce week-end pour l'expo PicassoUn final magistral! Pour terminer l'exposition en beauté, le Grand Palais ouvre les portes de Picasso et les maîtres pendant tout le week-end (de vendredi 30 janvier 9h à lundi 2 février 20h.
(SIPA) 20minutes.fr - vendredi 30 janvier 2009 1月29日 Claire Bretécher, Empreintes, France 5
Claire Bretécher, B. Dessineuse
Durée : 52'
Auteur / réalisateur : Joëlle Oosterlinck et Jacques Pessis Production : France 5 / P6 Productions Année : 2008 Vendredi 30 janvier 2009, 20h35 - Rediffusion : dimanche 1er février, 8h55 ![]()
1月28日 La Grande Librairie - Emission du 29 janvier 2009 Cette semaine, dans "La Grande
Librairie", François Busnel reçoit Philippe Labro, Charles Dantzig,
Andreï Makine et Virginie Mouzat.
John Updike est décédé![]() John Updike /AFP PHOTO/Mandel NGAN/FILES
CULTURE - L'écrivain américain, auteur de «Rabbit» et de la série «Bech», souffrait d'un cancer du poumon... Il est mort. L'écrivain américain John Updike,
auteur de la tétralogie «Rabbit» et de la série «Bech», est décédé à 76
ans, vient d'annoncer, ce mardi soir, la chaîne de télévision CNN. Il
souffrait d'un cancer du poumon. http://www.20minutes.fr 1月26日 L'Eure est aux impressionnistes Le musée d'Art américain de Giverny devient le musée des
Impressionnismes. Il avait été créé en 1992 par un industriel de
Pennsylvanie, Daniel Terra, pour promouvoir l'art américain en Europe.
La Fondation Terra s'étant retirée, le conseil général de l'Eure a
décidé de reprendre les rênes de l'établissement, en partenariat avec
le musée d'Orsay, qui possède d'importantes collections
impressionnistes. Sa vocation sera de rappeler le rôle de Giverny et de
la vallée de la Seine dans la constitution de l'impressionnisme, mais
aussi de mettre en lumière le caractère international du mouvement. Des
liens seront créés avec la Maison de Claude Monet, toute proche, qui
attire 400 000 visiteurs par an. L'exposition inaugurale, qui ouvrira
le 1er mai, sera d'ailleurs consacrée au Jardin de Monet. Elle
rassemblera une trentaine de tableaux peints par le chef de file de
l'impressionnisme et par des artistes de la colonie de Giverny, tel
John Leslie Breck. Ils sont prêtés par le musée d'Orsay et le musée
Marmottan, autre grand détenteur de chefs-d'oeuvre impressionnistes. (http://www.lexpress.fr) 1月24日 Didier Daeninckx à Compiègne (60)Grands écrivains à Compiègne * Didier Daeninckx à la Bibliothèque Saint-Corneille Jeudi 5 février à 20h30 Romans, policiers, nouvelles, essais, BD, scénarios pour télévision, la radio, le cinéma, le théâtre...Didier Daeninckx est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages qui ont souvent une résonance sociale. Il s'est récemment illustré avec Baraques du Globe (Éditions Terre de Brume), Camarades de classe (Editions Gallimard), Petit éloge des faits divers (Éditions Gallimard) et La mémoire longue (Le cherche-midi Éditeur). *Soirée organisée en collaboration avec la Librairie des Signes 1月23日 Joyeux Anniversaire Jeanne Moreau !Née à Paris le 23 janvier 1928 Biographie de Jeanne Moreau Après avoir fait ses débuts dans les cours Denis Inès au conservatoire d'art dramatique, Jeanne Moreau entame sa carrière au Festival d'Avignon. Le cinéma lui offre des compositions de choix, qui la consacrent lors des cérémonies : 'Moderato cantabile', d'après Duras, lui vaut le prix d'Interprétation au Festival de Cannes et sa performance dans 'La Vieille qui marchait dans la mer', adapté de San Antonio, est saluée du césar de la Meilleure actrice en 1992. Entre Oskar Werner et Henri Serre, la jeune femme est happée par le 'tourbillon de la vie' de 'Jules et Jim', le chef-d' oeuvre de François Truffaut en 1962. Ce rôle la fait entrer dans l'histoire du cinéma. Les années passent et Jeanne Moreau ne cesse de multiplier les prestations, du drame - 'Le Temps qui reste', en 2005 - à la romance - 'Cet amour-là', en 2002 - en passant par la comédie - 'Un amour de sorcière', 1997, ou 'Jusqu'à la Lune et partout sur la Terre', en 2007. Son nom est associé à un nombre impressionnant de projets, y compris à la télévision, en témoignent 'Les Rois maudits'. Légende vivante, on la sollicite et on l'honore régulièrement : présidente du Festival de Cannes, officier de la Légion d'honneur, présidente du Festival de New Delhi, césar d'honneur en 1995 et en 2008... Ses talents d'actrice vont de pair avec ceux de scénariste. Elle réalise par ailleurs quelques longs métrages, dont 'L' Adolescente', et 'Le Portrait de Lillian Gish', un film documentaire. Grande dame à la voix apaisante et au visage reconnaissable entre mille, Jeanne Moreau reste comme l'une des ambassadrices du talent et du charme à la française. « Le cinéma, c’est à la vie à la mort » Voltaire et l'affaire Calas - Arte, ce soir, 20h45L'HISTOIRE Nous sommes à Toulouse le 13 octobre 1761. Il est 10 heures du soir. Pierre Calas, fils de Jean Calas négociant protestant, découvre le corps de son frère Marc-Antoine, allongé sur le sol de la maison familiale. L’environnement ne présente aucun signe de désordre et la victime ne porte aucune plaie apparente, sinon une trace au cou qui laisse penser qu’elle a été étranglée. Dans un climat de fanatisme et d’intolérance religieuse, la rumeur enflamme la cité de Toulouse : un meurtre calviniste aurait été perpétré. D’emblée, pour le capitoul David de Beaudrigue chargé de l’affaire, Marc-Antoine Calas a été assassiné par ses propres parents qui déclarent sous serment avoir trouvé le cadavre allongé à terre. Mais confondus par l’enquêteur, ils reviennent sur leur témoignage et avouent que le soir du drame ils ont en réalité découvert Marc-Antoine pendu et l’ont dépendu pour accréditer la thèse du meurtre et cacher un suicide qui l’aurait empêché d’être enterré religieusement. Le patriarche Jean Calas est arrêté avec sa famille. Leur mensonge va tragiquement se retourner contre eux et imposer la thèse du meurtre familial : pour l’accusation, Jean Calas protestant intransigeant, aurait assassiné son fils pour l’empêcher de suivre l’exemple de son frère aîné qui avait abjuré la religion réformée pour devenir catholique. Il aurait ensuite maquillé le meurtre en suicide. L’Affaire Calas se révèle et est racontée du point de vue de Marie Corneille. Voltaire l’a recueillie en 1760, croyant qu’elle est l’arrière-petite-fille de l’illustre Corneille, alors qu’elle n’est en réalité que la vague arrière- petite-nièce désargentée du grand dramaturge. À dix-huit ans, elle a débarqué à Ferney pour y être éduquée par un Voltaire au sommet de sa verve et de sa gloire. Le philosophe excentrique, toujours séducteur et amateur de femmes malgré son âge, est fasciné par l’intelligence et l’à propos de la jeune fille. Tout soudainement, comme porté par une violence qu’on ne lui connaissait pas, Voltaire entreprend de remuer ciel et terre pour secouer les esprits. Pour lui, l’affaire Calas constitue un de ces moments forts où se trouvent réunis, et comme cristallisés, tous les éléments qui justifient les colères de la France contemporaine et peuvent la conduire au pire comme au meilleur. Il interpelle les juges : « Vous devez compte aux hommes du sang des hommes ! » Il ose écrire « qu’un arrêt du public vaut un arrêt du Conseil du roi ». Il est lancé, rien ne peut désormais l’arrêter. Ferney devient à la fois une véritable centrale de renseignements, une rédaction de gazette, un foyer d’agitation, une auberge d’où chaque semaine partent des lettres par centaines. Il orchestre tout. Véritablement, sa plume crépite. « J’écris pour agir » assure t-il. Il plaide, accuse, fustige, argumente, analyse. « Criez et qu’on crie » dit-il partout. Il publie sous pseudonyme, mais personne n’est dupe, un « Traité sur la tolérance » qu’il qualifie de « requête de l’humanité ». L’affaire devient une « cause célèbre » qui illustre l’iniquité de la justice royale. L’Europe politique et intellectuelle s’embrase: magistrats, hommes de lettres, public instruit, pasteurs genevois tous dénoncent la justice expiatoire et hâtive du Parlement de Toulouse inféodé à l’intolérance catholique. L’affaire remonte jusqu’au roi Louis XV qui comprend, mais pas tout de suite, qu’il va lui falloir, contre l’avis de son entourage, éteindre l’incendie. Le 12 mars 1765, après maintes péripéties judiciaires et rebondissements extravagants, malgré l’hostilité du Parlement de Toulouse, devant cent juges réunis à Versailles, Calas est réhabilité à l’unanimité et sa famille dédommagée par le Conseil du roi. L’enquête a été refaite concluant à l’innocence du condamné. Le capitoul David de Beaudrigue est destitué. Il se suicidera plus tard. C’est la première fois dans l’histoire de la monarchie que la justice royale admet son erreur et tente de la réparer. Avril 1778 - La nouvelle se répand. Voltaire est à Paris. Il y était interdit depuis vingt ans. Des Parisiens émerveillés le croisent, la rumeur enfle « l’homme des Calas… Calas, Calas » crie la foule. On veut le toucher, l’embrasser. Il monte péniblement dans son carrosse. Il lui reste un mois à vivre. http://www.arte.tv 1月18日 Françoise Héritier, Empreintes : vidéo de l'émission Pour voir ou revoir cet excellent portrait de Françoise Héritier, je vous invite à clicker sur le lien suivant : http://www.france5.fr/videos/?id=3260 Paul Auster, La Grande Librairie : vidéo de l'émission Si vous n'avez pu voir l'émission, je vous invite à la découvrir en clickant sur le lien suivant : http://www.france5.fr/la-grande-librairie/index.php?page=article&numsite=1403&id_article=6707&id_rubrique=1406 1月17日 «Millenium» en tête des ventes en France en 2008![]() La trilogie "Millenium" de Stieg Larsson: la couverture du tome 1/DR
LITTERATURE - Les auteurs français trustent tout de même le top 10...
Le raz de marée «Millénium»
a bouleversé les ventes de livres en France. Le premier tome de la
série, «Les hommes qui n'aimaient pas les femmes» a été le livre le
plus vendu en 2008 en France, s’écoulant à 512.800 exemplaires. Il
devance le nouvel album «Titeuf» de Zep et la version poche de «Parce
que je t'aime» de Guillaume Musso, selon le classement Ipsos/Livres
Hebdo à paraître vendredi. 1月15日 Le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » 2009 décerné au collectif « One million signatures » (Iran) Par Chahla,
dimanche 11 janvier 2009 à 22:53 - http://iranfeministe.online.fr Créé à l’initiative de Julia Kristeva en 2008 à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir (9 janvier 1908), le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » récompense l’œuvre et l’action exceptionnelles de femmes et d’hommes qui, dans l’esprit de Simone de Beauvoir, contribuent à promouvoir la liberté des femmes dans le monde. Financé par Culturesfrance, la Bibliothèque nationale de France, le Centre national du Livre et les Editions Gallimard, le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes », doté de 30.000 euros, est décerné chaque année à des lauréat(e)s élu(e)s par un jury international. Le Jury a attribué le Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » 2009 à One million signatures, collectif de femmes iraniennes, pour l’audace et l’originalité de pensée dont témoignent son action, qui vise à dénoncer les lois iraniennes discriminatoires à l’égard des femmes, à travers une campagne militante et avec l’appui d’une pétition dont l’objectif est la mobilisation d’un million de signataires. (www.we4change.info/spip.php?article19) En remettant cette distinction, le jury du Prix « Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes » entend contribuer à mobiliser la solidarité internationale, pour réaffirmer le droit des femmes, garantir la protection de celles qui luttent aujourd’hui au risque de leurs vies, et défendre à leurs côtés les idéaux d’égalité et de paix. Présidé par Julia Kristeva et Sylvie Le Bon de Beauvoir (Présidente d’honneur), le Jury international du Prix 2009 est composé de :
Remise du prix le 21 janvier 2009 au Café Les Deux-Magots Inscription et informations Contact presse : Empreintes sur France 5 consacré à Françoise Héritier, 16 janvier
Françoise Héritier, la pensée de la différence
Durée : 52'
Auteur / réalisateur : Teri Wehn-Damish Production : France 5 / Cinétévé / CNRS Images Année : 2008 Ethnologue, anthropologue, professeur
émérite au Collège de France où elle a succédé à Claude Lévi-Strauss,
Françoise Héritier est notamment connue pour son travail sur le rapport
entre les sexes. Le masculin et le féminin sont au centre de sa
réflexion. La réalisatrice Teri Wehn-Damisch est partie à la rencontre
de cette grande intellectuelle. 1月14日 Evene.fr créé un site dédié au festival de la bande-dessinée d'AngoulêmePresse Edition 14/01/2008 Evene.fr
met la bande dessinée à l'honneur et crée un site entièrement consacré
au prochain festival d'Angoulême, en ligne du 23 janvier au 4 février.
En vidéo : des leçons de dessin d'auteurs retenus dans la sélection
officielle 2009. Le principe : une caméra, un dessinateur, une feuille
blanche. L'auteur redessine les premiers croquis de sa bande-dessinée
et les accompagne de commentaires. Tout au long de l'événement, les
internautes pourront partager avec la rédaction la passion du 9e art et
retrouvez le meilleur du festival avec : la BD du jour : chaque jour,
un focus sur une BD issue de la sélection officielle ; les coups de
cœur de cœur de la rédaction : la BDthèque idéale ; les articles et
interviews : rencontres avec les auteurs sélectionnés ; la galerie
photo : tous les instantanés et les coulisses du festival et les vidéos
: les leçons de dessin et des rencontres avec les éditeurs. Evene.fr invite
également les internautes à partager leur talent de dessinateur et
lance un grand jeu-concours autour du thème : « La vie d'entreprise ».
Les meilleures planches seront sélectionnées par la rédaction et
publiées sur le site. Paul Auster, invité de La Grande Librairie, France 5, jeudi 15![]() © Lotte Hansen Paul Auster est né en 1947 à Newark, dans le New Jersey. De 1965 à 1970, il étudie les littératures française, anglaise et italienne à Columbia University, où il obtient un master of Arts. De 1971 à 1975, il s’installe à Paris et traduit Dupin, Breton, Jabès, Mallarmé, Michaux et Du Bouchet. Son roman "Cité de verre" (premier volume de sa Trilogie new-yorkaise) paraît en 1987, aux éditions Actes Sud, et connaît un succès immédiat auprès de la presse et du public. Suivront des essais, des pièces de théâtre, des recueils de poésie et beaucoup d’autres romans, dont Léviathan, qui obtient, en 1993, le prix Médicis Etranger. Son œuvre, qui connaît un succès mondial, est adaptée au théâtre (Laurel et Hardy vont au paradis, au théâtre de La Bastille en 2000), en bande dessinée (Cité de verre, avec des illustrations de David Mazzucchelli, en 1995) et au cinéma (La Musique du hasard, réalisé par Philip Haas en 1991). Passionné depuis toujours par le 7e art, Paul Auster poursuit son activité de cinéaste en réalisant, entre autres, La Vie intérieure de Martin Frost. Présenté au Festival de Berlin, ce film est sorti sur les écrans en 2007. Site de l’auteur (en anglais) Seul dans le noir Paul Auster Christine Le Boeuf (trad.) Ed. Actes Sud, coll. Blanche, janvier 2009 200 p. - 19,50 euros Infos éditeur http://www.france5.fr Le «Prisonnier» est mort![]() L'acteur
Patrick McGoohan, interprète inoubliable du «Prisonnier», est mort
mardi 13 janvier 2009, à 80 ans.../Rex Features/REX/SIPA SERIE - L'acteur Patrick McGoohan, qui incarnait «Numéro 6», est décédé mardi à 80 ans...
«Je ne suis pas un numéro!» Eternellement associé au credo du
«Prisonnier», l’acteur Patrick McGoohan est décédé mardi à l'âge de 80
ans à Los Angeles des suites d'une maladie, a annoncé son beau-fils, le
producteur de films Cleve Landsberg.
Patrick McGoohan avait incarné le «Numéro 6» dans cette série télévisée britannique des années 1960, dans laquelle un ancien agent secret est retenu captif dans un «Village» dont il cherchera constamment à s'évader. L'acteur avait été récompensé à plusieurs reprises aux Emmy Awards. Il avait également joué au côté de Peter Falk dans «Columbo». Au cinéma, il avait été à l'affiche du film «Braveheart» de Mel Gibson en 1995.
Sa. C. avec agence - http://www.20minutes.fr Les vies de Claude BerriPar Christophe Carrière, publié le 12/01/2009 - http://www.lexpress.fr
AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT Claude Berri à la première d'Asterix aux Jeux Olympiques, réalisé par son fils Thomas Langmann, en janvier 2008. Le réalisateur-producteur, décédé le 12 janvier, était un homme complexe. LEXPRESS.fr publie un article de Christophe Carrière paru en janvier 2005, à l'occasion de la sortie sur les écrans de L'un reste, l'autre part. Un film dans lequel Claude Berri, figure du cinéma français, évoquait son fils disparu et parlait de sa vie. Rencontre. Claude Berri sort de déjeuner. La ceinture est défaite, l'attitude décontractée, le bureau jonché de scénarios. L'auteur-réalisateur est fin prêt pour parler de son dernier film, L'un reste, l'autre part, et donc de lui. Car l'histoire de ces deux hommes, écartelés par le désir ou la douleur, c'est la sienne. Romancée, arrangée, mais très autobiographique dans les grandes lignes. D'aucuns y verront un déballage inconvenant... Berri ne s'en moque pas, mais ne s'énerve plus. Parce qu'après 70 ans, 19 longs-métrages comme réalisateur et le triple comme producteur, il a, sur son compte, tout entendu. Et y répond encore. Claude Berri est impudique Je ne me considère pas comme tel, dit-il. Je n'ai pas de problèmes pour raconter des choses personnelles, voilà tout.» Et ça ne date pas d'hier. En 1966, il décrit comment il a été recueilli, durant l'Occupation, par un vieil antisémite, dans Le Vieil Homme et l'enfant. En 1970, il évoque son père dans Le Cinéma de papa. En 1999, il parle de sa panne de désir dans La Débandade. Aujourd'hui, L'un reste, l'autre part aborde son drame le plus douloureux: l'accident de son fils Julien Rassam, comédien (Albert souffre, La Reine Margot). A la suite d'une chute du troisième étage, en 1998, il devint tétraplégique, avant de se laisser mourir en février 2002. «Certains événements, comme la rencontre avec ma nouvelle femme le lendemain de l'accident de Julien, sont autobiographiques. Mais j'espère avoir universalisé l'histoire. C'est pourquoi j'ai confié mon rôle à Daniel Auteuil, qui est plus jeune que moi, et que j'ai ajouté ce deuxième personnage interprété par Pierre Arditi, qui s'inscrit plus dans le registre de la comédie.» Ses proches ne s'y sont pas trompés: son ex-femme, que Berri a donc quittée pour son actuelle productrice associée, Nathalie Rheims, refuse de voir le film. Et Thomas Langmann, frère de Julien, est sorti de la salle avant la fin. «Revoir tout ça à l'écran provoque quelque chose d'assez bizarre, reconnaît Nathalie Rheims. Mais Claude a transfiguré la réalité, proposant l'amour comme solution au pathos.» Berri réfute le terme d' «exorcisme», mais accepte volontiers celui de «thérapie». Qu'il estime néanmoins avoir finie avec la publication d'Autoportrait (éd. Léo Scheer, parution dans le Livre de poche début février), où, pour le coup, il se met totalement à nu. Claude Berri est susceptible Pas spécialement, mais comme lui disait son père: «Quand on te crache à la figure, tu ne dois pas dire qu'il pleut.» Claude Berri a retenu la leçon. Et quand il lit une sale critique, il ne se gêne pas pour se défendre. Voire attaquer. En 1972, pour son film Sex- shop, il interdit de projection Gilles Jacob, actuel président du Festival de Cannes, alors journaliste, parce qu'il a écrit un article négatif sur Le Cinéma de papa. Une levée de boucliers du syndicat de la critique et un mot d'excuses plus tard, tout rentre dans l'ordre. En 1991, il déclare la guerre au quotidien Libération. D'abord en publiant un droit de réponse à une critique d'Uranus signée Serge Daney, obtenu après avoir été devant les tribunaux. Ensuite, en faisant mine, devant les caméras de Canal +, de faxer au journal, après un mauvais papier sur L'Amant, une menace de procès en cas d'échec public du film - dont il était le producteur. «C'était une connerie d'accepter cette émission! dit-il. D'autant que je faisais ça pour rire. De toute façon, avec l'âge, je me suis calmé. On ne peut pas tout avoir. Et puis, avec le temps, les avis changent. Quand Le Cinéma de papa est sorti, il s'est fait assassiner. Aujourd'hui, même Libération l'aime!» Claude Berri est collectionneur «Oui. Mais pas de n'importe quoi. Il découvre l'art du XXe siècle à travers Dubuffet, s'attache à Mondrian, possède pas mal de dessins de Michaux, a des tableaux du «répétitif» Morandi dans sa chambre à coucher, vénère Robert Ryman et a, d'une manière générale, une préférence pour l' «abstraction» - comprendre l'épure. «J'ai commencé cette collection il y a vingt ans. Allez savoir pourquoi... C'était comme une soif de connaissances.» Avec le temps, il a appris. Et apprend encore. Les deux clichés de Bernd et Hilla Becher dans son bureau prouvent que, désormais, il s'intéresse également à la photo. Et le cinéma, alors? «Certains jours, ça m'emmerde», avoue- t-il. Par coquetterie, car Berri, plus enthousiaste qu'il n'en a l'air, n'hésite pas à décrocher son téléphone pour démarcher de jeunes auteurs. Ainsi, Noémie Lvovsky, dont il a produit Les Sentiments - et qu'il dirige dans un second rôle truculent de L'un reste, l'autre part. Ainsi, Abdel Kechiche, dont il financera le prochain long-métrage, à la suite de L'Esquive, qu'il a adoré. Claude Berri est le dernier nabab (du cinéma français) «C'est vous qui le dites. Je l'ai été dans les années 1980 et 1990, parce que j'ai eu pas mal de succès. Aujourd'hui, la seule différence avec les autres, c'est que je suis là depuis quarante ans.» Encore une coquetterie, au vu des 14 millions d'entrées d'Astérix et Obélix: mission Cléopâtre, qu'il a produit en 2001, ou plus récemment des 925 000 spectateurs d'Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants, qu'il a également financé. Les comédiens s'accordent d'ailleurs à dire que Berri paie bien. «Parce que les autres producteurs discutent mieux que moi, dit-il. Quand je monte un film, je ne sais pas faire bon marché.» Claude Berri a ainsi exprimé le voeu de son père: «Etre celui qui donne les cartes.» Il n'est pas prêt à se serrer la ceinture. 1月11日 Disparition de la dernière librairie française aux États-Unis [vendredi 09 janvier 2009 - 10:00] - http://www.nonfiction.fr On peut faire ses adieux à la Librairie de France, une institution outre-Atlantique, au même titre que la librairie City Lights à San Francisco. La dernière des librairies françaises, fondée par Isaac Molho, Grec francophile, en 1935 et reprise depuis par son fils, Emanuel Molho, existe depuis 73 ans à New York, face au Rockefeller Center, près de la 5e Avenue. Elle devrait fermer ses portes en septembre 2009. Plutôt que d'y voir le signe évident du déclin de la culture française, cette faillite reflète en fait une réalité de l'immobilier new-yorkais. Le propriétaire ne peut plus payer son loyer qui va bientôt tripler, passant de 300 000 à 1 million de dollars par an. Sollicité, le ministère de la Culture a ouvert un dossier, mais la conjoncture n'est guère favorable à une aide financière. La librairie a pourtant trouvé en France des défenseurs : le journaliste Jérôme Garcin, il y a un an, s'était notamment ému de la situation sur le site du Nouvel Observateur. Dans la République des livres, Pierre Assouline déplore également cette fermeture, tout en conseillant au propriétaire de déménager. Mais ce dernier soutient que les loyers new-yorkais, au Rockefeller Center ou ailleurs, sont aujourd'hui trop élevés pour permettre à l'enseigne de vivre. Il faut ajouter à cela la baisse des ventes, les coûts de livraison et la concurrence des sites de vente en ligne comme Amazon : la librairie continuera donc d'exister uniquement sur le web. Ce départ se fait sans éclat aux États-Unis. La fermeture de cette
vénérable institution est jusqu'ici passée presque inaperçue et brille
par son absence dans la presse américaine, qui relaye quotidiennement
ces jours-ci licenciements et fermetures de compagnies. On retient un
article du New York Times, "The Tricolor Will Be Lowered at a Citadel of French Culture", datant de 2007 et un post nostalgique sur le blog littéraire du Baltimore Sun Paris - Les bibliothèques modernisent leur système informatique : fermeture exceptionnelle du 18 au 26 janvier inclus Afin de permettre le changement de leur système informatique, les bibliothèques de prêt seront exceptionnellement fermées entre le 18 et le 26 janvier inclus.
Tous les prêts en cours seront automatiquement prolongés d’une semaine,
sans pénalités supplémentaires. Les réservations (réserve centrale
& bibliothèques) seront suspendues à partir du 27 décembre. (http://www.paris.fr) |
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